je suis...

Jean-Michel Arberet,
de 2001 à 2008 maire adjoint d'Arcueil, chargé de la jeunesse, des sports et de l'économie solidaire,
partenaire du groupe communiste;
depuis 2008 conseiller municipal d'Arcueil, chargé des sports et des technologies de l’information et de la communication,
partenaire du groupe  communiste.

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Vendredi 3 juillet 2009

Le Figaro titre un article aujourd'hui 3 juillet "Un nouveau «trader fou» sur le marché du pétrole".

Un trader, Steve Perkins est soupçonné d'avoir fait perdre 7 millions d'euros à la société de courtage basée à Londres PVM Oil Associates, en ayant spéculé sur les cours du pétrole, il serait même responsable de la récente flambée des prix du pétrole.

Ce n'est hélas pas le premier "trader fou" épinglé par la presse et le montant ne le fera pas figurer dans le TOP 10 des "traders fous". Les montants en jeu sont loin des 4,82 milliards d'euros que Jérôme Kerviel aurait fait perdre à la société générale.

 

Mais n'est il pas un peu trop simple de classer "trader fou" Steve Perkins et d'exonérer au passage la société de courtage et le marché de toute responsabilité, de toute folie.

Ne faudrait-il pas s'interroger sur le sens et l'utilité sociale de ces marchés ? Et dans le cas présent la spéculation ne s'exerce pas sur des produits financiers mais sur du pétrole. Alors que nous sommes certains que les réserves de pétrole loin d'être inépuisables vont se tarir, non seulement aucune mesure n'est prise pour en réguler le marché mais bien au contraire c'est la pure spéculation qui en fixe les prix selon des critères ne connaissant comme développement durable que celui des profits.

Faudra-t-il attendre de découvrir un "trader fou" sur le marché des déchets radioactifs pour que l'on commence à s'interroger sur le rôle du marché ?

 

Publié dans : Le développement sera-t-il durable ?
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Vendredi 26 juin 2009

Bernard Laporte laissera sans aucun doute un souvenir impérissable à la fois pour ses bourdes et pour sa politique désastreuse. Sur le premier point son départ est une bonne nouvelle. Concernant la politique menée, de la mise en place de la RGPP à la fermeture des CREPS, Bernard Laporte n'était qu'un instrument mettant en œuvre une politique globale du gouvernement. Un simple changement du titulaire du poste ne suffira sans doute pas à infléchir la politique menée. C'est bien la politique de Nicolas Sarkozy qui est en cause ici aussi.

 

Sur l'ensemble des dossiers en cours, il est à craindre que Rama Yade  ait bien du mal à obtenir les moyens de mener une véritable politique correspondant aux besoins actuels.

Mais un premier signe de changement pourrait être la tenue de véritables états généraux du sport regroupant l'ensemble des acteurs du sport et des activités physiques et sportives pour débattre de l'ensemble des questions en cours.

 

Par contre l'on ne peut qu'être sensible  à la déclaration de Rama Yade "Je passe d'une famille à l'autre, mais avec les mêmes valeurs. A travers le sport, la famille olympique, les valeurs qui accompagnent le sport sont aussi celles des Droits de l'Homme", Le combat contre la prostitution lors de la dernière coupe du monde de football en Allemagne, la question des droits de l'Homme lors des jeux olympiques de Pékin, pour ne citer qu'eux, nous rappellent que les évènements sportifs sont aussi des enjeux politiques et des moments où peuvent s'affirment des valeurs, valeurs du marché et de la concurrence libre et non faussée ou droits des êtres humains.

 

Sur tous ces dossiers, nous continuerons à nous battre pour avancer, en espérant que cette fois-ci nous ne nous battrons pas contre notre nouvelle secrétaire d'Etat mais qu'elle saura être à nos côtés.

 

 

Publié dans : Sport et ...
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Mardi 23 juin 2009

Mercredi 17 juin, le JT de France 2 ouvre à 8 heures par l'emprunt d'EDF. Le second titre est la suppression d'emplois que devrait annoncer Michelin, suppression de plus de mille emplois confirmée depuis.

La manière de traiter cette information est pour le moins curieuse. Après avoir rappelé que "il y a un mois devant leur colère la direction leur avait annoncé qu'aucun plan de restructuration n'était envisagé" le reportage indique que "Les syndicats dénoncent une certaine forme de malhonnêteté", suit une déclaration d'un syndicaliste, le journaliste adoptant une position neutre, semble-t-il, ne revenant même pas sur les contradictions des annonces de la direction.

Bien au contraire, le reportage enchaîne sur "les signes du malaise qui sont pourtant là", et précise "chaque journée de production non écoulée creuse la dette de Michelin de 35 millions d'euros.".

 

Ne pourrait-on attendre du service public un traitement plus équitable de l'information ?

D'un coté la dénonciation d'une certaine forme de malhonnêteté est explicitement attribuée au syndicat, de l'autre coté le chiffrage d'une journée de production non écoulée est annoncé sans en préciser la source. Les journalistes de France 2 auraient-ils examiné les comptes de Michelin ou se sont-ils contentés des données fournies par la direction ?

Et pourquoi ne pas avoir chiffré aussi le coût d'une journée de chômage pour un salarié du groupe ?

 

Le service public serait-il au service de la seule logique du marché ?

 

Publié dans : Billet d'humeur, ou coup de gueule
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Dimanche 21 juin 2009

Il faut lire les éditos de Franz-Olivier Giesbert dans Le Point, et celui du 18 juin "Le PS, grande cause nationale" est particulièrement savoureux. Les premières phrases donnent le ton " Au train où vont les choses, il faut que le PS, menacé de disparition selon ses propres ténors, devienne une grande cause nationale. Qu'on inscrive le parti de Blum et de Mitterrand au patrimoine mondial de l'Unesco".

Finalement rien que de très classique Franz-Olivier Giesbert se contentant d'appliquer au PS les vieilles banalités éculées employées autrefois à l'encontre du PCF, il n'y a là rien à en redire sauf à regretter le manque d'imagination…

 

Par contre dans les "pistes" que Franz-Olivier Giesbert trace obligeamment pour le PS quelques points sont intéressants à relever:

"que ce parti en finisse avec le double langage et que ses chefs avouent en public, comme ils le font pour la plupart en privé, qu'ils sont partisans de remettre en question les 35 heures, qui grèvent les finances publiques" quels sont donc les "chefs" du PS évoqués ainsi ? Y aurait-il des "chefs" du PS pour faire des confidences en privé à Franz-Olivier Giesbert ? Si c'est le cas il serait souhaitable d'aller au bout de cet édito et d'en citer le nom. Si c'est le cas l'on peut s'inquiéter légitimement du comportement de ces "chefs".

Mais il ne faudrait pas que ces "chefs" occultent la fin de la phrase, et les 35 heures qui grèvent les finances publiques, et là la seule manière de démontrer cet argument consiste à le répéter sans cesse, la notoriété publique devenant l'autre forme de l'ignorance publique.

 

Autre piste " qu'à l'image de ses collègues européens le PS trouve un terrain d'entente avec la majorité sur des réformes essentielles pour le pays…" là aussi, Franz-Olivier Giesbert se contente de suggérer sans rien préciser. De quelle majorité est-il question ?.Si c'est de l'UMP pourquoi ne pas le préciser, à moins qu'il ne s'agisse de la majorité qui s'est abstenu de voter aux élections européennes. Peut-être Franz-Olivier Giesbert sait-il ce que dit cette majorité là en privé ?

 

Et enfin pour la dernière piste, Franz-Olivier Giesbert  ne peut s'empêcher de revenir à la nécessité de trouver "d'urgence un ou une chef qui s'impose.".

Si cela est une nécessité pour la "majorité" dont se réclame Franz-Olivier Giesbert, d'autres ont préféré chanter "Il n'est pas de sauveur suprême, ni dieu, ni césar, ni tribun".

 

Publié dans : Billet d'humeur, ou coup de gueule
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