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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 18:57

Mercredi 17 juin, le JT de France 2 ouvre à 8 heures par l'emprunt d'EDF. Le second titre est la suppression d'emplois que devrait annoncer Michelin, suppression de plus de mille emplois confirmée depuis.

La manière de traiter cette information est pour le moins curieuse. Après avoir rappelé que "il y a un mois devant leur colère la direction leur avait annoncé qu'aucun plan de restructuration n'était envisagé" le reportage indique que "Les syndicats dénoncent une certaine forme de malhonnêteté", suit une déclaration d'un syndicaliste, le journaliste adoptant une position neutre, semble-t-il, ne revenant même pas sur les contradictions des annonces de la direction.

Bien au contraire, le reportage enchaîne sur "les signes du malaise qui sont pourtant là", et précise "chaque journée de production non écoulée creuse la dette de Michelin de 35 millions d'euros.".

 

Ne pourrait-on attendre du service public un traitement plus équitable de l'information ?

D'un coté la dénonciation d'une certaine forme de malhonnêteté est explicitement attribuée au syndicat, de l'autre coté le chiffrage d'une journée de production non écoulée est annoncé sans en préciser la source. Les journalistes de France 2 auraient-ils examiné les comptes de Michelin ou se sont-ils contentés des données fournies par la direction ?

Et pourquoi ne pas avoir chiffré aussi le coût d'une journée de chômage pour un salarié du groupe ?

 

Le service public serait-il au service de la seule logique du marché ?

 

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21 juin 2009 7 21 /06 /juin /2009 22:58

Il faut lire les éditos de Franz-Olivier Giesbert dans Le Point, et celui du 18 juin "Le PS, grande cause nationale" est particulièrement savoureux. Les premières phrases donnent le ton " Au train où vont les choses, il faut que le PS, menacé de disparition selon ses propres ténors, devienne une grande cause nationale. Qu'on inscrive le parti de Blum et de Mitterrand au patrimoine mondial de l'Unesco".

Finalement rien que de très classique Franz-Olivier Giesbert se contentant d'appliquer au PS les vieilles banalités éculées employées autrefois à l'encontre du PCF, il n'y a là rien à en redire sauf à regretter le manque d'imagination…

 

Par contre dans les "pistes" que Franz-Olivier Giesbert trace obligeamment pour le PS quelques points sont intéressants à relever:

"que ce parti en finisse avec le double langage et que ses chefs avouent en public, comme ils le font pour la plupart en privé, qu'ils sont partisans de remettre en question les 35 heures, qui grèvent les finances publiques" quels sont donc les "chefs" du PS évoqués ainsi ? Y aurait-il des "chefs" du PS pour faire des confidences en privé à Franz-Olivier Giesbert ? Si c'est le cas il serait souhaitable d'aller au bout de cet édito et d'en citer le nom. Si c'est le cas l'on peut s'inquiéter légitimement du comportement de ces "chefs".

Mais il ne faudrait pas que ces "chefs" occultent la fin de la phrase, et les 35 heures qui grèvent les finances publiques, et là la seule manière de démontrer cet argument consiste à le répéter sans cesse, la notoriété publique devenant l'autre forme de l'ignorance publique.

 

Autre piste " qu'à l'image de ses collègues européens le PS trouve un terrain d'entente avec la majorité sur des réformes essentielles pour le pays…" là aussi, Franz-Olivier Giesbert se contente de suggérer sans rien préciser. De quelle majorité est-il question ?.Si c'est de l'UMP pourquoi ne pas le préciser, à moins qu'il ne s'agisse de la majorité qui s'est abstenu de voter aux élections européennes. Peut-être Franz-Olivier Giesbert sait-il ce que dit cette majorité là en privé ?

 

Et enfin pour la dernière piste, Franz-Olivier Giesbert  ne peut s'empêcher de revenir à la nécessité de trouver "d'urgence un ou une chef qui s'impose.".

Si cela est une nécessité pour la "majorité" dont se réclame Franz-Olivier Giesbert, d'autres ont préféré chanter "Il n'est pas de sauveur suprême, ni dieu, ni césar, ni tribun".

 

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18 juin 2009 4 18 /06 /juin /2009 11:37

Lu sur le blog de Jean-Luc Mélenchon "J’en viens à mes éclairages. Et d’abord à propos du coût du refus par le NPA de l’alliance dans le Front de Gauche. On se souvient, c’est une façon de parler, de notre bataille pour rassembler dans le Front de gauche toute l’autre gauche. Et notamment le NPA. Au vu des résultats que ce serait-il passé?" S'en suit une analyse des résultats ou plutôt un recalcul des résultats en additionnant les voix des listes de l'autre gauche dans chacune des circonscriptions métropolitaines.

Ce calcul fait apparaître effectivement une meilleure représentation, dans le Nord, l'Ile de France le Sud-est et le Sud-ouest deux élus au lieu d'un, supplémentaire, dans l'Est et dans le Centre, un élu. Et Jean-Luc Mélenchon de conclure  "Quel symbole non? Relisez et faites savoir: la désunion de l’autre gauche a permis à Le Pen et à Hortefeux d’être élus…"

 

Ces commentaires appellent quelques remarques.

Tout d'abord de nombreux élus tant réels que potentiels sont des élu-es.

D'autre part si le début de l'argumentaire vise le refus du NPA, le calcul effectué inclut visiblement toutes les voix de l'autre gauche, avec les seules voix du NPA le mode de répartition ne serait pas modifié ni en Ile de France ni dans le Sud-est, il eût été préférable de le mentionner dans l'article qui dédouane totalement Lutte ouvrière.

 

Enfin, les choix des uns et des autres ont toujours des conséquences à court et à long terme, et l'on pourrait disserter à l'infini sur ce qu'aurait été l'élection présidentielle de 2002 si la gauche avait été unie au premier tour, et sur tant d'autre choix…

Si Jean-Luc Mélenchon souhaite poursuivre la démarche du Front de Gauche ce n'est certainement pas en invectivant ceux qui auraient du ou pu le rejoindre. Serait-ce là un vieux réflexe lambertiste ?

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Publié par Jean-Michel Arberet - dans Gauche-Droite
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16 juin 2009 2 16 /06 /juin /2009 19:56

L'entreprise Vinci a annoncé voici quelques jours l'inauguration de la première "éco-autoroute de France… nouvelle génération d’autoroute plus responsable dans le respect de l’environnement et la relation avec ses clients, plus sûre pour ceux qui l’empruntent comme pour ceux qui ont mission de l’entretenir, plus conviviale vis-à-vis des territoires qu’elle traverse et des clients qu’elle accompagne tout au long de leur trajet."

 

Il semble cependant qu'il existe une certaine antinomie entre les deux termes et le respect de l'environnement semble pour le moins difficilement compatible avec la construction d'une autoroute.

Certes la question de la résorption du trafic existant sera mise en avant pour justifier un tel équipement, qui une fois saturé générera un excédent de trafic à résorber encore une fois avec une nouvelle infrastructure.

Mais cette question devrait se poser différemment aujourd'hui. Dans son discours du 25 octobre 2007 à l'occasion de la restitution des conclusions du Grenelle de l'environnement Nicolas Sarkozy a en effet donné quelques indications. La construction de lignes TGV doit dégager des voies ferroviaires qui seront affectées au fret, supprimant deux millions de camions en 2020. Le  plan d’investissement dans les liaisons fluviales retirera un million de camions en plus d’ici à 2020.

 

Ces éléments auraient du amener à s'interroger, d'autant plus que, dans ce même discours, Nicolas Sarkozy a précisé "nous allons renverser la charge de la preuve…Ce sera aux projets non écologiques de prouver qu’il n’était pas possible de faire autrement…et nous allons appliquer immédiatement ce principe à la politique des transports."

 

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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 08:46

L’éolien, c’est du vent, tel est le titre de l'article signé Pierre-Henri Lab et paru dans l'Humanité du 11 juin 2009.

 

. Le résultat de la liste Europe Ecologie a été commenté Jean-Marc Coppola dans un rapport au CEN du PCF "Ce résultat témoigne d’une vraie préoccupation écologique, dans le sens défense de l’environnement, de la planète, mais aussi sur les questions de production, de consommation… Nous avions décelé cette exigence, puisque nos choix de congrès en sont imprégnés et que nous proposons un nouveau type de développement, humain et écologique."

Quatre jours après ce vote, l'on ne peut sûrement pas reprocher à Pierre-Henri Lab d'avoir joué la facilité. Mais quelles que soient les opinions de cet auteur, la question posée mérite un peu plus de rigueur.

 

Si les doléances des collectifs de riverains s’opposant à l’installation d’éoliennes au nom des nuisances sonores ou des atteintes aux paysages qu’elles provoquent "méritent d’être prises en compte", comment doit-on traiter les doléances de riverains des autres équipements producteurs d'électricité et singulièrement des centrales nucléaires, ou des sites d'enfouissements des déchets ?

 

Mais Pierre-Henri Lab invoque des arguments "plus percutants" tirés notamment d'une étude du "très libéral institut Montaigne".évoquant le surcoût de l’éolien par rapport aux autres énergies primaires.

Le choix de la référence reste pour moi surprenant d'autant plus que ce rapport date de presque un an, mais là aussi pourquoi ne pas questionner de la même façon les coûts des autres modes de production et notamment de la filière nucléaire. Sur ces coûts existent des rapports d'organismes tout aussi libéraux, et notamment un rapport de la cour des comptes sur le  démantèlement des installations nucléaires et la gestion des déchets radioactifs datant de janvier 2005.

Ce rapport indique notamment dans ses conclusions " La construction et l'exploitation des premières installations de recherche, de production de matières fissiles, ainsi que des premières centrales n'ont pas été réalisées à une époque où la sûreté nucléaire était le premier souci. Il faut aujourd'hui en assumer les conséquences en procédant, à des prix exceptionnellement élevés, à l'assainissement d'installations où les exploitants ont laissé s'accumuler des déchets sans aucune vue prospective."

Les conclusions sont plus rassurantes pour la suite, " Les charges futures afférentes au programme électronucléaire mis en oeuvre à la suite du premier choc pétrolier sont mieux maîtrisées, font l'objet de calculs fondés et précis. Les incertitudes sont bien cernées…" Cependant " à titre d'exemple, une majoration de 10 Md€ du coût du stockage profond aurait un impact de 0,56 € par MWh"..

De la même façon l'on peut consulter les prévisions de l’Agence internationale de l’Energie atomique (AIEA) qui en 2004  a estimé qu’il faudrait plus de cinq cent milliards de dollars pour démanteler les centaines de centrales qui seront en fin de vie d’ici une trentaine d’années.

 

Et peut-on oublier de s'interroger sur l'autre coté de la question, la consommation d'énergie ?

Selon les statistiques du Ministère de l'Économie, des Finances et de l'Industrie; l'évolution de la consommation, en millions de tep, de pétrole et sa part dans la consommation totale d'énergie primaire est la suivante de 1973 à 1999
Si ce tableau fait apparaître une baisse de la consommation de pétrole en France, elle est accompagnée d'une hausse importante de la consommation d'énergie primaire.

                               1973         %    1999        %

Europe de l'Ouest       754     54,7      692     39,7

Union Européenne      689     59,5      602     41,7

Allemagne                 162     47,9      135     40,1

Espagne                      38     73,3        64     53,8

France                       124     70,4        90     35,4

Italie                          100     77,9        89     52,9

Royaume-Uni             112     50,5        83     36,0

 

Les variations de consommation d'énergie primaire de 1973 à 1999 sont les suivantes

Europe de l'Ouest

26,49%

Union Européenne

24,70%

Allemagne

-0,30%

Espagne

128,85%

France

44,32%

Italie

31,25%

Royaume-Uni

4,05%

Il serait peut être utile de s'interroger aussi sur ces évolutions de consommation.

 

Nous sommes face à des choix de société fondamentaux, et il est peut être enfin temps d'accepter d'en débattre sans caricaturer les positions des uns ou des autre.

 

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10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 23:26

40,65% de votants, ce chiffre a été longuement commenté et débattu.

Un autre chiffre aurait pu être discuté. L'élection en France est organisée dans des circonscriptions inter-régionales, avec de plus la  nécessité d'obtenir au moins 5% des suffrages exprimés pour pouvoir être comptabilisé lors de la répartition des sièges. La conséquence de ce mode d'élection est que de très nombreux électeurs voient leur suffrage non pris en compte dans leur circonscription inter-régionale. Sur les 17 218 974 de suffrages exprimés, 3 790 407 ne sont ainsi pas pris en compte soit plus de 22%, dans le Centre, ce sont ainsi plus de 40% des suffrages exprimés qui ne sont pas pris en compte.

Ce mode d'élection crée de fortes disparités, l'UMP avec 28% des suffrages obtenant 40% des sièges.

 

Un mode d'élection plus démocratique aurait été possible avec une répartition nationale des 72 sièges.

Les "petites listes" auraient été mieux prises en compte, et seuls 520.680 électeurs auraient été exclus de la répartition des sièges.

 

L'Alliance Ecologique Indépendante aurait obtenu 2 sièges,

Debout la République 1 siège,

Le Front national, 2 sièges supplémentaires soit 5 sièges,

Libertas, 2 sièges supplémentaires soit 3 sièges,

Le NPA 3 sièges,

Le PS 1 siège de moins soit 13 sièges,

Les Verts; 2 sièges de moins soit 12 sièges,

Et l'UMP 7 sièges de moins soit 22 sièges.

Le nombre de siège du Modem et du Front de gauche restant inchangé soit, 6 et 5 sièges.

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Publié par Jean-Michel Arberet - dans Gauche-Droite
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3 juin 2009 3 03 /06 /juin /2009 22:31
"J’estime qu’au même titre que le "savoir lire" ou le "savoir écrire", le "savoir nager"est un savoir de base" a déclaré Bernard Laporte le 29 mai en lançant la 2ème édition de l’opération Savoir nager, et il précise l'objectif " faire en sorte qu’à terme, tous les enfants entrant en classe de 6e soient capables d’évoluer dans l’eau avec plaisir et surtout en toute sécurité." Ce dispositif déjà mis en œuvre en 2008 a pour objectif mobilise les clubs d’été de la FFN, le dispositif Nager Grandeur Nature et les Villes Plages. Financé en partie par l'Etat, il doit permettre aux enfants d’acquérir les capacités minimales pour assurer leur sécurité dans l’eau.
L'on ne peut que se féliciter de constater que le gouvernement prenne conscience du retard dans l'apprentissage de la natation, le dossier de presse de cette opération précise que "une vaste enquête, réalisée à l’échelle d’une grande région française, a montré que près d’un enfant sur deux de moins de 12 ans ne savait pas nager " Ce qui est plus surprenant c'est que Bernard Laporte ne dit pas un mot de la responsabilité du ministère de l'éducation nationale. En effet les programmes scolaires stipulent qu’en fin d’école primaire, les élèves doivent être autonomes dans l’eau (se déplacer sur 30m, plonger, aller chercher un objet au fond de l’eau). Cet apprentissage relève de l'éducation nationale, donc la première urgence est de donner les moyens à l'éducation nationale de mener à bien sa mission, en n'oubliant pas que le premier obstacle est l'absence de bassins de natation, absence à laquelle va très vite se heurter le dispositif mis en œuvre pas Bernard Laporte.
Encore une fois le gouvernement a fait le choix face aux défaillances organisées de l'éducation nationale de créer un dispositif parallèle.
Encore une fois ce gouvernement ne fait pas le choix du service public de l'éducation nationale mais renvoie à un traitement local et différencié.
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Publié par Jean-Michel Arberet - dans Sport et ...
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28 mai 2009 4 28 /05 /mai /2009 16:47

Thierry Morin s'est fait évincé de son poste de PDG de Valeo, avec une indemnité de 3,2 millions d'euros. Dans une interview accordée au Figaro il justifie le montant de cette indemnité " Je ne trouve pas illogique, après vingt années passées dans une entreprise que je quitte contre mon gré, de partir avec deux années de salaire".

 

Le montant de l'indemnité de licenciement légale est défini aujourd'hui par l'article R1234-2 du code du travail "L'indemnité de licenciement ne peut être inférieure à un cinquième de mois de salaire par année d'ancienneté, auquel s'ajoutent deux quinzièmes de mois par année au-delà de dix ans d'ancienneté."  Après vingt ans d'ancienneté l'indemnité légale est donc de trois mois et un tiers de salaire.

Nous ne pouvons dans ces conditions que rejoindre la position de Thierry Morin pour modifier le calcul de cette indemnité en la portant à 1,2 mois par année d'ancienneté.

 

Et je suggère que l'on propose au Camarade Thierry Morin de défiler en tête de la prochaine manifestation…

 

 

 

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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 08:25

A Arcueil, ville de près de 20.000 habitants en proche banlieue parisienne, le nombre de demandeurs d'emploi est déjà passé de 920 début janvier à 962 fin mars. Et ces suppressions d'emplois s'accompagnent d'une aggravation de la précarité, du temps partiel subi… Derrière ces statistiques froides se cachent des drames humains.

Cette réalité est celle que décrit l’observatoire français des conjonctures économiques qui annonce que la crise sera "longue et dure", les pertes d'emploi seront, en 2008-2009, de l'ordre de 800 000, dont les deux tiers en 2009, le chômage connaîtra alors "la plus forte progression observée au cours des vingt-cinq dernières années", atteignant 9,1 % en 2009 et 10,2 % en 2010.

Et le coût de cette crise sera payé encore une fois par celles et ceux qui n'en sont en rien responsables.

Dans ce contexte de difficultés sociales accrues, ce ne sont pas les services de l'Etat dans le cadre de la RGPP à grands coups de suppression de postes qui pourront répondre aux besoins croissant de nos populations, ni le Pôle emploi né de la fusion imposée à marche forcée de l'ANP et des ASSEDIC sans tenir compter des réalités sociales, ni les CAF dont celle du Val de Marne vient de fermer ses bureaux d'accueil pendant trois semaines pour essayer vainement de résorber les dossiers en retard, et notamment les APL qui n'ont pas été versées faisant basculer artificiellement des familles dans les retards de paiements…

Les populations en difficultés vont se tourner encore une fois vers les collectivités locales dont les moyens sont mis à mal par la politique gouvernementale. Mais même les collectivités locales qui ont une volonté politique de répondre à ces demandes ne pourront pas faire face longtemps à cette réalité.

 

C'est dans ce contexte que nous avons créé à Arcueil un comité local pour l'arrêt immédiat des licenciements et des suppressions d'emplois qui regroupe largement des militant-es politiques et syndicaux et des citoyen-nes. Dans ce comité se côtoient des militant-es venant du Parti socialiste, d'Entente Citoyenne ( divers gauche), du Parti Communiste, du Parti Ouvrier Indépendant, du Nouveau Parti Anticapitaliste..

Ce comité s'est créé principalement pour une action concrète commune contre les licenciements. En respectant la place des syndicats et des partis politiques, nous ne sommes nullement dans une démarche de construction/reconstruction; ce comité veut affirmer une positon politique commune aussi bien en direction des salariés aujourd'hui tous potentiellement menacés dans leur emploi qu'en direction des employeurs.

 

Si la nécessité de stopper la catastrophe sociale en cours était présente à l'origine de cette création, le cas de l'entreprise Vialtis en a été le catalyseur.

"Nous pensons que la crise est aussi là pour cela, elle est là pour précipiter des décisions difficiles qui auraient attendu dans une période plus faste.". Cette déclaration aussi franche que cynique a été faite par François Fillon le 16 février dernier à Lestrem et si elle concernait la décision de supprimer la taxe professionnelle prise sans aucune concertation, l'on pouvait être certain que de nombreux dirigeants d'entreprises la reprendront à leur compte.

A Arcueil, l'entreprise Vialtis, qui ne semble pas rencontrer de difficultés financières particulières, le résultat cumulé de 2004 à 2007 est de plus de sept millions dont 5 millions de dividendes distribués, décide de transférer son activité, et ses salariés à Aix. Le résultat est celui attendu dans un tel cas, 68 salariés n'acceptent pas ce transfert, la garantie d'emploi étant limitée à un an. La direction après une première grève dans cette entreprise et une heure de négociation a accepté d'accorder une prime de 1.500 euros. Un "salarié" moyen avec quatre ans d'ancienneté partirait donc, avec prime et indemnité de licenciement de moins de 3.000 euros !

Quand on connait la difficulté du marché de l'emploi qui se dégrade chaque jour comment accepter une telle solution ?

 

Nous n'avons pas d'illusion la chambre bleue horizon UMP/MDEF ne votera pas demain l'interdiction des licenciements.

"La crise, c'est quand le vieux se meurt et que le jeune hésite à naître", selon Antonio Gramsci pour qui les communistes doivent s'emparer tout d'abord du pouvoir culturel. C'est dans ce cadre aussi que doit se situer notre action. Face à une droite revancharde et "décomplexée" qui annonce sa volonté de revenir sur les acquis mis en œuvre à la Libération sur la base du programme du Conseil National de la Résistance, Sécurité sociale, nationalisations.. réalisées dans une France exsangue, les partis de gauche qui se veulent partis de gouvernement doivent enfin affirmer des volontés politiques fortes et claires.

Face à une droite qui annonce vouloir casser le code du travail et qui le fait, la gauche doit annoncer des mesures politiques claires et s'engager à les mettre en œuvre. Lorsque des partis se réclamant de la gauche sont au gouvernement ils ne peuvent plus se contenter de demi-mesures et de gérer les conséquences de la crise.

La seule manière d'obtenir ce résultat est une mobilisation forte à la base sur des mots d'ordre clairs, l'interdiction des licenciements en est un. Il est compréhensible par tous et il pose plus largement la question du pouvoir, de la démocratie et du partage de la plus-value au sein de l'entreprise.

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Publié par Jean-Michel Arberet
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22 mai 2009 5 22 /05 /mai /2009 21:07

A deux semaines des élections européennes, les derniers sondages, articles, déclarations sans aucun doute aident à la clarification des enjeux.

 

Europe 1 commente le premier sondage en Ile de France par TNS Sofres / Logica "le bloc de gauche (de l'extrême gauche aux écologistes) devancera le bloc de droite (de l'UMP à l'extrême droite) en Ile-de-France avec 45% des intentions de vote contre 39%.". Un rapide calcul permet de constater que 84% des intentions de vote ne se retrouvent dans aucun des deux blocs. Si certaines "petites listes" peuvent être difficiles à placer sur l’échiquier politique, pour Europe1 la question de la place du Modem ne se pose pas, le Modem n'est ni à gauche, ni à droite..

 

A priori rien de très nouveau, l'idée que le Modem serait "ailleurs" est mise en avant régulièrement, y compris dans la campagne électorale pour les élections européennes sans aller plus loin et regarder les votes des députés européens du Modem qui sont eux très clairs et sûrement pas "ailleurs" !:

Plus étonnant par contre la déclaration de Jean-Christophe Cambadélis dans Le Parisien du 19 mai "Si on additionne toutes les listes opposées à la politique gouvernementale, on atteint 70 % des intentions de vote. Avec moins de 30 % des voix, l’UMP est loin d’être flamboyante !". Quel sens peut avoir l'addition des voix de gauche avec des voix du Modem, même s'il reste "ailleurs", et avec celles du Front National dont l'on sait où il se situe sur l’échiquier politique ? N'est ce pas là une certaine vision des alliances possibles qui, en excluant le coté outrancier de la présence de l'extrême droite de cette addition, tendrait à définir un nouveau front anti-UMP ?

 

Et Jean-Michel Baylet, sénateur PRG du Tarn-et-Garonne, dans la même édition du Parisien, a précisé un peu plus cette évolution. Annonçant la création d'un groupe PRG à l'Assemblée nationale il précise "Nous avons un groupe au Sénat qui fonctionne très bien", mais dont il oublie de préciser que l'un des trois vice-présidents est Aymeri De Montesquiou, membre du Parti Radical dont le président est Jean-Louis Borloo et les autres sénateurs siègent dans le groupe UMP.

 

N'est-il pas temps de sortir de cette confusion et d'affirmer enfin des valeurs de gauche, à moins que pour certains l'abandon de ces valeurs ne soient le prix à payer pour gagner.

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