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Le blog de Jean Michel Arberet a déménagé

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 21:51

Le 10 décembre 2012 Pascal Auzannet, ancien responsable du développement et ancien directeur des RER à la RATP, a remis un rapport d’expertise sur le projet de futur métro automatique Grand Paris Express. Ce rapport qui devait proposer des hypothèses de faisabilité lui avait été demandé par Cécile Duflot. Monsieur Auzannet devait tenir particulièrement compte de l'impatience légitime d'une amélioration tangible des moyens de transports quotidiens, de la complétude et le cas échéant de l'actualisation des estimations budgétaires, et de la connaissance des disponibilités financières de l'Etat, des collectivités locales et de leurs établissements publics, dans le contexte du nécessaire redressement des finances publiques mis en œuvre par le gouvernement.

Pascal Auzannet en bon petit soldat ou en fidèle serviteur de l'Etat s'est exécuté et a rendu son rapport faisant apparaître en parallèle un besoin de financement en très forte progression et la nécessité d'en étaler le calendrier. Le premier ministre après avoir laissé passer les différentes réactions a annoncé qu'il trancherait le 15 février. Sans anticiper sur les décisions qui seront annoncées ce jour-là, il y a fort à parier que, comme à l'accoutumé, les arbitrages politiques sont déjà inclus dans le rapport.

Cela n'a rien de surprenant, puisque la manière de poser la question pèse lourdement sur la réponse.  Même si l'on aurait pu espérer que Pascal Auzannet pense de lui-même à vérifier les hypothèses chiffrées, il était légitime de le lui demander. Rajouter dans la commande le nécessaire redressement des finances publiques était une contrainte forte, mais elle a été totalement intégrée dans le rapport.

Par contre le premier point visé par la lettre de mission, « l'impatience légitime d'une amélioration tangible des moyens de transports quotidiens », a  lui, été traité très différemment.

Cette impatience est certes évoquée ici ou là dans le rapport mais ne fait l'objet d'aucun chiffrage. Pourtant des données existent : le temps de parcours entre Arcueil-Cachan et Créteil passera de 43 à 15 minutes, ce qui pour un salarié représente une économie de 4 heures 40 de temps de trajet par semaine. Les surcoûts supportés par ceux qui sont contraints de prendre leur véhicule,  et les nuisances environnementales pourraient être évalués de la même façon.

Mais il est tellement plus facile d'oublier ces coûts diffus et de laisser croire ainsi que la solution suggérée, présentée sous un aspect strictement technico-financier, est la meilleure et la moins couteuse. Une étude rigoureuse ferait apparaître qu'il n'en est rien, que les choix proposés par le rapport Auzannet feront encore peser sur les populations les coûts et les contraintes.

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Publié par Jean-Michel Arberet - dans Collectivités locales...
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23 avril 2009 4 23 /04 /avril /2009 20:09

Les propositions du rapport Balladur ont été largement commentées, discutées, avant même leur parution, et de nombreuses voix à gauche se sont élevées contre ces réformes annoncées. Puis la presse a trouvé d'autres sujets à traiter et l'on entend beaucoup moins parler de ces projets.

 

Edouard Balladur a remis sont rapport sur la réforme des collectivités locales le 5 mars dernier. Lors de l'allocution qu'il a prononcé à cette occasion Nicolas Sarkozy a été très clair sur les délais, le Gouvernement en liaison avec le Parlement doit proposer deux textes avant l'été l'un sur l'organisation des collectivités territoriales, l'autre sur les finances locales. Deux points en sont exclus, la proposition d’une assemblée unique dans les départements et régions d’outre-mer qui sera examinée dans le cadre des Etats généraux, et la question du Grand Paris pour lequel il faut se donner un peu plus de temps.

 

Le choix du calendrier n'était pas anodin, les élections européennes ont lieu le 7 juin, et la campagne occupe à la fois un peu l'espace médiatique et beaucoup les politiques. Pendant ce temps le travail d'élaboration ne s'est pas arrêté, les annonces se succèdent, fin de l'intercommunalité en 2011, première pistes de réflexion pour le remplacement de la taxe professionnelle et Nicolas Sarkozy doit annoncer très prochainement la forme que prendrait le Grand Paris..

 

Certes l'on voit des déclarations d'associations d'élus, association des maires de France, association des départements, association des régions.. l'on voit des politiques s'exprimer avec parfois une difficulté à comprendre où s'arrête la défense du principe et celle du champ électoral.

 

Ne serait-il pas temps de construire une réponse de gauche aux propositions contenues dans le rapport Balladur ?

 

Dans les présupposés du rapport figure notamment " L’échelon régional est apparu au Comité comme le mieux adapté aux conditions nouvelles de la compétitivité étant observé, au surplus, qu’il existe un consensus européen sur l’importance du niveau régional dans les politiques de développement" Ne faut-il pas pour le moins s'interroger sur cette apparition et le sens qu'elle a ? Et qui plus est en pleine crise économique le choix des structures administratives devrait s'effectuer en fonction des critères de la compétitivité économique en raison d'un consensus européen, consensus dont je ne nie pas l'existence chez les commissaires européens mais dont je me demande à quel moment et où il aurait été débattu dans des instances un tant soit peu démocratiques.

 

De la même façon, concernant la pertinence des territoires, nous devons sortir d'une posture où chacun indique que son territoire d'action est le bon, voire le meilleur et poser la question des politiques locales que nous voulons mener et des outils nécessaires pour les mettre en œuvre. La question est elle de savoir sur quel territoire élire nos représentants aseptisés dans le cadre du bipartisme que nous promet le rapport Balladur ou de savoir quelle politique locale progressiste peut être menée en direction de nos populations et notamment des plus démunis et quels sont les outils, les territoires et les financements dont nous avons besoin pour cela ?

 

Il y a pour moi une urgence à mener cette réflexion et ce travail, j'espère ne pas être seul à gauche à avoir cette ambition !

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Publié par Jean-Michel Arberet - dans Collectivités locales...
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9 mars 2009 1 09 /03 /mars /2009 18:33

La commission présidée par Edouard Balladur a rendu son rapport et de très nombreux commentaires ont déjà été publiés.

 

Le dernier paragraphe de l'introduction, page 16, "Enfin, il doit être clair que, dût sa composition ne pas suffire par elle-même à écarter ce soupçon, le Comité s’est tenu éloigné des préoccupations politiciennes auxquelles les sujets qu’il a eu à examiner ne sont parfois pas étrangers.".

A la lecture de ce texte l'on ne peut que se demander qu'elle est donc cette composition qui suffit par elle-même à écarter tout soupçon.

 

Cette composition est fournie dans les annexes du rapport:

M. Edouard Balladur, ancien Premier ministre, ancien député, est nommé président du comité institué par le présent décret.

Sont nommés membres du comité :

M. Daniel Canepa, préfet de la région Ile-de-France, préfet de Paris ;

M. Jean-Claude Casanova, membre de l'Institut, président de la Fondation nationale des sciences politiques ;

M. Jacques Julliard, historien ;

M. Gérard Longuet, ancien ministre, sénateur ;

Mme Elisabeth Lulin, inspectrice des finances, directrice générale de Paradigmes ;

M. Pierre Mauroy, ancien Premier ministre, sénateur ;

M. Dominique Perben, ancien ministre, député ;

M. Jean-Ludovic Silicani, conseiller d'Etat ;

M. André Vallini, député ;

M. Michel Verpeaux, professeur de droit public à l'université Paris-I (Panthéon-Sorbonne).

 

Les informations fournies par le site internet de la commission permettent de constater que la moyenne d'âge de ce comité est d'environ 64 ans, est-ce ce qui explique l'application surprenant du principe de parité avec une femme pour dix hommes ?

Cinq hommes politiques sont membres de cette commission, ancien premier ministre, ancien ministre, sénateur, député, trois sont membres de l'UMP et deux du PS. 

C'est donc là cette composition au-dessus de tout soupçon. Pour mémoire si en 2007 les électeurs n'ayant pas voté pour les candidats UMP ou PS au premier tour de l'élection présidentielle ne représentaient "que" 42% des votants et 53% des inscrits, en 2002 ils représentaient 64% des votants et 75% des inscrits. Et ces données excluent tous les non-inscrits…

 

Dans ces conditions, il est difficile d'admettre que la composition suffise à écarter le soupçon de préoccupations politiciennes, et elle ferait même naitre quelques soupçons sur les choix de modes de scrutin semblant mener droit au bipartisme.

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