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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 22:59

J'ai voulu publier un commentaire le mardi 3 novembre sur votre site internet suite à un article que vous avez consacré aux propos de Louis Nicollin tenus après le dernier match de son équipe. Vous avez refusé ce commentaire, refus qui relève de votre choix de gestionnaire de site.

Ce qui est plus surprenant c'est la motivation du refus "Votre message et/ou contenu n’a pas été publié. En effet, selon la ligne de conduite de notre journal, Le Parisien/Aujourd’hui en France, les propos résolument agressifs dirigés à l’encontre d’une marque, d’un produit, d’un organisme, ou d’une personne ne sont pas admis sur cet espace.".

Le commentaire que je proposais reprenait les propos de Louis Nicollin et rappelait la nécessité de sanction à l'encontre de propos homophobes, sexistes et violents.

Mais ce sont mes propos et  non ceux de  Louis Nicollin que vous jugez "résolument agressifs" et que vous refusez donc de publier.

Devrais-je donc m'abaisser à utiliser le vocabulaire de Louis Nicollin pour me conformer à votre ligne de conduite ?

 

Ai-je besoin de vous préciser que j'apprécierais d'obtenir une réponse à ce courrier.

 

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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 23:33

Louis Nicollin, président du Montpellier Hérault Sport Club a commenté samedi soir le match qui avait opposé l'équipe d'Auxerre à Montpellier, traitant Benoît Pedretti, capitaine d'Auxerre de "petite tarlouze" et lui promettant un match retour musclé "Pedretti a tout commandé sur le terrain, mais celui-là quand il viendra à la Mosson, on va s’en occuper".

Quelques associations avaient immédiatement réagi à ses propos. Mais Benoît Pedretti a déjà annoncé ne pas vouloir porter plainte, " On sait que c’est quelqu’un d’entier. Il a dit ça sous le coup de l’énervement.".

Louis Nicollin dans l'Equipe de lundi a précisé sa pensée " On a le droit de s’exprimer à la fin du match quand même. Ce que j’ai dit ne regarde que moi, Benoît Pedrretti et Jean Fernandez On peut se parler, se dire les choses. On est des hommes, pas des gonzesses.»

 

A ce niveau là ce n'est plus un dérapage.

Il y a une semaine des incidents ont accompagné l'annulation pour le moins tardive du match PSG OM. Ces incidents ont entrainé les habituelles déclarations indignées des politiques et des dirigeants sportifs, et les condamnations à de la prison ferme en comparution immédiate de trois  jeunes dont deux contestent les faits et dont encore une fois l'on ne sait pas très bien s'ils sont auteurs des actes incriminés ou s'ils ont couru moins vite que les autres…

 

Les mêmes politiques et dirigeants sportifs semblent moins indignés et plus discrets après les propos de Louis Nicollin qui réussit pourtant la performance d'enchainer homophobie, incitation à la violence et sexisme même si le dérapage verbal à répétition semble devenir une tradition montpelliéraine dont Monsieur Frêche serait le leader.

 

Quelle que soit la position de Benoît Pedretti, ce pseudo dérapage fort bien contrôlé de Louis Nicollin doit être sanctionné, la lutte contre le racisme, le sexisme, l'homophobie et toutes les formes de violence doit être poursuivie sans cesse. Si les dirigeants du foot français laissent passer de tels faits sans une sanction exemplaire quelle crédibilité pourra avoir l'action quotidienne des éducateurs auprès des jeunes….

 

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1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 23:36

"Réunis le 23 septembre, les formations constitutives du Front de Gauche ont tenu à réaffirmer leur volonté de poursuivre, élargir, et enraciner le Front de Gauche dans la durée, dans les luttes et dans les urnes.", ainsi débute la déclaration commune du Parti Communiste Français, du Parti de Gauche et de la Gauche Unitaire.

 

Hasard du calendrier, cette déclaration est publiée entre les deux tours de l'élection cantonale d'Argenteuil-Est. Lors des dernières élections cantonales, Marie-José Cayzac avait été élue avec 22 voix d'avance face au conseiller sortant UMP Philippe Métézeau dans le canton d'Argentueil-Est. Cette élection a été annulée par le Conseil d'Etat.

Cette élection devait décider de la majorité au conseil général, en effet après cette annulation la répartition des sièges était la suivante, groupe socialiste 18 sièges, groupe communiste 1 siège, groupe union pour le Val d'Oise 19 sièges.

Marie-José Cayzac, élue communiste, s'est présentée donc à cette élection, avec le soutien du Parti socialiste et des Verts. Elle a été battue, au second tour le candidat UMP obtenant 58% des voix.  Elle dénonçait au lendemain des élections les règlements de compte "entre d'anciens soutiens et sympathisants socialistes et leur parti, qui avaint apporté leur soutien au candidat UMP" ainsi que la "municipalisation" de la campagne par la droite.

 

Est-ce un effet du politiquement correct, la candidate n'évoque pas la présence au premier tour d'un candidat du Parti de Gauche, présence qui n'a surement pas contribué à clarifier les positions. D'autant plus que cette candidature n'était pas un acte isolé, le candidat local ayant reçu le soutien de Jean-Luc Mélenchon, pendant que Marie-José Cayzac recevait le soutien de Patrick Le Hyaric.

Il ne s'agit pas de faire le calcul du coût du refus de l'alliance comme le fit Jean-Luc Mélenchon au lendemain des élections européennes. Mais si l'on veut "enraciner le Front de Gauche dans la durée, dans les luttes et dans les urnes.", il serait bon de commencer par s'expliquer sur ce choix de partir dispersés lors de cette élection.

L'enjeu était-il de tenter de battre la droite ou de se contenter de savoir qui du Parti de Gauche et du Parti Communiste Français perdrait au second tour face à l'UMP ?

 

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Publié par Jean-Michel Arberet - dans Gauche-Droite
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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 21:28

Dans l'Humanité dimanche daté du 3 septembre, l'on peut lire un article d'un tour de la France rurale. Un agriculteur de Picardie est interviewé, et figure en intertitre la déclaration suivante " Luc Iguenane veut croire à l'avenir du carburant vert au point d'avoir acheté un tracteur 100% biodiesel".

La question que pose cet article n'est pas tant la position exprimée par cet agriculteur que l'absence de commentaire critique.et ce d'autant plus qu'il se semble pas évident que tous les lecteurs soient au courant des questions posées par le développement du biocarburant.

Pourquoi ne pas avoir dès lors repris les informations contenues notamment dans un article publié dans l'Humanité du 5 janvier 2009 "Quand le capitalisme affame la planète".

Cet article rappelait qu'en cinq ans, le nombre d’êtres humains souffrant de la faim dans le monde a progressé de 75 millions. L’envolée des prix des céréales explique cette augmentation et une des raisons en est  la demande croissante en biocarburant qui a provoqué "la montée en flèche" des cours des produits nécessaires à leur fabrication (sucre, manioc, maïs, oléagineux…).

Le développement durable est-il donc uniquement un gadget ou est-ce une réelle  question de fonds qui mérite d'être traitée à chaque occurrence ?

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16 septembre 2009 3 16 /09 /septembre /2009 13:41

"Si, en vertu de la nouvelle répartition des attributions, on supprimait la clause générale de compétence sans accorder aux régions et départements la compétence sport, les conséquences seraient catastrophiques", a déclaré Jean-Michel Brun, vice-président du CNOSF chargé du dossier sport et territoires, selon lui l'Etat devrait proposer "une compensation au mouvement sportif comme il l'avait fait en supprimant la taxe professionnelle".

Au vu des dernières annonces gouvernementales, ces inquiétudes semblent largement justifiées.

 

Les propos tenus par Denis Masseglia dans la Tribune du 10 septembre n'en sont que plus surprenants.

Il indique en effet que le CNOS va être candidat pour l'obtention d'une chaîne de télévision sur la télévision numérique terrestre destinée à diffuser des évènements libres de droit. Ce projet semble être une excellente idée, mais les ressources devraient provenir " à la fois de l'Etat, des collectivités, du monde économique et du mouvement sportif.". Il semble quelque peu contradictoire de demander à ces mêmes collectivités dont les finances sont mises à mal par les réformes gouvernementales de dégager de nouveaux financements, quant à l'Etat l'on voit mal ce financement se mettre en place dans un contexte de désengagement sans entrainer une nouvelle et dramatique baisse de crédits pour d'autres financements destinés au sport.

Certes Denis Masseglia évoque dans cette même interview les dangers de la réforme des collectivités locales, sans évoquer toutefois les conséquences dramatiques de la suppression de la taxe professionnelle. Selon lui "les conseils généraux et régionaux apportent un milliard, la moitié allant vers les équipements, l'autre moitié dans le fonctionnement. Que se passera-t-il si, demain, la région et le département ne peuvent plus librement investir dans le sport ? Ce sont 500 millions d'euros qui sont en jeu". Les 500 millions d'euros de fonctionnement ne sont donc visiblement pas en jeu, doit-on en déduire que le mouvement sportif français peut se passer sans problème de 500 millions d'euros de budget de fonctionnement ?

Et Denis Masseglia conclut en déclarant ".La ministre est au courant. Elle est mobilisée à 100%". Il est rassurant d'apprendre que la ministre est au courant, comme elle est au courant du démantèlement ou affaiblissement des services de l’Etat, de la modification du CNDS , de la  réduction de postes d’enseignants d’EPS… Comment ne serait-elle pas au courant des mesures décidées et mises en œuvre par le gouvernement auquel elle appartient ? Et sans douter un instant de sa mobilisation à 100%, l'on ne peut que constater qu'elle n'a fait pour l'instant aucune déclaration sur ce sujet.

 

Mais Denis Massegliaa a aussi d'autres projets, et notamment les 20.000 emplois qui pourraient être créés dans les clubs. Mais il n'évoque pas les financements qui permettront au mouvement sportif de financer 20.000 emplois après avoir perdu sans sourciller 500 millions d'euros de budget de fonctionnement.

 

Oui le mouvement sportif doit porter de grands projets et développer l'accès aux pratiques sportives pour toutes et tous, mais il faut pour cela mettre à plat très vite le fonctionnement et le financement du sport en France.

Cette question prend de plus en plus d'acuité avec les réformes en cours qui vont affaiblir les capacités d'intervention des collectivités locales.

Il y a urgence à agir, et le CNOSF doit prendre clairement position.

 

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Publié par Jean-Michel Arberet - dans Sport et ...
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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 21:49

Nous voilà donc rassurés, après avoir rencontré Nicolas Sarkozy le 25 août, les dirigeants des banques françaises ont pris de nouveaux engagements concernant  les bonus de leurs salariés.

Les bonus seront versés par tiers sur trois ans, avec un système de bonus malus si l'activité du trader perd de l'argent dans les années qui suivent. Une décision révolutionnaire qui laisse rêveur.. Marc Salvat, responsable des formations finance chez First Finance en a détaillé le fonctionnement dans Le Monde:  "exemple du trader qui devra toucher un million d'euros entre 2010 et 2012. Si, en 2011, son entreprise s'aperçoit que les opérations prises en 2010 se sont avérées néfastes pour l'entreprise un an plus tard, elle peut supprimer le versement des 330 000 euros" Le trader ne rembourse par pour autant les sommes déjà perçues, mais ce qui est fascinant c'est d'apprendre que jusqu'à ce jour, les bonus étaient perçus sur des opérations néfastes pour l'entreprise dès l'exercice suivant :!

Les rémunérations dans les banques bénéficiant d'une aide publique seront "supervisées", Michel Camdessus a été chargé de cette mission.  L'on ne peut que reconnaître que Michel Camdessus est le candidat idéal à ce poste, ancien directeur du Fonds Monétaire international il est l'un des artisans de la dérèglementation qui a conduit à la fois à la crise financière et économique et aux excès en tous genres en terme de spéculations et donc de bonus. Il a en outre précisé que sa feuille de route dépendra des résultats du G20 de Pittsburgh, les 24 et 25 septembre.

 

Quel est donc le but de ces engagements dont l'on peut se demander s'ils seront tenus par les banquiers ?

Si l'objectif est de tenter de rassurer à bon compte l'opinion publique, le résultat sera surement atteint, et les banques seront beaucoup plus discrètes lors des prochaines publications de résultat pour ne pas attirer l'attention de l'opinion publique sur ce point.

Si l'objectif avait été de supprimer voire de limiter réellement les bonus d'autres solutions plus drastiques auraient été possibles.

D'autant plus que, alors que Nicolas Sarkozy semble s'émouvoir des montants des rémunérations des traders, il a renoncé à agir sur l'autre aspect, la redistribution par la voie d'une fiscalité progressive. Non seulement, il a mis en place un "bouclier fiscal" qui limite l'impôt payé par les rémunérations excessives qui semblent tant le toucher. Mais en outre, les parlementaires UMP Gilles Carrez et Pierre Méhaignerie ont renoncé à rouvrir, cet automne, le débat sur une réduction généralisée des niches fiscales, là aussi le choix est clair évitons de faire payer plus d'impôt sur le revenu aux contribuables qui ont les ressources suffisantes pour pouvoir utiliser ces niches fiscales.

 

Encore une fois la politique de Nicolas Sarkozy va dans le même sens, en refusant à la fois de réglementer réellement les rémunérations dans les banques et en plafonnant leur fiscalisation,  le signal est clair. Enrichissez-vous et l'Etat vous aidera !

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23 août 2009 7 23 /08 /août /2009 21:59

"Il devient risqué de se cacher dans un paradis fiscal" selon Pascal Saint-Amans, spécialiste à l'OCDE. C'est  le point de vue qu'il a longuement développé dans une interview publié dans Le Monde du 15 août.

Il précise que des projets majeurs ont été accomplis et que de nombreux pays ont accepté de respecter les standards de l'OCDE. Personne ne remettra en cause les engagements de nombreux pays désireux de quitter la liste noire sur laquelle figurent les pays qui refusent de livrer des informations financières ou bancaires.

La vraie question est simplement de savoir comment se fait le passage des engagements aux actes, de passer donc de la liste grise sur laquelle figurent les pays qui ont promis de transmettre les informations à la liste blanche regroupant les pays qui transmettent les informations.

Pour Pascal Saint-Amans la réponse est évidente, "nous allons mettre en place un système de revue par les pairs comme cela existe pour la lutte contre le blanchiment de l'argent".

Ce principe de contrôle pose le problème habituel de la confiance que l'on peut faire aux pairs pour exercer un contrôle. Et l'exemple du scandale Bernard Madoff est là pour montrer les limites du contrôle. L'escroquerie mise en œuvre par Bernard Madoff était d'une grande simplicité, elle consistait à payer les intérêts avec les dépôts effectués par les "clients" suivants. Une escroquerie d'une telle simplicité qu'on ne la croyait possible que dans des secteurs financiers les plus rudimentaires. Les contrôles n'ont pas fonctionné au cœur du système financier et bancaire américain. Le fait que Bernard Madoff soit un des membres influent de ce système, président du Nasdaq de 1990 à 1993, a sans aucun doute aidé au fonctionnement du contrôle, par les pairs ou autres ! Ne déclarait-il pas en 2007 " Dans le système réglementaire actuel, il est tout simplement impossible de contourner les règles ou d'enfreindre la loi". Pascal Saint-Amans et Bernard Madoff auraient-ils le même sens de l'humour ?

Pour lutter contre les paradis fiscaux c'est contre le système financier lui-même qu'il faut lutter.

"Qu'est-ce qui est le plus moral, créer une banque ou l'attaquer ? " se demandait Bertolt Brecht

 

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Publié par Jean-Michel Arberet - dans Gauche-Droite
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16 août 2009 7 16 /08 /août /2009 11:59

La taxe carbone a fait déjà couler beaucoup d'encre et de nombreux commentateurs ont pointé certaines insuffisances ou incohérences du rapport remis par Michel Rocard.

Le rapport de la conférence des experts et de la table ronde sur la contribution Climat et Énergie est lui-même très clair sur certaines de ses limites. La question des émissions de méthane et de protoxyde d’azote n'est pas traitée, ces deux gaz à effet de serre étant largement émis par l'agriculture et l'élevage. De la même façon, la question de la production d'électricité par ces centrales nucléaires n'est pas posée.

Et enfin dès le début du rapport il est précisé que a CCE (contribution climat-énergie) "doit en effet être établie à prélèvements obligatoires constants" ; il ne s'agit donc que d'un "redéploiement fiscal"

 

Une des questions majeures aujourd'hui est peut être là. Le rapport le pointe bien, nous sommes devant une véritable crise écologique. " Ceci nécessite une inflexion sans précédent de nos comportements de production et de consommation d’énergies fossiles, qui doit recourir aux instruments les plus efficaces…"

Le début semblait prometteur, mais comment peut on croire que l'instrument le plus efficace, le seul qui soit sérieusement étudié dans ce rapport soit un signal-prix ?

En quelque sorte, la crise est très grave donc il convient dans un premier temps de ne pas augmenter les ressources de l'Etat et donc ses moyens d'actions et dans un deuxième temps les prix sont chargés de réguler. L'on sait comme les prix régulent, même si des mesures particulières seront prises pour certaines catégories de consommateurs, avec à la clé une magnifique usine à gaz !

 

Cependant ce rapport a eu un mérite, celui de poser publiquement, enfin, une question certes tronquée sur la manière d'aller vers un autre mode de consommation. Et la manière dont est commenté ce projet est finalement très révélatrice, la question mise en avant étant de savoir qui paiera cette  taxe.

Encore une fois ne faudrait-il pas se poser la question dans l'autre sens ?

Puisque nous sommes devant une crise majeure, la première question ne serait-elle pas de définir ce qu'est un mode de vie soutenable et accessible à l'ensemble de la population mondiale et ensuite de se demander comment peut-on converger vers cet objectif, puisque au sein de l'Union européenne les critères de convergences sont de mises.

 

Face à un immense défi et en pleine crise économique, la seule solution ne peut pas être de confier au marché le soin de réguler alors que le système financier est responsable de la crise économique actuelle. Le marché régulera de la manière dont il régule le partage du temps de travail, partage subi entre ceux qui sont forcés de travailler plus pour ne pas gagner moins et ceux, trop jeunes, trop vieux, trop formés, pas assez expérimentés, qui désespèrent de trouver un emploi.

Et il ne suffit pas de condamner la naissance d'un capitalisme vert. Il faudrait être bien mal informé, très naïf ou d'une redoutable mauvaise foi, pour ignorer la capacité du capitalisme à survivre, y compris en incorporant dans son jeu les idées de ses adversaires tout en les détournant de leurs buts.

Le chemin parcouru par les mutuelles et les coopératives est significatif ; à cet égard, que reste-il dans le groupe Crédit Agricole de la volonté coopérative qui animait les fondateurs des premières caisses locales, que sont devenues la FNAC, la MAIF …

Combien de syndicat ont glissé d'une position révolutionnaire vers la cogestion au sein des organismes paritaires et à la négociation ; finissant par renvoyer à plus tard la prochaine journée d'action. L'on a vu le brillant résultat de cette stratégie en juin..

Comment dans ce cas s'étonner que le capitalisme tente de s'approprier l'écologie pour en faire un nouveau marché ?

 

Mais plutôt que de s'indigner de cette énième tentative de récupération par le capitalisme, ne faudrait il pas que nous nous interrogions sur la manière dont à gauche nous avons abordé la question de l'écologie. Il est temps d'affirmer une position politique de gauche sur l’écologie, et pour cela nous ne partons pas de rien. Chez les Verts ce travail a déjà été entrepris.

SI nous ne sommes pas capables aujourd'hui de renverser le capitalisme, utilisons tous les moyens à notre disposition pour le faire vaciller. L'écologie est de nature à remettre en cause les bases mêmes du fonctionnement de notre société.

Et si au lieu de nous lamenter devant la naissance d'un capitalisme vert nous nous mettions enfin au travail pour créer une écologie rouge ?

 

 

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10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 22:22

Xavier Darcos, vient d'affirmer dans un entretien au Parisien-Aujourd'hui en France, que la loi sur le travail du dimanche devrait être "opérationnelle en totalité" à la fin septembre. Voila donc un beau cadeau pour les salarié-es et leurs familles en rentrant de vacances.

Mais le gouvernement nous a rassuré le principe du libre consentement des salariés est réaffirmé ! Ce que ne nous dit pas le gouvernement c'est à quel point le recours au libre consentement est une véritable régression.  

Le droit du travail en France est une longue construction à partir de 1791. Après la suppression des corporations et l'interdiction des coalitions de métiers, et les grèves "chaque homme est libre de travailler là où il le désire, et chaque employeur libre d’embaucher qui lui plaît grâce à la conclusion d’un contrat dont le contenu est librement déterminé par les intéressés."  Le rapport entre l'ouvrier libre et le patron  est un élément de l'exploitation capitaliste. Mais pour être certain que cette liberté soit bien utilisée dans le "bon sens" le législateur avait fixé quelques règles telle celle de l’article 1781 du code civile qui prévoyait qu’en cas de litige sur le salaire, la parole du maître l’emporte sur celle de l’ouvrier devant les tribunaux.

Les avancées sociales obtenues par la lutte se sont toutes traduites dans des mesures réglementant le face à face salarié employeur pour limiter la possibilité pour ce dernier d'utiliser le rapport de force en sa faveur.

Aujourd'hui au nom du modernisme l'on renvoie les salariés vers un face à face inégal. Et vu l'état du marché du travail, qui peut décemment croire qu'un salarié a les moyens de  choisir librement de travailler ou non le dimanche ?

 

Si comme Xavier Darcos l'affirme la loi sur le travail du dimanche est opérationnelle dès septembre quels sont les partis politiques qui sont prêts à s'engager à supprimer cette loi ?

 

Et d'ici là, puisque Xavier Darcos au sujet des extensions des zones touristiques parisiennes n'imagine pas que le maire de Paris puisse être contre, il nous reste à nous mobiliser pour que à Paris, comme dans toutes les collectivités locales concernées les majorités de gauche prennent leurs responsabilités.

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7 août 2009 5 07 /08 /août /2009 11:18

Christian Estrosi, ministre de l'industrie a déclaré. "La crise est peut-être un prétexte pour les dirigeants de Molex".

Ce qui est surprenant ce n'est pas tant le contenu de cette déclaration mais le fait que Christian Estrosi semble avoir découvert cela tout récemment. L'on ne peut certainement pas lui reprocher de ne pas avoir lu des analyses marxistes mais il aurait au moins pu écouter les discours de son premier ministre.

François Fillon a en effet déclaré à l’occasion de la visite d’une usine d’extraction et de transformation d’amidon le 16 février 2009 à Lestrem (Pas-de-Calais) "nous pensons que la crise est aussi là pour cela, elle est là pour précipiter des décisions difficiles qui auraient attendu dans une période plus faste" dans un discours concernant la suppression de la taxe professionnelle mais qui peut trouver de nombreuses autres applications.

 

Un peu de sérieux, la vraie déclaration aurait du être "La crise est un prétexte pour les dirigeants", et Christian Estrossi, François Fillon, Nicolas Sarkozy sont des dirigeants !

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