Mercredi 18 janvier 2012
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Sur Balle de break, un blog du journal Le Monde, a été publiée une interview en deux parties d'Arnaud Di Pasquale, responsable du haut niveau masculin à la FFT. La seconde partie
s'intitule " Partir vivre en Suisse n’est pas une insulte faite à la France."Les arguments avancés sont fort intéressants. "Les gens qui critiquent ce choix ne sont pas dans la peau des joueurs.
Ils ne savent pas ce que c'est de se retrouver à 19 ou 20 ans, d'entendre que la carrière d'un sportif c'est un sprint et qu'en allant vivre en Suisse ou en Floride, ils peuvent payer 500.000
euros ou 1.000.000 d'euros de moins qu'en France. Le gain est énorme. Leur carrière peut s'arrêter très rapidement, ils n'ont pas forcément fait d'études et n'ont pas de reconversion certaine. Il
faut une ou deux secondes se mettre à leur place. Le fait de partir, ce n'est pas une insulte faite à la France."
En comparant les économies potentielles des joueurs avec une durée de vie professionnelle standard, on constate que l’économie annuelle représente entre 12.000 et 24.000 euros par an. Alors
sans aucun doute de nombreuses personnes qui ne gagneront jamais une telle somme ont quelques difficultés à se mettre à la place de ces joueurs.
Quant à l'argument de l'absence d'études et de la difficulté à se reconvertir, n'est ce pas justement là le rôle que devrait remplir la fédération française de tennis, en formant non pas
simplement des joueurs, mais des joueurs qui soient avant tout des citoyens
Enfin Arnaud Di Pasquale devrait se rappeler que les deux grands financeurs de la pratique sportive en France sont les familles et les collectivités locales qui construisent et entretiennent les
équipements sportifs et participent au financement des associations.
Et il ne s'agit pas d'insulte mais simplement d'un minimum de décence venant d'un responsable d'une fédération française.
Peut-être Arnaud Di Pasquale devrait-il relire, ou lire tout simplement, la constitution de 1793 et son article 101 "Nul citoyen n'est dispensé de l'honorable obligation de contribuer aux charges
publiques."
Publié dans : Sport et ...
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Dimanche 15 mai 2011
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Sécheresse: la France en alerte, titre le quotidien Les Echos le 13 mai, mais nous n'avons aucun souci à nous faire, quelques 15 pages plus
loin, Jean-Francis Pécresse dans un brillant éditorial nous donne la solution. Alors que son texte s'ouvrait sous les meilleurs auspices avec une citation du chef indien
Seattle "Comment peut-on vendre ou acheter le ciel, la chaleur de la terre ? La fraîcheur de la terre et le murmure de l’eau ne nous appartiennent pas », par un de ses raccourcis
idéologiques fulgurants dont les adeptes de la concurrence libre et non faussée ont le secret Jean-Francis Pécresse va arriver à une conclusion surprenante. Avant cela, pour faire bonne mesure et
ne pas se référer uniquement à la sagesse indienne en ces temps de recherche effrénée d'identité nationale; il invoque le bon sens paysan qui est présumé nous suggérer que loin
de constituer une accélération du changement climatique cet épisode météorologique n'est qu'un feu de paille, hypothèse qu'il invite aussitôt les experts à confirmer. Après ce détour banalisant
le changement climatique, Jean-Francis Pécresse en arrive à sa proposition, il est " légitime de continuer à la (l'eau) rendre plus chère, ce qui a contribué à en faire baisser
la consommation depuis 2004."
Que Jean-Francis Pécresse ne jure que pas le marché n'est pas étonnant, que, pour appuyer sa pseudo démonstration, il évoque le confort du
propriétaire de pavillon qui remplit sa piscine est bien dans sa logique démagogique. Mais oser invoquer Seatle et passer d'un ciel qui n'est pas à vendre pour aboutir à la régulation de l'accès
à l'eau par le marché relève d'une réelle malhonnêteté intellectuelle.
L'accès à l'eau reste un des enjeux mondiaux et ce n'est pas par la recherche du profit des actionnaires qu'il se règlera. L'eau est un bien qui
doit être l'objet d'une appropriation collective, d'une gestion publique et d'une tarification sociale pour permette à toutes et tous un égal accès.
Jeudi 5 mai 2011
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Nous voila donc rassurés pour Jean-François Pécresse; éditorialiste au journal Les Echos. En effet son éditorial du 3 mai il indique qu'il
craignait que le dernier conseil des ministres de mai ne marque "le retour prématuré d'un dirigisme socialiste." Certes le gouvernement de François Fillon comporte un ancien membre du parti
socialiste, mais celui-ci a donné des gages de son encrage fort à droite et il y a fort à parier qu'au côté d'un ancien d'Occident il n'y ait aucun risque.
La raison de sa crainte était tout simplement la création d'une prime obligatoire pour les entreprises qui distribuent des dividendes. Prime
dont Xavier Bertrand a annoncé qu'elle concernait huit millions de personnes employées dans les entreprises de plus de 50 salariés, oubliant au passage que le versement est soumis à condition.
Selon Les Echos journal pourtant proche du gouvernement et du Medef, seules 25 des entreprises du CAC 40 devront verser cette prime cette année. Mais ce qui effraye tant Jean-François Pécresse ce
n'est ni le nombre, ni le montant, c'est l'outrecuidance des salariés qui pourraient oser "vouloir les avantages de la condition d'actionnaires sans les inconvénients, qui sont
d'être soumis aux aléas des résultats." Les millions de chômeurs, de précaires, d'intérimaires, de titulaires de contrat de travail à temps partiel subi apprécieront.
Et pour ceux qui n'auraient pas compris il qualifie cette prime de "partage obligatoire de la valeur entre actionnaires et salariés." Le message
est clair, la bourgeoisie ne lâchera rien dans la lutte des classes !
Publié dans : Gauche/Droite ?
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Mardi 3 mai 2011
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08:23
"Justice has been done" a déclaré Barak Obama, "justice est faite" a répondu en écho Nicolas Sarkozy. Georges W Bush n'avait-il pas déclaré le
17 septembre 2001 " comme on le disait au temps de la conquête de l'ouest recherché mort ou vif."
Cette déclaration pose une vraie question de fond, la justice peut-elle être rendue sans tribunal, sans jugement ?
Après l'enfermement sans procès à Guantanamo, l'exécution sans procès serait-elle la forme aboutie de la justice étasunienne ?
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