je suis...

Jean-Michel Arberet,
de 2001 à 2008 maire adjoint d'Arcueil, chargé de la jeunesse, des sports et de l'économie solidaire,
partenaire du groupe communiste;
depuis 2008 conseiller municipal d'Arcueil, chargé des sports et des technologies de l’information et de la communication,
partenaire du groupe  communiste.

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Mercredi 11 novembre 2009

Thierry Rolland a été invité lors d'une émission de Canal+ à commenter les propos nauséeux tenus par Louis Nicollin à la suite du match Auxerre Montpellier. Il avait traité le capitaine d'Auxerre de "petite tarlouze".

Mort de rire il commente "Ça m’a fait marrer. Ma femme m’a dit que je ne devrais pas rigoler à ce genre de choses. Mais j’aime beaucoup Nicollin, je vous le dis très franchement, c’est un de mes amis et sa sortie m’a fait marrer, ce n’est pas grave".

Et lorsque le journaliste a demandé à Thierry Roland ce qu’il penserait si un "grand joueur" se révélait homosexuel, Thierry Roland rajoute "Je trouverais ça spécial parce que, c’est vrai que dans les équipes de sportifs, on n’imagine pas qu’il puisse y en avoir», confie-t-il avant de nuancer: «C’est peut-être une erreur cela dit. Il y en a dans d’autres domaines alors pourquoi n’y en aurait-il pas dans le sport?"

 

Il semblerait que Thierry Rolland soit un journaliste sportif. 

S'il était journaliste il devrait peut-être commencer par se renseigner sur les peines encourues, l'injure publique et non publique est une infraction pénale aggravée par l'homophobie et non pas un sujet de plaisanterie. Il saurait aussi que la discrimination est une infraction pénalement sanctionnée.

Et s'il était journaliste sportif, s'il faisait simplement son travail et connaissait le milieu dont il est présumé parler, il ne trouverait pas "spécial" que des sportifs soit homosexuels. Il saurait que de nombreux sportifs et sportives sont homosexuels, pour reprendre son élégante expression " Il y en a dans d’autres domaines alors pourquoi n’y en aurait-il pas dans le sport?".

Mais Thierry Rolland n'est plus un journaliste sportif, c'est un commentateur de spectacles sportifs. Seule l'audience est importante pour lui, comme l'affirme aussi le président de l'Olympique Lyonnais dont l'entreprise cotée en bourse n'est pas un club sportif mais une entreprise de spectacles sportifs. Seule compte l'audience source de revenus financiers, et pour cela tous les moyens sont bons même les commentaires les plus bassement populistes.

Si Thierry Rolland était encore journaliste sportif il s'intéresserait aux sportives et aux sportifs non pas en tant que marionnettes interchangeables d'un spectacle permanent, mais en temps qu'être humains  qui respirent, qui espèrent, qui souffrent et qui aiment, en tant qu'êtres humains qui vivent.

 

Enfin Thierry Rolland devrait simplement écouter sa femme et se taire.

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Mardi 3 novembre 2009

J'ai voulu publier un commentaire le mardi 3 novembre sur votre site internet suite à un article que vous avez consacré aux propos de Louis Nicollin tenus après le dernier match de son équipe. Vous avez refusé ce commentaire, refus qui relève de votre choix de gestionnaire de site.

Ce qui est plus surprenant c'est la motivation du refus "Votre message et/ou contenu n’a pas été publié. En effet, selon la ligne de conduite de notre journal, Le Parisien/Aujourd’hui en France, les propos résolument agressifs dirigés à l’encontre d’une marque, d’un produit, d’un organisme, ou d’une personne ne sont pas admis sur cet espace.".

Le commentaire que je proposais reprenait les propos de Louis Nicollin et rappelait la nécessité de sanction à l'encontre de propos homophobes, sexistes et violents.

Mais ce sont mes propos et  non ceux de  Louis Nicollin que vous jugez "résolument agressifs" et que vous refusez donc de publier.

Devrais-je donc m'abaisser à utiliser le vocabulaire de Louis Nicollin pour me conformer à votre ligne de conduite ?

 

Ai-je besoin de vous préciser que j'apprécierais d'obtenir une réponse à ce courrier.

 

Publié dans : Contre toutes les discriminations
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Lundi 2 novembre 2009

Louis Nicollin, président du Montpellier Hérault Sport Club a commenté samedi soir le match qui avait opposé l'équipe d'Auxerre à Montpellier, traitant Benoît Pedretti, capitaine d'Auxerre de "petite tarlouze" et lui promettant un match retour musclé "Pedretti a tout commandé sur le terrain, mais celui-là quand il viendra à la Mosson, on va s’en occuper".

Quelques associations avaient immédiatement réagi à ses propos. Mais Benoît Pedretti a déjà annoncé ne pas vouloir porter plainte, " On sait que c’est quelqu’un d’entier. Il a dit ça sous le coup de l’énervement.".

Louis Nicollin dans l'Equipe de lundi a précisé sa pensée " On a le droit de s’exprimer à la fin du match quand même. Ce que j’ai dit ne regarde que moi, Benoît Pedrretti et Jean Fernandez On peut se parler, se dire les choses. On est des hommes, pas des gonzesses.»

 

A ce niveau là ce n'est plus un dérapage.

Il y a une semaine des incidents ont accompagné l'annulation pour le moins tardive du match PSG OM. Ces incidents ont entrainé les habituelles déclarations indignées des politiques et des dirigeants sportifs, et les condamnations à de la prison ferme en comparution immédiate de trois  jeunes dont deux contestent les faits et dont encore une fois l'on ne sait pas très bien s'ils sont auteurs des actes incriminés ou s'ils ont couru moins vite que les autres…

 

Les mêmes politiques et dirigeants sportifs semblent moins indignés et plus discrets après les propos de Louis Nicollin qui réussit pourtant la performance d'enchainer homophobie, incitation à la violence et sexisme même si le dérapage verbal à répétition semble devenir une tradition montpelliéraine dont Monsieur Frêche serait le leader.

 

Quelle que soit la position de Benoît Pedretti, ce pseudo dérapage fort bien contrôlé de Louis Nicollin doit être sanctionné, la lutte contre le racisme, le sexisme, l'homophobie et toutes les formes de violence doit être poursuivie sans cesse. Si les dirigeants du foot français laissent passer de tels faits sans une sanction exemplaire quelle crédibilité pourra avoir l'action quotidienne des éducateurs auprès des jeunes….

 

Publié dans : Contre toutes les discriminations
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Jeudi 1 octobre 2009

"Réunis le 23 septembre, les formations constitutives du Front de Gauche ont tenu à réaffirmer leur volonté de poursuivre, élargir, et enraciner le Front de Gauche dans la durée, dans les luttes et dans les urnes.", ainsi débute la déclaration commune du Parti Communiste Français, du Parti de Gauche et de la Gauche Unitaire.

 

Hasard du calendrier, cette déclaration est publiée entre les deux tours de l'élection cantonale d'Argenteuil-Est. Lors des dernières élections cantonales, Marie-José Cayzac avait été élue avec 22 voix d'avance face au conseiller sortant UMP Philippe Métézeau dans le canton d'Argentueil-Est. Cette élection a été annulée par le Conseil d'Etat.

Cette élection devait décider de la majorité au conseil général, en effet après cette annulation la répartition des sièges était la suivante, groupe socialiste 18 sièges, groupe communiste 1 siège, groupe union pour le Val d'Oise 19 sièges.

Marie-José Cayzac, élue communiste, s'est présentée donc à cette élection, avec le soutien du Parti socialiste et des Verts. Elle a été battue, au second tour le candidat UMP obtenant 58% des voix.  Elle dénonçait au lendemain des élections les règlements de compte "entre d'anciens soutiens et sympathisants socialistes et leur parti, qui avaint apporté leur soutien au candidat UMP" ainsi que la "municipalisation" de la campagne par la droite.

 

Est-ce un effet du politiquement correct, la candidate n'évoque pas la présence au premier tour d'un candidat du Parti de Gauche, présence qui n'a surement pas contribué à clarifier les positions. D'autant plus que cette candidature n'était pas un acte isolé, le candidat local ayant reçu le soutien de Jean-Luc Mélenchon, pendant que Marie-José Cayzac recevait le soutien de Patrick Le Hyaric.

Il ne s'agit pas de faire le calcul du coût du refus de l'alliance comme le fit Jean-Luc Mélenchon au lendemain des élections européennes. Mais si l'on veut "enraciner le Front de Gauche dans la durée, dans les luttes et dans les urnes.", il serait bon de commencer par s'expliquer sur ce choix de partir dispersés lors de cette élection.

L'enjeu était-il de tenter de battre la droite ou de se contenter de savoir qui du Parti de Gauche et du Parti Communiste Français perdrait au second tour face à l'UMP ?

 

Publié dans : Gauche/Droite ?
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