Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

-----------------

Le blog de Jean Michel Arberet a déménagé

Vous allez etre redirigé automatiquement

Pensez à mettre à jour vos liens et vos favoris

Si la redirection ne fonctionne pas, cliquez ici

Rechercher

Archives

3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 20:14

"Le tour a retrouvé son public après les années noires du dopage" a déclaré Rama Yade lors de l'émission Les 4 vérités, relativisant son propos tout aussi tôt "Ce serait faux de croire que tout a changé".

Il semble bien que le Tour ait été rattrapé par le dopage. L’Espagnol Astarloza, vainqueur de la 16ème étape à Bourg-Saint contrôlé positif à l'EPO a été suspendu par l’Union Cycliste Internationale.

Rama Yade dans la même interview évoquait déjà, peut-être à titre préventif,  " l'esprit du vélo trahi par des méthodes de ce type là". Ce type de poncif, hélas largement partagé par l'ensemble de la classe politique, est couplé à un bel optimisme dont Rama Yade nous fait une belle démonstration "Il faut faire confiance aux dirigeants du Tour".

 

Mais avant de faire confiance aux dirigeants du Tour, ne faudrait-il pas s'interroger d'abord sur leurs objectifs. Le Tour est certes une épreuve sportive de renommée internationale, mais c'est aussi le fleuron d'une entreprise privée Amaury sport Organisation.

En d'autres termes le Tour n'est pas organisé par une fédération sportive, organisme à but non lucratif, mais par une société commerciale. La différence n'est pas anodine, une fédération a pour but d'organiser des compétitions sportives, même si elle cherche à dégager des excédents ceux-là seront utilisés pour organiser des futures compétitions sportives. Par contre une société privée à pour objectif de dégager des bénéfices, en l'occurrence en organisant une compétition sportive et ces bénéfices là seront distribués aux actionnaires, même si les collectivités locales sont largement mises à contribution pour l'organisation du Tour.

 

Dans ces conditions, l'audience reste l'objectif principal des organisateurs.

 "Nul ne peut servir deux maîtres à la fois: ou bien il haïra l'un et aimera l'autre, ou bien il s''attachera à l'un et méprisera l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et l'Argent" selon l'évangile de Saint Matthieu. Amaury Sport Organisation a du choisir et pour ce millésime 2009 l'audience a résulté d'un savant mélange de performance sportive avec des coureurs toujours aussi rapides même en ne buvant que de l'eau fraiche et avec le grand retour d'Amstrong.

Ce grand tour médiatique a réussi à merveille, les journalistes s'intéressant plus à ce retour qu'à la course elle-même, jusqu'a Rama Yade commentant ainsi le résultat  "On a un podium qui est à l'image des exploits sportifs de ce tour avec Contador, en numéro un sur le papier l'ordre est respecté  avec Amstrong qui est numéro trois." Belle réussite médiatique, la performance sportive du second est éclipsée par la performance médiatique.

 

Le tour a retrouvé son public mais à quel prix ?

 

Repost 0
Publié par Jean-Michel Arberet - dans Sport et ...
commenter cet article
29 juillet 2009 3 29 /07 /juillet /2009 15:08

Pour tous ceux qui s'inquiétaient pour l'avenir de la Poste, Luc Chatel, ministre de l'Education Nationale et porte-parole du gouvernement, a apporté des précisions lors de l'émission les 4 Vérités du 29 juillet. Ces précisions sont de nature à rassurer sur l'avenir de ce futur ex-service public." C'est tout sauf une privatisation puisque il est très clairement écrit à l'article 1er du futur projet de loi que le capital de la Poste restera public."

Il n'y a donc aucune raison de s'inquiéter. Cet engagement comme tous les engagements pris par Nicolas Sarkozy sera tenu.

 

Par exemple, le 6 avril 2004 Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie, déclarait en visite à Chinon "Il n'y aura pas de privatisations de EDF et Gaz de France, c'est clair, c'est simple, c'est net !". Il confirmait cela le 27 mai " Je vais donner la garantie que l'Etat ne descendra pas en dessous de 70% du capital"

L'engagement a été tenu, la loi n°2004-803 du 9 août 2004 relative au service public de l'électricité et du gaz et aux entreprises électriques et gazières prévoit dans son article 24 "Electricité de France et Gaz de France sont transformés en sociétés dont l'Etat détient plus de 70 % du capital."

Pouvait- on espérer garantie plus solide que la parole de Nicolas Sarkozy et le vote du parlement ?

 

Les esprits chagrins feront remarquer que l'article 24 a été modifié par la loi n°2006-1537 du 7 décembre 2006 "Electricité de France et Gaz de France sont des sociétés anonymes. L'Etat détient plus de 70 % du capital d'Electricité de France et plus du tiers du capital de Gaz de France."  Cette loi est votée par les parlementaires UMP dont le président est un certain Nicolas Sarkozy…

 

Combien de temps l'engagement de conserver public le capital de la Poste sera-t-il tenu ?

Repost 0
28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 20:42

Le chômage a enregistré un léger recul en juin, la nouvelle est répétée en boucle par les médias.

 

Cette information pose une vraie question. Le discours officiel annonce en effet un recul, même léger, du chômage, mais la sensation est plutôt inverse. Les journaux annoncent tous les jours de nouvelles suppressions d'emplois et nous sommes quasiment tous aujourd'hui confrontés au chômage soit à titre individuel soit avec un proche en recherche d'emploi.

Certes si l'on regarde plus près les chiffres officiels, l'on peut constater que cette baisse du chômage ne concerne que les chômeurs inscrits en catégorie A, sans aucune activité, tandis que le nombre de chômeurs en catégorie B et C, exerçant une activité réduite, a progressé. En outre cette baisse est aussi liée à un nombre important de "cessations d'inscription pour défaut d'actualisation" au pôle emploi.

Mais ces précisions n'empêchent pas de titrer "Baisse surprise du nombre de chômeurs en juin" le Figaro; "La bonne surprise des chiffres du chômage" le Parisien… Nous sommes là encore une fois confrontés à un décalage entre le discours officiel et la réalité. Ce décalage nous l'avons déjà rencontré  concernant l'inflation. Le discours officiel annonce un taux d'inflation faible, mais l'augmentation du coût de l'énergie visible à la pompe ou sur la facture d'électricité et des produits alimentaires contredit au quotidien ce discours officiel. Cela ne remet pas en cause la fiabilité des données de l'INSEE, mais remet en cause la manière de regarder le réel, comme pour les chiffres du chômage. Les prix de l'informatique, de la téléphonie ont baissé, tirant vers le bas  les indices des prix, mais ce ne sont pas les produits de consommation courante pour lesquels une inflation est ressentie à juste titre.

 

Ce décalage entre le discours et la réalité a une conséquence immédiate, il rend non crédible le discours politique puisque ce discours parle d'une réalité qui n'est pas celle que l'on peut vivre au quotidien. Il accroit encore ainsi le décalage entre la population et la "classe politique".

Ce décalage est tel que l'on peut se demander aujourd'hui si l'objectif de la politique est de modifier le réel ou de modifier le réel décrit.

 

 

Repost 0
Publié par Jean-Michel Arberet - dans Gauche-Droite
commenter cet article
25 juillet 2009 6 25 /07 /juillet /2009 19:58

Xavier Darcos a prévenu vendredi qu'il ne fallait pas que les conflits sociaux se transforment en "guerre civile", "Il n'y a aucune solution qui passe par des menaces, par des ultimatums, par des menaces de mort, par des séquestrations, ce n'est pas comme ça que les choses se passent".

Mais pour que "les gens se parlent, s'expliquent et dialoguent " comme le préconise  Xavier Darcos il faut au préalable que les deux parties acceptent de dialoguer et de négocier. C'est peut-être là le défaut de l'argumentation de Xavier Darcos, un accord entre des parties ayant des intérêts opposés peut-il se construire sans s'appuyer sur des rapports de force. Et ce d'autant plus que comme le préciser Xavier Darcos "en même temps, il y a une réalité économique, je vois par exemple que le bénéfice de Saint-Gobain au premier semestre a diminué de 88 %...Il faut quand même que l'on sache ça: les entreprises sont aussi elles-mêmes en difficulté, il n'y a pas que les salariés",. Le contexte est clair, les entreprises n'ont pas les moyens de négocier. L'argument serait sans aucun doute plus crédible si lorsque la réalité économique était meilleure les entreprises avaient veillé à ce que les salaires s'envolent au même rythme que les dividendes.

 

Xavier Darcos peut agiter le spectre de la guerre civile, la réalité est toute autre. Des salariés se battent pour obtenir, souvent avec l'énergie du désespoir, face à des suppressions massives d'emplois. Ils ne luttent même plus pour conserver leur emploi tant les experts en tous genres ont fini par les convaincre que les suppressions d'empois étaient inéluctables.

Des salariés se battent et peuvent s'appuyer sur les positions de certains de nos "grands dirigeants". Comme Thierry Morin ex PDG de Valeo qui a déclaré " Je ne trouve pas illogique, après vingt années passées dans une entreprise que je quitte contre mon gré, de partir avec deux années de salaire", même si en l'occurrence il ne visait que sa propre indemnité de 3,2 millions d'euros.. De même Pascal Lamy directeur général de l'OMC, grand chantre de l'ultra libéralisme, adepte des plans d'ajustements structurels, a réclamé une augmentation de 32% de rémunération bien sur uniquement pour sa propre rémunération…

 

Ce n'est pas une guerre civile, ce sont des conflits sociaux, dont les modes d'action, contrairement à ce que semble laisser croire Xavier Darcos,  ne sont  pas condamnés par la majorité des Français dont il se réclame pourtant. En avril un sondage IPSOS pour Paris Match constatait que seul 7% des sondés condamnaient les séquestrations de dirigeants d'entreprises, 63% les comprenaient sans les approuver et 30% les approuvaient.

Si Xavier Darcos et ses amis ne comprennent pas très vite que la question posée est bien celle de la répartition de la plus value créée entre les salariés et les actionnaires ce sera eux qui réactiveront la guerre sociale.

 

Repost 0
Publié par Jean-Michel Arberet - dans Gauche-Droite
commenter cet article
22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 10:26

La commission de régulation de l'énergie "concourt, au bénéfice des consommateurs finals, au bon fonctionnement des marchés de l’électricité et du gaz naturel. Elle veille, en particulier, à ce que les conditions d’accès aux réseaux d’électricité et de gaz naturel n’entravent pas le développement de la concurrence".

Cette commission totalement inconnue du grand public il y a encore quelques jours a fait brutalement parlé d'elle avec sa délibération sur l'intégration des effacements diffus au sein du mécanisme d'ajustement qui porte un choix politique lourd.

Le principe de l'effacement diffus est simple. Pierre Bivas, créateur de Voltalis le décrit fort bien. Un boîtier est placé en amont d'une installation électrique. Lors des pics de consommation; il commande à un ou plusieurs appareils, chauffe-eau, radiateurs.. de s'effacer temporairement du réseau, ce qui ne modifie par le confort de l'utilisateur mais entraîne en effet cumulé une baisse sensible de la consommation pouvant éviter une production complémentaire.

Pour la commission de régulation de l'énergie, l'opérateur d'effacements Voltalis doit rémunérer le producteur EDF pour l'énergie injectée mais non consommée par ses clients. L'explication donnée est d'une logique financière implacable. Voltalis est financé par le gestionnaire du Réseau de transport d’électricité, RTE. Or le producteur doit continuer à produire pour combler les déséquilibres des autres producteurs. Donc il faut payer cette énergie transférée d'un producteur à l'autre.

Le syllogisme est incompréhensible, mais la réalité est simple plutôt produire plus que de financer les économies d'énergie.

On peut remarquer que si nous avions conservé un seul producteur, dans le cadre d'un service public, la question des coûts de cession ne se poserait pas.

Le choix à faire était simple choisir la logique financière ou la logique d'économie d'énergie, la commission de régulation de l'énergie a choisi son camp celui des producteurs à outrance, dans la logique d'Edf qui demande une augmentation de tarif de 20% pour poursuivre une croissance sans s'interroger d'abord sur les besoins et les modes de consommation.

 

Jean-Louis Borloo a annoncé l'installation d'un groupe de travail qui devra "proposer les évolutions nécessaires au cadre légal", avec pour objectif prioritaire de "favoriser les économies d'énergie et dans le respect des intérêts de chacune des parties prenantes".

Jacques Chirac déclarait le 2 septembre 2002 "Notre maison brûle et nous regardons ailleurs", il serait temps de commencer à combattre l'incendie !

 

Repost 0
17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 20:39

Cher Jean-Luc,

 

 Lors des dernières élections cantonales, Marie-José Cayzac a été élue avec 22 voix d'avance face au conseiller sortant UMP Philippe Métézeau dans le canton d'Argentueil-Est. Cette élection a été annulée par le Conseil d'Etat.

L'enjeu de l'élection a venir est important, après cette annulation la répartition des sièges au conseil général du Val d'Oise est la suivante, groupe socialiste 19 sièges, groupe communiste 1 siège, groupe union pour le Val d'Oise 19 sièges. Cette élection décidera donc aussi de la présidence du conseil général.

 

Marie-José Cayzac, élue communiste, se présentera donc à cette élection, avec le soutien du Parti socialiste.

Dans cette élection à haut risque il est surprenant d'apprendre que le Parti de gauche présente un candidat au risque de voir le candidat UMP l'emporter dès le premier tour.

 

Sur ton blog tu écrivais au lendemain des élections européennes " à propos du coût du refus par le NPA de l’alliance dans le Front de Gauche…Relisez et faites savoir: la désunion de l’autre gauche a permis à Le Pen et à Hortefeux d’être élus…"  

Peut-on aujourd'hui prendre le risque d'avoir à faire la même analyse au lendemain de cette cantonale ?

Repost 0
Publié par Jean-Michel Arberet - dans Gauche-Droite
commenter cet article
13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 20:23

Superbe tribune de Jacques Marseille dans le Point faisant l'éloge de la rigueur et fustigeant le projet d'emprunt comme l'alternative à une politique de rigueur. Il n'y a là rien que de très classique et conforme aux analyses de Jacques Marseille.

 

Ce qui est plus surprenant ce sont les exemples mis en avant pour condamner la "culture dépensière" et le choix de prendre des exemples dans le conseil régional d'Ile de France. Certes il est plus facile de trouver un conseil régional à présidence socialiste mais pour critiquer les choix politiques de Nicolas Sarkozy il aurait été préférable de choisir un autre exemple. Mais là aussi, rien que de très classique, il est toujours rentable d'égratigner la gestion des socialistes.

 

Le choix des exemples n'est par contre pas anecdotique. Même si l'on peut regretter que l'auteur ne prenne pas la peine de préciser que le montant du budget régional en 2009 est de 4,539 milliards d'euros, ce qui relativise quelque peu les sommes indiquées, en effet le total de ces dépenses 743.900 euros représente 0,016% du budget. Est-ce là le montant des "dérives qui ont transformé peu ou prou notre pays en république bananière" ?

Neuf exemples sont cités, trois portent sur des programmes d'études concernant une espèce animale, un vise à développer une communication à taille humaine valorisant la solidarité dans l'économie et  cinq concernent la coopération décentralisée.

L'on pourrait se demander si ce sont les montants qui sont mis en cause où le champ d'intervention du conseil régional qui est contesté par Jacques Marseille. 48.000 euros pour former les élus analphabètes issus du scrutin municipal dans le cercle de Nioro du Sahel au Mali et 42 000 euros pour former les élus analphabètes de la région de Kayes au Mali constituent certes un objet de scandale.

Mais pas dans le sens où Jacques Marseille le prétend. Le scandale est qu'au 21ème  siècle une partie de la population mondiale soit encore analphabète, que un milliard de femmes et d'hommes souffrent de la faim. Alors, s'il vous plait, pour les besoins de vos démonstrations qui ne convaincront personne, allez cherchez vos exemples ailleurs et ne raillez pas ceux qui essayent de réparer les dégâts causés par l'exploitation outrancière de l'Afrique.

Repost 0
11 juillet 2009 6 11 /07 /juillet /2009 23:00

Le PDG d'EDF Pierre Gadonneix ne fait pas dans la dentelle en réclamant une telle hausse des tarifs. Mais pour nous rassurer il précise que cette augmentation ne représenterait que "2 à 3 euros de plus par mois" sur la facture des ménages. Il ne précise toutefois pas que cela ne représente en trois ans "que" 72 à 108 euros en trois ans…

 

Les arguments mis en avant sont quelque peu surprenants.

 

Pierre Gadonneix indique notamment que si les tarifs réglementés avaient suivi la hausse des prix depuis 25 ans, ils seraient supérieurs de 40%. Il n'y a sûrement pas lieu de remettre en cause le calcul menant à cette estimation. Par contre le fondement théorique de cet argument est plus que douteux. En effet, la mesure de la hausse des prix est effectuée au moyen d'un indice qui réalise une moyenne pondérée. Il est, par construction, normal que certains prix augmentent plus vite que cette moyenne et d'autres moins vite. Si tous les prix devaient augmenter au rythme de l'indice celui-ci serait équivalent à l'augmentation de prix la plus forte incluse dans le calcul.

Cet argument pourrait être aussi dans ce cas utilisé dans l'autre sens, en demandant la baisse de tous les tarifs ayant augmenté plus vite que l'inflation, mais là, les chefs d'entreprises sont, semble-t-il, plus discrets. Peut-être Pierre Gadonneix va-t-il se charger d'interpeller ses collègues.

 

Un autre argument avancé est la nécessité de limiter l'endettement du groupe. L'on ne peut qu'apprécier tout le sel de cette déclaration au lendemain de l'emprunt lancé par EDF.

Le montant de l'endettement est lié aux choix de développement, investissement à l'étranger, de développement du parc de centrale nucléaires. Et les estimations de coûts de production nucléaire divergent fortement, 45 euros le mégawatheure selon EDF, 40,50 euros selon les analystes de Morgan Stanley, et 23 euros selon ceux de CM-CIC.

 

Enfin selon Christine Lagarde "La priorité pour la direction d'EDF", ce sont "les gains de productivité interne".

 

Et si la solution était tout simplement la re-création d'un grand service public assurant à la fois un  véritable droit d’accès à l'énergie à un tarif régulé et la mise en œuvre d'une vraie politique énergétique respectueuse de l'environnement.

 

Repost 0
3 juillet 2009 5 03 /07 /juillet /2009 23:07

Le Figaro titre un article aujourd'hui 3 juillet "Un nouveau «trader fou» sur le marché du pétrole".

Un trader, Steve Perkins est soupçonné d'avoir fait perdre 7 millions d'euros à la société de courtage basée à Londres PVM Oil Associates, en ayant spéculé sur les cours du pétrole, il serait même responsable de la récente flambée des prix du pétrole.

Ce n'est hélas pas le premier "trader fou" épinglé par la presse et le montant ne le fera pas figurer dans le TOP 10 des "traders fous". Les montants en jeu sont loin des 4,82 milliards d'euros que Jérôme Kerviel aurait fait perdre à la société générale.

 

Mais n'est il pas un peu trop simple de classer "trader fou" Steve Perkins et d'exonérer au passage la société de courtage et le marché de toute responsabilité, de toute folie.

Ne faudrait-il pas s'interroger sur le sens et l'utilité sociale de ces marchés ? Et dans le cas présent la spéculation ne s'exerce pas sur des produits financiers mais sur du pétrole. Alors que nous sommes certains que les réserves de pétrole loin d'être inépuisables vont se tarir, non seulement aucune mesure n'est prise pour en réguler le marché mais bien au contraire c'est la pure spéculation qui en fixe les prix selon des critères ne connaissant comme développement durable que celui des profits.

Faudra-t-il attendre de découvrir un "trader fou" sur le marché des déchets radioactifs pour que l'on commence à s'interroger sur le rôle du marché ?

 

Repost 0
26 juin 2009 5 26 /06 /juin /2009 21:37

Bernard Laporte laissera sans aucun doute un souvenir impérissable à la fois pour ses bourdes et pour sa politique désastreuse. Sur le premier point son départ est une bonne nouvelle. Concernant la politique menée, de la mise en place de la RGPP à la fermeture des CREPS, Bernard Laporte n'était qu'un instrument mettant en œuvre une politique globale du gouvernement. Un simple changement du titulaire du poste ne suffira sans doute pas à infléchir la politique menée. C'est bien la politique de Nicolas Sarkozy qui est en cause ici aussi.

 

Sur l'ensemble des dossiers en cours, il est à craindre que Rama Yade  ait bien du mal à obtenir les moyens de mener une véritable politique correspondant aux besoins actuels.

Mais un premier signe de changement pourrait être la tenue de véritables états généraux du sport regroupant l'ensemble des acteurs du sport et des activités physiques et sportives pour débattre de l'ensemble des questions en cours.

 

Par contre l'on ne peut qu'être sensible  à la déclaration de Rama Yade "Je passe d'une famille à l'autre, mais avec les mêmes valeurs. A travers le sport, la famille olympique, les valeurs qui accompagnent le sport sont aussi celles des Droits de l'Homme", Le combat contre la prostitution lors de la dernière coupe du monde de football en Allemagne, la question des droits de l'Homme lors des jeux olympiques de Pékin, pour ne citer qu'eux, nous rappellent que les évènements sportifs sont aussi des enjeux politiques et des moments où peuvent s'affirment des valeurs, valeurs du marché et de la concurrence libre et non faussée ou droits des êtres humains.

 

Sur tous ces dossiers, nous continuerons à nous battre pour avancer, en espérant que cette fois-ci nous ne nous battrons pas contre notre nouvelle secrétaire d'Etat mais qu'elle saura être à nos côtés.

 

 

Repost 0
Publié par Jean-Michel Arberet - dans Sport et ...
commenter cet article