je suis...

Jean-Michel Arberet,
de 2001 à 2008 maire adjoint d'Arcueil, chargé de la jeunesse, des sports et de l'économie solidaire,
partenaire du groupe communiste;
depuis 2008 conseiller municipal d'Arcueil, chargé des sports et des technologies de l’information et de la communication,
partenaire du groupe  communiste.

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Samedi 21 avril 2012 6 21 /04 /Avr /2012 15:08

Les pages « Idées » du dernier numéro des Echos, sorti vendredi avant le premier tour de l'élection présidentielle, sont assez éloquentes. Ces pages regroupent analyses, points de vue et éditorial. Tous vont étrangement dans le même sens.

 

"La France en retard d'une réforme de l'Etat à l'anglaise" pour l'analyse de Nicolas Madelaine.

 

"Attention fragile" pour l'éditorial d'Henri Gibier avec en exergue "Un important bloc de nos compatriotes s'apprête à se réfugier dans un vote protestataire, nourri par de fumeux fantasmes anti-immigrés, anti-riches et plus globalement anti-système."

 

Un appel des grands patrons aux candidats: pariez sur l'entreprise, qui annonce clairement " Il faut assurer la prévisibilité de la conduite des affaires par l'instauration d'un moratoire sur les principaux dispositifs fiscaux et sociaux."

 

"Election: danger !" selon le point de vue d'Yves-Thibaut de Silguy, en précisant dans une phrase en exergue "Ne croyons pas que la Grèce soit un cas à part. Si nous n'y prenons garde, nous pouvons être entrainés dans une spirale de même nature."

 

Quant à la chronique d'Eric Le boucher "Réveil le 7 mai" elle met en avant "L'extrême gauche, Nicolas Dupont-Aignan, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen vantent le protectionnisme, la sortie de l'euro et l'inflation. Ils devraient nous dire dans quel pays leurs idées ont réussi." Eric le Boucher, après ce superbe amalgame entre tous les candidats qui lui déplaisent mais dont il n'a pas du comprendre les idées, oublie cependant de nous dire dans quel pays ses idées ont réussi.

 

En parcourant ces textes, l’on se sent envahi d'un sentiment étrange, auraient-ils peur ? Craindraient-ils que comme le 29 mai 2005 les électeurs n'écoutent pas leurs précieux conseils ?

Est-ce le 7 mai qu'ils redoutent ou une nouvelle nuit du 4 août ?

Publié dans : Billet d'humeur, ou coup de gueule
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Vendredi 20 avril 2012 5 20 /04 /Avr /2012 21:28

Ne cherchez plus, encore une fois, un des brillants chroniqueurs des Echos a trouvé la solution miracle. Certes il n'a pas encore résolu le problème de la quadrature du cercle, mais il a trouvé une solution à la crise : il suffit simplement de payer les salaires en dette. Mais par sa vision des choses sociale, très sociale, Jacques Delpla considère que ne serait concernée par sa mesure, que la moitié des salaires, pensions et retraites au dessus du salaire minimum, voila qui exonère, hélas, une grande partie de la population de cette brillante idée.

Et comme le cynisme de Jacques Delpla est sans limite, il développe son propos. Cette solution est "politiquement, plus acceptable : les gens reçoivent nominalement le même salaire. Economiquement, elle permet de baisser les salaires immédiatement, comme pour une dévaluation. Un salaire mensuel de 2.000 euros, avec cette méthode, sera réduit de 12,5 % au Portugal et de 20 % en Grèce." en quelque sorte un paiement en monnaie de singe !

Pour tous les sordides modalités pratiques, je ne peux que vous suggérer la lecture détaillée de cet article, dont le sous-titre est " Avec cette réforme, on a créé une grande base électorale favorable à la réduction crédible des déficits publics et au remboursement de la dette."

Il faut quand même reconnaître à Jacques Delpla une qualité d'analyse, s'il suggère au "futur président Hollande qu'un tiers des salaires au-dessus du SMIC soient versés en dette", montrant ainsi qu'il a déjà intégré la déroute électorale du candidat du Medef.

 

Jacques Delpla, pour ceux qui l'ignoreraient, a une légitimité certaine à évoquer les sujets économiques au regard de son expérience professionnelle. Il a notamment été conseiller économique du gouvernement russe de 1992 à 1994. Les Russes ont sans aucun doute gardé un excellent souvenir du désastre économique de cette période mis en musique par un grand démocrate, Vladimir Poutine.

 

Que les Echos soient le journal de référence de la lutte des classes, cela n'est pas nouveau, ce basculement vers la guerre ouverte entre les classes serait-il lié à la perspective de voir arriver un dangereux gauchiste à l'Elysée, ou au risque de voir la résurgence d'une gauche combative et revendicative.

Un spectre planerait-il sur la France, le spectre du Front populaire ?

 

 

 

Publié dans : Gauche/Droite ?
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Vendredi 20 avril 2012 5 20 /04 /Avr /2012 17:30

Dans l'émission Télématin du mercredi 18 avril, Frederick Gersal a présenté sa rubrique habituelle consacrée aux bureaux de vote, rien de bien original semble-t-il, au sujet de laquelle le site internet de l'émission prend soin de préciser "Frederick Gersal répond aux questions que vous ne vous étiez jamais posées, de quoi frimer dimanche dans les bureaux de vote !"

Lorsqu'il termine sa rubrique et que le présentateur enchaine logiquement en annonçant l'édition spéciale de lundi consacrée aux élections présidentielles,  Mr Gersal fait preuve, non seulement de son manque tact vis-à-vis de son collègue, mais aussi d'une grande connaissance de son sujet en précisant que ce ne sont pas des élections présidentielles, mais une élection présidentielle puisqu'il n'y a qu'un seul élu.

 

Impressionnante maitrise du sujet ! Cependant, Frederick Gersal n'a pas le même talent pour lire le calendrier que pour la grammaire : " Ca va se passer dimanche le 22 on est bien d'accord le 22 mai. C'est exactement la même date qu'il y a 5 ans, c'est curieux  que ca tombe exactement le même jour, qu'un dimanche tombe le 22 mai."

Mais la lecture des textes juridiques n'est pas son fort non plus puisque selon lui "Pour qu'un ou une président de la république soit élu des dimanche soir il lui faut 50% des inscrits plus une voix, on est bien d'accord." Mais là, il se reprend, et assène magistralement " pardon 50% des votants plus une voix, ne nous mélangeons pas !" Hélas, encore un mélange douteux, la constitution prévoit que Le Président de la République est élu à la majorité absolue des suffrages exprimés, et non pas des votants...

 

Faudra-t-il compter dans les suffrages exprimés les votants du 22 mai ?

Publié dans : Billet d'humeur, ou coup de gueule
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Mercredi 18 avril 2012 3 18 /04 /Avr /2012 17:24

C'est donc au tour de Jean-Francis Pécresse dans les Echos du 18 avril de déplorer le coût à la fois exorbitant et mal estimé du programme de Jean-Luc Mélenchon. Bien évidement il nous gratifie au passage de quelques phrases qui se voudraient assassines, peut-être pense-t-il encore que ses éditoriaux peuvent avoir quelque influence sur les électeurs du Front de Gauche ? Il attribue donc à Jean-Luc Mélenchon une "capacité à vociférer, à dénigrer, voire à insulter ce qui nous gouvernent", Jean-Francis Pécresse est, en effet, fort bien placé côté vocifération, mais s'il faut avouer que les siennes manquent singulièrement d'allure. Et il ne nous épargne même pas le classique rapprochement entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélanchon dont les programmes "n'ont pas été expertisés avec la même sévérité, l'un ne valant pourtant pas mieux que l'autre." Mais heureusement que Jean-FrancisPécresse est un grand expert à même de nous éclairer, au royaume des aveugles les borgnes sont rois...

Mais heureusement que de tels experts n'ont pas été conviés pour chiffrer le coût du programme du Conseil National de la Résistance. Sans aucun doute ils auraient conclus que ce programme avait un coût exorbitant et qu'il était irréaliste de le mettre en œuvre.

Publié dans : Gauche/Droite ?
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