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3 octobre 2008 5 03 /10 /octobre /2008 19:41

Le Monde daté du 3 octobre nous apprend que Valéry Giscard d'Estaing. "se mobilise dans l'ombre contre le développement "inconsidéré" et "irresponsable" de cette énergie" (l'éolien). , il fustige "un gaspillage inacceptable des fonds publics, un discours officiel trompeur et un "business" souvent douteux". "Il s'agit de préserver les paysages de France, nos campagnes et, bientôt, notre littoral menacé lui aussi."

 

Que Valéry Giscard d'Estaing n'ait pas encore compris depuis le 10 mai 1981 qu'il a définitivement disparu de la vie politique française n'est pas nouveau.

Mais le choix de son terrain d'action pourrait être risible si la réalité n'était pas sordide. Valéry Giscard d'Estaing. parle de préserver les paysages, que ne l'a-t-on entendu quand il était ministre de Georges Pompidou défendre avec la même énergie les paysages parisiens contre le bétonnage des rives de la Seine pour construire une autoroute.

Quant au gaspillage inacceptable des fonds publics, Valéry Giscard d'Estaing joue de malchance, la veille Le Monde annonçait en première page le coût estimé par l'Agence Internationale de pour l'Energie Atomique du démantèlement des sites nucléaires au bout de 60 ans, 1.000 milliards de dollars dont la moitié pour le nucléaire civil. Ce chiffrage date de 2004 et comme le note Georges Leka, de Areva TA. "Les estimations initiales sont toujours revues à la hausse, jamais à la baisse", sans oublier qu'après le démantèlement il faudra trouver des pays pour accepter les déchets radioactifs…

 

Monsieur Valéry Giscard d'Estaing vous ne serez pas là pour gérer cet héritage que vous avez concocté pour nos enfants et nos petits-enfants, alors retournez à votre retraite et cessez de faire du vent….

 

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29 septembre 2008 1 29 /09 /septembre /2008 22:45

Le Parisien dans son édition du lundi 29 septembre publie une interview de Guy Cotret président du club de football Paris FC. "Guy Cotret  ne s’était pas exprimé depuis le début de saison. Mais ses premiers propos, lâchés au lendemain de la défaite (de trop ?) samedi en Arles (3-1), vont faire grand bruit" indique le chapeau de l'article.

Et en effet, Guy Cotret déclare "Les joueurs viennent là comme des fonctionnaires, prendre leur chèque, je ne peux pas l’accepter". La rédaction du Parisien a trouvé cette phrase tellement percutante qu'elle est devenue le titre de l'article "Une équipe de fonctionnaires".

 

Il est certes dans l'air du temps, et l'exemple vient de haut, de dénigrer la fonction publique et les fonctionnaires, mais ce genre de déclaration n'est pas acceptable, Guy Cotret devrait au moins savoir que le sport en France est très largement subventionné par les collectivités locales, et que les équipements sportifs sont entretenus par des fonctionnaires territoriaux.

 

Alors simplement Monsieur le Président ayez un peu de respect pour l'ensemble des agents de la fonction publique, ce n'est surement pas en dénigrant une partie de la population que vous réglerez les problèmes de votre club.

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Publié par Jean-Michel Arberet - dans Sport et ...
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25 septembre 2008 4 25 /09 /septembre /2008 22:31

Selon le quotidien Al Jarida Al Oula du 1er septembre, Cheikh Mohamed ben Abderrahmane Al-Maghraoui a lancé sur le site Internet maghrawi.net une fatwa autorisant le mariage des fillettes à partir de l’âge de neuf ans. "Il nous a été dit et nous avons vu que les filles de neuf ans ont la capacité de se marier autant que les filles âgées de 20 ans et plus", sa théorie s’appuyant sur l’histoire du Prophète Mahomet, qui se serait marié avec Aïcha alors qu’elle avait neuf ans.

Le Conseil supérieur des oulémas du Maroc a dénoncé le 21 septembre cette fatwa. Quelques heures après cette condamnation, le parquet de Rabat a ouvert une "enquête judiciaire approfondie" sur Cheikh Mohamed ben Abderrahmane Al-Maghraoui,

 

Pour ceux qui se préparent à entonner le refrain classique sur l'obscurantisme musulman ou  le choc des civilisations, il n'est pas inutile de rappeler que, au Maroc,  le code de la famille promulgué en 2004 fixe à 18 ans l'âge légal du mariage pour les hommes comme pour les femmes. En France, pays des droits de l'homme, mais pas toujours de la femme, il a fallu attendre 2006 pour que l'âge légal du mariage soit fixé à 18 ans pour les femmes comme pour les hommes.

 

Cette fatwa a été condamnée, et c'est une excellente nouvelle.

Mais même dans la condamnation certains points restent inquiétants. Tout d'abord la chronologie, le paquet de Rabbat n'a ouvert une enquête que après la décision d'un organisme composé de religieux, alors que la question posée relevait de la pédophilie.

D'autre part la décision du Conseil supérieur des oulémas se fonde sur le fait que les hadiths cités comme référence indiquent que l’union et sa consommation se sont déroulées plusieurs années après l’acte.

 

L'aspect religieux a été traité en premier, au niveau chronologique et plus grave peut-être sur le fond de la question, en effet la réponse donnée par le Conseil supérieur des oulémas ne se fonde que sur un texte religieux vieux de plusieurs siècles

Le droit n'est pas une émanation abstraite, vérité révélée et transmise de générations en générations, le droit est la traduction concrète de l'état des rapports économiques et sociaux au sein d'une société.

Même si en l'occurrence la réponse religieuse va, ou semble aller, dans le bon sens. Elle semble aller, en effet, car si elle condamne la fatwa incriminée, elle ne prend visiblement pas une position claire sur l'âge du mariage pour les femmes, n'évoquant qu'une consommation plusieurs années après, ce qui à contrario n'interdit pas la conclusion de mariage et à fortiori des mariages arrangés pour des filles très jeunes.

Les questions qui traversent nos sociétés, toutes nos sociétés, la place des femmes, l'homosexualité, le droit à la contraception, à l'avortement.. ne peuvent et ne doivent pas être traitées en regardant en arrière et en appliquant des principes religieux qui ne sont que la traduction d'un ordre social ancien. Si les religions peuvent légitiment parler des notions abstraites de bien et de mal, il ne leur appartient nullement de dire le droit, c'est aux vivants qu'il appartient en fonction de l'état actuel de nos réflexions de construire le monde d'aujourd'hui, non aux exégèses de textes millénaires…

 

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Publié par Jean-Michel Arberet - dans Contre toutes les discriminations
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18 septembre 2008 4 18 /09 /septembre /2008 23:12

Le droit d'accueil pour les élèves des écoles maternelles et élémentaires pendant le temps scolaire a été instauré par la loi du 20 août 2008.

L'article 2 de ce texte indique "Tout enfant scolarisé dans une école maternelle ou élémentaire publique ou privée sous contrat est accueilli pendant le temps scolaire pour y suivre les enseignements prévus par les programmes. Il bénéficie gratuitement d'un service d'accueil lorsque ces enseignements ne peuvent lui être délivrés en raison de l'absence imprévisible de son professeur et de l'impossibilité de le remplacer. Il en est de même en cas de grève, dans les conditions prévues aux articles".

Le principe étant posé, l'Etat délègue encore une fois aux collectivités locales la mise en œuvre de cette disposition populiste. Plutôt que de s'interroger sur les raisons qui poussent les personnels de l'éducation nationale à faire grève, telles, par exemple les suppressions massives de postes, le gouvernement choisit de confier aux maires un rôle de briseur de grève de fait. Ce droit d'accueil ainsi défini n'est nullement organisé ; aucune qualification n'est exigée des personnels chargés de le mettre en œuvre, les modalités de cohabitation dans un même bâtiment scolaire d'élèves suivant leurs enseignements et d'enfants accueillis dans le cadre de ce nouveau dispositif ne sont pas définies…

Il était donc légitime d'attendre la première mise en œuvre.

Et très vite le premier cas s'est présenté, l'école maternelle publique située 27 rue de Poissy (V° arrondissement), a été fermée vendredi 12 septembre à partir de 13h30.  La mise en œuvre du droit d'accueil a été simple, aucun enfant, aucun enseignant dans l'école, et cela en raison de la venue de Benoît XVI au collège des Bernardins situé de l'autre coté de la rue.

Voilà encore une belle démonstration faite par Nicolas Sarkozy qui impose un dispositif inapplicable sans concertation aux collectivités locales et dont l'Etat s'affranchit à la première occasion.

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Publié par Jean-Michel Arberet - dans Inclassables et-ou inclassés
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8 septembre 2008 1 08 /09 /septembre /2008 13:22

C'est ainsi que le Point commente l'intervention de Laurence Parisot sur RTL. Dimanche Christine Lagarde s'était exprimée au  "Grand jury RTL/Le Monde/LCI" : "Les arbitrages ne sont pas arrêtés bien entendu pour une raison très simple c'est que le premier ministre a demandé aux partenaires sociaux et leur a donné jusqu'au 15 septembre  pour faire des propositions. Ce qui est clair c'est que nous devons aussi travailler et que le travail s'est orienté autour d'une part de l'extension du régime actuel applicable en Ile-de-France  c'est-à-dire prise en charge par les entreprises de 50% du titre de transport avec exonération  de charges sociales pour l'employeur ainsi que pour l'employé… pour ceux de nos concitoyens qui ne disposent pas de transports collectifs, à ce moment là et sur la base d'un volontariat au sein de chaque entreprise, la proposition c'est une prise en charge forfaitaire des frais correspondants à l'utilisation du véhicule avec la même contribution de l'Etat c'est-à-dire une exonération de charges sociales."

 

Laurence Parisot a été très claire "Aujourd'hui les entreprises françaises ne peuvent pas supporter un centime d'euro de charge en plus". discours des plus classiques de part du patronat.

Mais Laurence Parisot va plus loin et précise sa pensée, "la vraie réflexion doit être plus générale, plus globale" : Il faut mettre en œuvre "une politique économique qui booste la croissance (...) qui va permettre une augmentation sérieuse du pouvoir d'achat des salariés, qui ensuite feront leur propre arbitrage. Certains voudront effectivement dépenser un peu plus en essence, d'autres en logement, d'autres pour la garde de leurs enfants, que sais-je...".

Nous retrouvons là le raccourci habituel qui consiste à lier croissance et augmentation du pouvoir d'achat, les salariés n'ont surement pas besoin d'études statistiques pour constater la dégradation de leur pouvoir d'achat. Mais le point le plus intéressant de cette déclaration est sans aucun doute le renvoi à l'arbitrage que pourront faire les salariés.

Pour certains, et Laurence Parisot en fait sans aucun doute partie, le lieu d'habitation, l'emploi occupé et sa localisation relève d'un véritable choix, d'un arbitrage, mais pour la grande majorité des salariés ce sont des choix subis. Ce n'est pas par pur plaisir que tant de salariés s'installent de plus en plus loin, c'est pour trouver des logements à des tarifs accessibles, ce n'est pas par choix que les salariés vont s'entasser dans les mêmes zones de bureau ou industrielles, ce ne sont pas les salariés qui choisissent de créer encore des bureaux à la Défense alors que tous les transports en commun sont saturés pour y accéder.

Les dirigeants d'entreprise ne peuvent pas s'exonérer des conséquences de leurs choix, les salariés subissent des temps de trajet de plus en plus longs dans des conditions qui se dégradent, ce n'est pas à eux d'en payer le prix.

 

 

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1 septembre 2008 1 01 /09 /septembre /2008 20:21

Non, ce n'est pas une déclaration issue de l'université d'un parti politique, c'est le constant formulé par l'OMS, dont le communiqué de presse commence par ces mots:

"Un enfant né dans une banlieue de Glasgow, en Écosse, aura une espérance de vie inférieure de 28 ans à un autre né à peine treize kilomètres plus loin. L’espérance de vie à la naissance d’une fille au Lesotho est inférieure de 42 ans à celle d’une autre née au même moment au Japon. En Suède, le risque pour une femme de décéder pendant une grossesse ou lors d’un accouchement est de 1 pour 17 400, alors qu’en Afghanistan il est de 1 pour 8.

Ces chiffres n’ont aucune explication biologique. Les différences entre les pays et à l’intérieur même des frontières d'un pays, sont dues à l’environnement social dans lequel les gens naissent, vivent, grandissent, travaillent et vieillissent"

Certains éléments de ce rapport sont et seront repris par la presse, mais curieusement d'autres sont ignorés ,notamment parmi les préconisations.

Le rapport relève l'existence d'un lien direct entre le niveau de revenus et la santé, y compris au sein des pays riches.

Mais il relève que la richesse ne détermine pas l'état de santé d'une population, certains pays à faible revenu comme Cuba, le Costa-Rica la Chine, l'Etat du Kerala en Inde et le Sri Lanka ont atteint des niveaux de santé satisfaisants malgré un revenu national relativement peu important. Cette absence de lien mécanique entre niveaux de santé et revenu national va poser un vrai problème théorique aux thuriféraires de l'ultra libéralisme ;l'OMS aurait donc mis à jour un secteur d'activité où l'effet des lois immuables du marché peut être modifié par une politique volontariste.

L'OMS poursuit en précisant que les solutions sont principalement dans le domaine extra-sanitaire et formule trois recommandations:

"Améliorer les conditions de vie quotidienne, c'est-à-dire les circonstances dans lesquelles les individus naissent, grandissent, vivent, travaillent et vieillissent.

Lutter contre les inégalités dans la répartition du pouvoir, de l’argent et des ressources, c'est-à-dire les facteurs structurels dont dépendent les conditions de vie quotidienne aux niveaux mondial, national et local.

Mesurer et comprendre le problème des inégalités et évaluer l’efficacité de l’action menée."

Le rapport pointe l'absence de logement adéquat et d'eau potable, la paupérisation de plus de 100 millions de personnes à cause des soins de santé qu'elles doivent régler elles-mêmes, la nécessité d'assurer un financement équitable, la responsabilité sociale, la parité entre les sexes….

Et le rapport poursuit en notant que " Les changements déjà en cours montrent bien qu’une action est possible. Ainsi a-t-on observé en Égypte une baisse spectaculaire de la mortalité de l’enfant qui a été ramenée de 235 à 33 pour 1000 en trente ans. La Grèce et le Portugal ont ramené leur taux de mortalité infantile de 50 pour 1000 à des niveaux presque aussi bas que le Japon, la Suède et l’Islande. Cuba a atteint une couverture de plus de 99% de sa population par ses services de développement de l’enfant en 2000. Mais les tendances à l’amélioration de la santé ne sont pas automatiques. En fait, si l’on ne se préoccupe pas du problème, la santé peut reculer rapidement"

 

Ce rapport propose des recommandations claires, la question est maintenant de savoir dans quel sens aller: un meilleur niveau de santé en se donnant les moyens de faire des choix politiques ou la marchandisation à outrance telle que prônée par l'OMC ?

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Publié par Jean-Michel Arberet - dans Inclassables et-ou inclassés
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27 août 2008 3 27 /08 /août /2008 16:07

Marina Petrella bénéficie d'une liberté conditionnelle depuis le 5 août 2008, mais sous le coup d'un décret d'extradition.

La mobilisation continue, même si la presse n'évoque plus son cas.

 

Marina Petrella ne doit pas être extradée, c'est la seule position juridiquement fondée et politiquement correcte.

 

Les arguments en faveur de l'extradition tournent bien souvent autour de deux thèmes : la doctrine Mitterrand n'a aucun fondement juridique et l'Italie est une démocratie donc un Etat de droit, et ses décisions de justice sont indiscutables.

 

L'Italie est une démocratie. Formellement, le fait est incontestable. Des élections sont organisées régulièrement, un Parlement existe. L'Italie est un Etat de droit. L’Etat de droit se définit traditionnellement comme un système institutionnel dans lequel la puissance publique est soumise au droit, la puissance de l'Etat se trouvant ainsi limitée. Là aussi, formellement l'Italie correspond à cette définition, cette définition omettant de se poser la question de la légitimité de la règle de droit. Si l'on prend l'exemple des Etats-Unis des années 50, nous sommes bien en présence d'un Etat de droit, mais le droit applicable qui limite la puissance de l'Etat est aussi un droit qui met en œuvre la ségrégation raciale.

L'Etat de droit dans son acceptation habituelle n'est pas incompatible avec des lois d'exception. Pendant la guerre d'Algérie, la France reste un Etat de droit, et le Conseil d'Etat en donne une brillante démonstration avec l'arrêt Canal, Robin et Godot, le 19 octobre 1962, en annulant une ordonnance prise par le Président de la République sur le fondement d’une loi référendaire. Cette loi instituait une cour militaire de justice au motif que la procédure prévue devant cette cour et l’absence de tout recours contre ses décisions portaient atteinte aux principes généraux du droit pénal. Mais cela n'a pas empêché dans le même temps la mise en place de procédures d'exception.

L'Italie a connu aussi des procédures d'exception pendant les années de plomb. L’opération Il Gladio, mise en place par les Etats-Unis dès 1947, fut une structure clandestine qui avait pour but de contrer un coup d’Etat ou une victoire électorale des communistes. Cette structure ne peut que conforter le doute sur l'impartialité et l'indépendance de la justice dans des périodes troublées.

 

L'existence ou non de fondements juridiques à la doctrine Mitterrand est, certes, un sujet de débat passionnant au plan théorique. Mais au-delà de cette approche doctrinale, un fait doit être noté. Marina Petrella, comme beaucoup d'autres réfugiés italiens ou pas, n'est pas entrée en France clandestinement. Le gouvernement français savait qui elle était, pour quelles infractions elle avait été poursuivie et condamnée en Italie, et a décidé en toute connaissance de cause de la laisser s'installer en France, reprendre ses études, trouver un travail, louer un logement, obtenir une carte de séjour.

Cette décision du gouvernement français, en 1993, de laisser Marina Petrella s'installer en France, décision confirmée lors de la délivrance d'une carte de séjour, crée un droit, droit à rester sur le territoire français pour Marina Petrella.

L'extradition a un sens juridique lorsqu'elle est exercée au moment où le gouvernement a connaissance de la présence sur le territoire national d'une personne condamnée à l'étranger, que ce soit au moment de son entrée ou au moment où l'on découvre sa présence.

Dans le cas de Marina Petrella, la modification de sa situation juridique alors qu'il n'y a aucun élément juridique nouveau ne relèverait que de marchandages entre Etats.

 

Cela fait un an que Marina Petrella a été arrêtée. Un an de mobilisation et de combat qui ne cesseront qu'avec l'abrogation du décret d'extradition.

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22 août 2008 5 22 /08 /août /2008 15:29

Le RER D fonctionne mal avec des retards incessants. Le tunnel qui relie Châtelet à Gare du Nord est selon la SNCF le plus fréquenté du monde et "le moindre dysfonctionnement peut  entraîner des conséquences dramatiques en termes de retard…"  En outre la fréquentation de la ligne D ne cesse d'augmenter.

La SNCF a trouvé une solution pour améliorer la qualité du service rendu, Guillaume Pepy, président de la SNCF, ayant déclaré "C’est le grand pari de mon mandat. Je voudrais que les Franciliens aient la même qualité de service que les voyageurs du TGV". 

Alors pour atteindre cet objectif ambitieux la SNCF n'a reculé devant aucun sacrifice, et a imaginé une solution audacieuse, un nouveau tunnel percé, un élargissement du tunnel existant ? Non, encore mieux, puisque le tunnel est saturé la SNCF va restreindre la cadence, de 12 à 8 trains de la ligne D par heure.

Moins de trains pour avoir des trains à l'heure !

Moins de service public pour améliorer le service public !

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19 août 2008 2 19 /08 /août /2008 23:27

The Times of India révèle que 49 bébés, dont la plupart avaient moins d'un an, sont morts à l'Institut des sciences médicales de New Delhi alors qu’ils subissaient des tests cliniques pour de nouveaux médicaments avant leurs mises sur le marché (contre les carences en zinc, les problèmes de pression artérielle ou encore une maladie du foie).
En deux ans et demi, 42 séries de tests ont été réalisés sur 4.142 bébés. Un officiel de l'Institut a déclaré que certains bébés étaient déjà malades avant les tests et qu'on ne pouvait donc pas leur imputer tous les décès. De plus l'Institut indique avoir prévenu les familles des risques avant le début des tests.
Mais selon Rahul Verma, fondateur de l'ONG Uday pour les maladies congénitales et les groupes sanguins rares, qui a mené l'enquête, la plupart des patients sont issus de familles extrêmement pauvres et illettrées, il est peu probable dans ces conditions que les familles aient compris ce qu'est un teste clinique et ce que subissent leurs enfants.

Ce n'est pas un hasard si les tests cliniques sont réalisés aujourd'hui en Inde, le cout des tests est jusqu'à 60% moins élevé qu'en Europe et aux Etats-Unis où les candidats sont très difficiles à trouver.
49 bébés indiens sont morts pour préserver les profits de groupes pharmaceutiques, et des gestionnaires consciencieux ont chiffré l'économie ainsi réalisée en délocalisant cette activité en Inde, dignes descendants de deux qui géraient tout aussi consciencieusement les transports vers les camps de la mort.

Mais la décision de réaliser ces tests en Inde ne s'est pas auto générée, qui répondra de cette décision, qui répondra de ces morts ?

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Publié par Jean-Michel Arberet - dans Mondialisation...
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13 août 2008 3 13 /08 /août /2008 23:28

Dans une longue tribune publiée par l'hebdomadaire Le Point, Claude Allègre " plaide pour "une opposition qui comprenne enfin que la France doit bouger très vite pour s'adapter au monde nouveau. Bref, qui reconnaisse que, dans sa démarche hyper-volontariste, Nicolas Sarkozy a fondamentalement raison".

 

Et Claude Allègre aligne les poncifs, l'affaiblissement de l'enseignement public par la suppression de quelques dizaines de milliers de postes classé plaisanterie, la pertinence de l'instauration de la garde des enfants en temps de grève, tout en se félicitant de l'extinction de la grève générale !

Il n'oublie pas enfin de préciser que Nicolas Sarkozy n'est pas responsable de tout, et que "si le pouvoir d'achat stagne ou même diminue, ce n'est pas la faute de la politique menée par le gouvernement,"

 

Il se félicite enfin de la dynamique de réformes tous azimuts engagées par Nicolas Sarkozy.

Ces réformes sont nécessaires selon Claude Allègre car "au cas où vous ne le sauriez pas, nous sommes en guerre ! Une guerre économique sans merci, qui a pour nom mondialisation et élimine sans pitié les plus faibles. Aujourd'hui, le développement de la France, donc le bien-être des Français, ne se fera que s'il suit le rythme soutenu imposé par la Chine, l'Inde, le Brésil, la Russie et les Etats-Unis", et c'est ce point qui justifie l'ensemble des positions soutenues dans cette tribune.

 

La réalité et les conséquences de la mondialisation sont connues, et Claude allègre ne nous apprend rien en évoquant l'élimination sans pitié des plus faibles. Par contre le raisonnement de Claude Allègre perd très vite sa pertinence dans un raccourci un peu trop rapide liant le bien-être des Français au développement de la France.

Il faudrait d'abord se demander à qui profite le développement de la France dont nous parle Claude Allègre, aux actionnaires du CAC 40 ou  de toutes celles et tous ceux qui voient leur pouvoir d'achat diminuer, qui ont de plus en plus de difficultés pour se loger, qui cherchent en vain en emploi stable, qui galèrent tous les jours…?

 

Qu'il y ait une guerre économique sans aucun doute, c'est la nature même du capitalisme. Mais est-ce une guerre entre capitalistes ou une guerre entre les peuples ? L'actualité nous en apporte la réponse tous les jours, les entreprises licencient ceux qui la veille encore devaient se battre pour elles, les gouvernements indemnisent de plus en plus mal les chômeurs, et  les précaires sont accusés d'être seuls responsables de leur sort.

Alors Monsieur Allègre, s'il y a une guerre mondiale, que les actionnaires du CAC 40 montent eux-mêmes au front, et montrez leur donc le chemin.

Pour ma part je suis solidaire des mutins de 1917 et je refuse de monter sur le plateau de Craonne.

 

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Publié par Jean-Michel Arberet - dans Gauche-Droite
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