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4 janvier 2009 7 04 /01 /janvier /2009 21:19

Nous avons tous pu constater à quel point il est difficile dans les médias de trouver une information fiable l'opération sur l'opération "plomb durci" mener par l'armée israélienne dans la bande de Gaza.


Mais il est tout de même surprenant de constater que l'ambassade d'Israël en France a les mêmes difficultés. En effet on peut consulter aujourd'hui encore un article sur le site internet de l'ambassade intitulé "La Communauté internationale soutient Israël" (1). Dans cet article il est indiqué que:

"Au nom de l’Union européenne dont il assume la présidence tournante depuis le 1er janvier 2009  le Premier ministre tchèque Mirek Topolanek, dans une déclaration retransmise par un porte-parole pour la présidence de l'Union européenne, a estimé samedi que l'opération israélienne était "plus défensive qu'offensive"."

 

Or la déclaration officielle publiée sur le site officiel de la présidence tchèque www.EU2009.cz  est totalement différente

"L’entrée des forces terrestres israéliennes dans la Bande de Gaza n’est pas surprenante, nous avions depuis un certain temps des signes qu’Israël envisageait une telle action. Même le droit incontestable d’un État à se défendre ne légitime pas que soient entreprises des actions dont les principales victimes sont les populations.

Nous appelons donc à ce qu'une aide humanitaire puisse être apportée aux habitants de la Bande de Gaza et, conformément aux conclusions de la rencontre des ministres des Affaires étrangères de l’UE qui s’est déroulée à Paris le 30 décembre 2008, à l'instauration d’un cessez-le-feu"

Karel Schwarzenberg, ministre tchèque des Affaires étrangères, a indiqué à propos de la déclaration précédente que " C'était son (d'un porte-parole de la présidence tchèque de l'UE ) erreur personnelle. Malheureusement, c'était une très grave erreur" (2)

 

L'ambassade, le gouvernement israéliens seraient-ils donc si mal informés, ou est-ce pour justifier le soutien de la communauté internationale annoncé dans le titre et qui se limiterait quasiment sans cela au soutien d’Arnold Schwartzenegger ?

Mais peut-être tout simplement la désinformation est devenue une telle habitude et nécessité pour justifier l'injustifiable.

 

Quelque qu'en soit la raison, il est temps que le gouvernement israélien arrête de se mentir, de mentir à sa population, de nous mentir à tous.

Et l'urgence est aujourd'hui à la cessation immédiate des combats, à la levée du blocus de gaza.

 

 

(1)http://paris1.mfa.gov.il/mfm/web/main/document.asp?DocumentID=152091&MissionID=31

(2) http://www.rtbf.be/info/gazapresidence-tcheque-de-lue-prague-reconnait-une-grave-erreur-68441

 

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Publié par Jean-Michel Arberet
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1 janvier 2009 4 01 /01 /janvier /2009 22:20

Un homme de 56 ans est décédé dimanche matin d'un malaise cardiaque. Ce décès est intervenu alors que ce patient avait été pris en charge par le SAMU et qu'il avait été impossible pendant plusieurs heures de trouver un lit de réanimation disponible.

 

Faux nous dit la ministre de la santé, "Nous avions onze lits disponibles en région parisienne à moins de vingt minutes". Mais l'Association des Médecins Urgentistes de France fournit un décompte différent, aucun lit disponible ! N'en déplaise à madame le ministre, le décompte de l'AMUF pourrait bien être le bon, il serait tout de même surprenant que personne n'ait "vu" ces onze lits disponibles pendant ces longues heures, à moins que l'on ait dépassé depuis longtemps le stade du dysfonctionnement !

 

Mais de toute façon il n'aurait servi à rien de l'hospitaliser, le parquet d'Evry a en effet déclaré "vraisemblablement si on avait trouvé une place, ça n'aurait pas changé les choses". Est-ce donc une volonté de courir au secours de la ministre ou  la marque d'un cynisme outrancier ?

 

Le message est très clair, non seulement il y avait des lits disponibles mais de plus ils n'auraient servis à rien, donc tout va bien aux urgences. Et cela irait encore mieux si avant d'appeler le SAMU chacun prenait soin de se demander si ça pourrait "changer les choses" !

Mais si cette analyse est budgétairement parfaite, et pour certains c'est bien là l'essentiel, elle n'en est pas moins sur le plan éthique totalement inacceptable. Un homme est mort sans avoir pu bénéficier des soins appropriés, même si, avant le résultat de l'enquête qu'elle a demandée auprès de l'Inspection générale des affaires sociales,  la ministre affirme déjà qu'il n'y a pas de dysfonctionnement structurel.

Il est plus que temps que la ministre entende enfin ce que disent les professionnels et les usagers. Faudra-t-il encore d'autres morts pour que, enfin, la ministre comprenne que le service public de santé ne peut se gérer uniquement en fonction d'une logique financière ?

 

 

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29 décembre 2008 1 29 /12 /décembre /2008 23:44

Jean-Jacques Aillagon vient d'accorder une longue interview au journal le Monde titrée "La question de la suppression du ministère de la culture peut se poser".

D'autres seront plus qualifiés que moi pour juger de ses propositions.

Mais sur la forme il est quand même surprenant de constater à quel point le fait de quitter un poste tel qu'un ministère peut donner des idées sur la manière de le tenir. Et ce n'est pas là une exception culturelle française…

Jean-Jacques Aillagon constate que " En vingt ans, les collectivités locales sont devenues des acteurs centraux de la vie culturelle.", les élus locaux et les acteurs culturels locaux s'en étaient aperçus depuis bien longtemps et d'ajouter " Les attentes qu'il (le ministère de la culture)suscite augmentent plus vite que les dotations budgétaires", là aussi ce n'est pas une grande découverte et que ne l'a-t-il déclaré quand il était ministre et que n'a-t-il demandé des hausses de crédit substantielles ? D'autant plus que plus loin il déclare " Maintenons ce ministère, donnons-lui plus de moyens".

 

Mais Jean-Jacques Aillagon a su garder le meilleur pour la fin. A la question Pourquoi ne pas l'avoir fait quand vous étiez ministre ? la réponse est "J'ai esquissé ce mouvement. Il m'aurait fallu du temps. Mais il y a eu le conflit des intermittents, qui a provoqué mon départ. Un ministère ne se réforme pas seul. C'est l'affaire de tout un gouvernement. A la culture, la difficulté c'est que le ministre a beaucoup de mal à prendre ses distances par rapport aux populations qu'il administre. Tout ministre veut être accepté par la famille culturelle. Il veut même en faire partie. Aucun ne veut de disputes familiales".

Les formules sont joliment choisies, pas de disputes familiales mais un conflit avec les intermittents, ne seraient ils donc pas de la famille ? Cela justifierait alors sans aucun doute cette volonté de les exclure d'un système conçu pour eux.

Et si conflit il y a, qui a déclenché le conflit ? Lorsque Jean-Jacques Aillagon s'interroge sur le rôle que pourrait avoir un ministère de la culture, n'a-t-il pas là un élément de réponse. Ce n'était pas un conflit, c'était une question politique, pas la seule certes, mais une question cruciale pour l'avenir du spectacle vivant. Il n’a pas semblé important à monsieur Aillagon de traiter cette question alors. Et, s'il affirme être frappé aujourd'hui "que le répertoire du théâtre français soit si peu joué sur le territoire", encore quelques réformes du statut des intermittents et la question ne se posera même plus…textes français ou étrangers, classiques ou modernes…

 

Mais si Jean-Jacques Aillagon semble penser que les intermittents ne font pas partie de la famille, la réciproque n'est pas vrai pour tous. Je me souviens d'une fin de manifestation devant le Palais royal où j'ai entendu ce cri magnifique "Aillagon vient avec nous, toi aussi t'es un clown"

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Publié par Jean-Michel Arberet - dans Culture...
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28 décembre 2008 7 28 /12 /décembre /2008 17:58

Interrogée le 17 décembre, sur la situation de Rachida Dati et Rama Yade, Nadine Morano lors de l'émission "Questions d'info" (LCP/France Info/AFP), a déclaré "On n’est pas protégé parce qu’on est d’origine maghrébine ou africaine. On doit (faire) comme les autres, et je dois dire même, plus que les autres".

France Info assimile ces propos à un "dérapage".

 

Mais quand les dérapages deviennent si nombreux ne faut il pas s'interroger ? Cette déclaration loin d'être un simple dérapage verbal reflète peut-être tout simplement la pensée "profonde" d'une partie de la droite française. Une pensée qui s'exprime de plus en plus ouvertement, les résultats électoraux leurs laissant croire que tout est possible.

Il est plus qu'urgent que la gauche revienne sur le terrain du débat politique en défendant de véritables idées de gauche, idées à construire sur certains sujets où nous avons pris un immense retard de réflexion.

 

Et, pour paraphraser Michel Audiard "la droite ça ose tout, c'est d'ailleurs à ça qu'on la reconnait !"

 

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30 novembre 2008 7 30 /11 /novembre /2008 19:52

Monsieur le Président,

 

Nous avons été nombreux dans le monde à nous réjouir de votre élection, et de votre réélection à la présidence de la république du Brésil.

 

Cette élection était pour nous un signe de changement à gauche et d'espoir en une autre politique. Vous le savez, Monsieur le Président, l'espoir se nourrit aussi de symboles.

 

Je viens d'apprendre que le Comité national pour les réfugiés du Brésil a rejeté vendredi la demande de statut de réfugié politique faite par Cesare Battisti, ce qui ouvre la voie à son extradition vers l'Italie.

Cesare Battisti est de ces très nombreux jeunes militants dont,  dans les années 70 en Italie, la révolte s'était radicalisée. Il a été condamné dans le cadre des lois d'exception à la prison à perpétuité par contumace en Italie pour ces assassinats qu'il a toujours nié avoir accompli.

Cesare Battisti s'est réfugié en France en 1990, François Mitterrand, alors président de la République, avait accordé à quelques centaines d’Italiens - en pleine connaissance de la gravité des faits qui leur étaient reprochés et de façon indifférenciée les uns par rapport aux autres – un asile.

Nous pensions tous alors que cette résidence en France de façon continue, en situation régulière, en possession d'un titre de séjour, avait créé un droit pour ces réfugiés.

 

Force nous fut de constater que l'arrivée de Nicolas Sarkozy à la présidence allait s'accompagner d'un revirement brutal, et Cesare Battisti fut menacé d'extradition vers l'Italie. C'est dans ce contexte qu'il choisit de quitter la France pour le Brésil.

C'est au Brésil,du fait du déni de droit du gouvernement français, qu'il appartient maintenant de décider de la vie de Cesare Batisti, et nos derniers espoirs reposent sur vous Monsieur le Président.

 

Je suis au regret, Monsieur le Président, d'avoir du vous écrire en français, ne maîtrisant absolument pas votre langue.

Mes connaissances se limitent aux paroles d'une chanson que vous connaissez sans aucun doute:

Grândola, vila morena

Terra da fraternidade

O povo é quem mais ordena

Dentro de ti, ó cidade

Dentro de ti, ó cidade

O povo é quem mais ordena

Terra da fraternidade

Grândola, vila morena

Em cada esquina um amigo

Em cada rosto igualdade

Grândola, vila morena

 

J'espère Monsieur le Président que ces vers " Em cada esquina um amigo  Em cada rosto igualdade   " seront vrais pour Cesare Battisti.

 

 

 

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28 novembre 2008 5 28 /11 /novembre /2008 15:55

Monsieur,

 

Vous avez publié dans le Point le 27 novembre une tribune intitulée "La conspiration des imbéciles".

J'avoue m'être demandé à la lecture de ce texte qui étaient les imbéciles qui conspirent.

J'ai même cru un instant que vous visiez ceux qui après avoir été les chantres du marché libre et sans entrave, du laisser-faire .aujourd'hui encensent Roosevelt en assimilant les projets de "relance" de Nicolas Sarkozy et Gordon Brown au New Deal.

J'ai ensuite pensé que les imbéciles étaient ceux qui condamnent aujourd'hui la déréglementation oubliant que celle-ci résulte d'une politique menée avec une grange constance depuis Reagan et Thatcher…

 

Mais, vu le ton de votre tribune, il semble que mes hypothèses de départ étaient fausses et que les imbéciles soient les "archéo-souverainistes et les protectionnistes pavloviens" qui auraient, selon vous, "reçu un rude coup, la semaine dernière, avec un rapport sans appel de la Commission de Bruxelles. Sa conclusion : à la suite de la prétendue abominable directive Bolkestein, avec laquelle les démagogues affolèrent les populations, la déferlante des plombiers polonais ne s'est pas produite. Mieux encore, les flux migratoires venus de l'Est ont eu des effets positifs sur l'emploi et l'économie."

 

Je fais partie, Monsieur, de la majorité d'imbéciles qui a voté NON le 29 mai 2005 malgré l'acharnement de tous les média dont le Point à nous convaincre de voter le contraire. Je comprends votre déception. Mais vous avez du être rassuré en constatant que ce vote majoritaire n'était pas de nature à arrêter un gouvernement qui n'a pas hésité à passer outre, mais sans référendum. Quel dommage pour vous que les Irlandais soient aussi imbéciles que nous…

 

Etant un imbécile, mais un imbécile méfiant, j'ai cherché le texte du rapport de la commission de Bruxelles qui m'aurait porté un rude coup. Vu que vous n'en donnez pas les références j'ai présumé qu'il s'agissait du rapport de la communication de la commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au comité des régions portant sur les répercussions de la libre circulation des travailleurs dans le contexte de l’élargissement de l’Union européenne.

Je ne vous cacherai pas, Monsieur, que j'ai une confiance limitée dans les rapports de la commission. Cependant, sauf erreur de ma part, ce rapport concerne les effets de la libre circulation des travailleurs et il semblait que la directive Bolkestein concernait la libre circulation des services.

La dernière question que je me pose donc est de savoir si l'assimilation entre la libre circulation des travailleurs et la libre circulation des services est une preuve d'imbécilité ou de malhonnêteté intellectuelle ?

 

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Publié par Jean-Michel Arberet - dans Inclassables et-ou inclassés
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25 novembre 2008 2 25 /11 /novembre /2008 23:14

En 1875, l'amendement Wallon est voté par l'assemblée nationale par 353 voix contre 352. Ce texte qui stipule que "le président de la République est élu à la majorité absolue des suffrages par le Sénat et par la Chambre des députés réunis en Assemblée nationale…" est le fondement de la IIIème République.

On peut se demander si, au vu de l'étroitesse du score, les royalistes avaient obtenu un nouveau vote, quelle aurait été la forme constitutionnelle de la France en cette fin de XIXème siècle.

 

L'on pourra de la même façon se demander pendant des années qu'elle aurait été l'évolution du parti socialiste si le vote des militants avait été refait… Mais l'on n'aura sûrement pas à se poser la question de ce qu'aura coûté cet acharnement des Royalistes à contester ce vote, là seule question reste aujourd'hui de savoir si ce prix n'en sera payé que par le parti socialiste ou plus largement par l'ensemble de la gauche…

 

Et, "lorsqu'on vient d'en rire, on devrait en pleurer !"

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Publié par Jean-Michel Arberet - dans Gauche-Droite
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21 novembre 2008 5 21 /11 /novembre /2008 21:02

Le lundi 17 novembre à 16 heures, Danièle Hoffman-Rispal, vice-présidente ouvre à 16 heures la séance de l'assemblée nationale par ces mots "J’ai la tristesse de faire part du décès de notre collègue Jean-Marie Demange, député de la neuvième circonscription de Moselle. J’invite l’Assemblée à observer une minute de silence"

 

Mme et M. les membres du gouvernement et Mmes et MM. les députés se lèvent et observent une minute de silence).(1)

 

L'observation d'une minute de silence au décès d'un député est habituelle à l'assemblée nationale. Avant de se suicider, Jean-Marie Demange a assassiné sa compagne qui "a été battue pendant près de dix minutes par Jean- Marie Demange, puis elle est morte "instantanément" de blessures à la tête causées par un ou plusieurs tirs de revolver de calibre" (2)

 

Cette minute de silence est-elle donc une provocation à l'égard de toutes celles et tous ceux qui se battent contre les violences faites aux femmes, la marque d'une infifférence ou la triste conséquence de la manière dont les membres de la représentation nationale sonjt informés?

 

(1) http://www.assemblee-nationale.fr/13/cri/2008-2009/20090062.asp#P63_1837

(2) http://www.lepoint.fr/actualites-societe/un-depute-ump-jean-marie-demange-se-donne-la-mort-apres-avoir-tue/920/0/292036

 

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Publié par Jean-Michel Arberet - dans Contre toutes les discriminations
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13 novembre 2008 4 13 /11 /novembre /2008 22:52

Le 3 décembre auront lieu les élections prud'homales, et nous sommes aujourd'hui en pleine campagne électorale dont un des objectifs est d'amener un maximum de salariés et de demandeurs d'emplois à aller voter.

Pourront voter les salariés âgés de 16 ans minimum et, au 28 décembre 2007, titulaires d’un contrat de travail de droit privé, en CDI ou en CDD, en contrat de travail temporaire,en contrat d’apprentissage en contrat entrant dans le cadre des mesures pour l’emploi, ainsi que les agents des services publics et des établissements publics à caractère industriel et commercial ayant  un contrat de travail de droit privé ;pourront aussi voter les demandeurs d'emplois ayant déjà exercé une activité professionnelle. Ce droit est ouvert sans condition de nationalité.

Pourtant certains salariés et demandeurs d'emplois ne voteront pas ce jour-là, alors qu'ils remplissent des conditions.

 

En effet l'article L1441-1 qui précise qui est électeur se termine par une condition restrictive " et ne faisant l'objet d'aucune interdiction, déchéance ou incapacité relative à leurs droits civiques.". Or, depuis l’entrée en vigueur du nouveau code pénal en 1994, la privation de droits civiques n’est plus automatique ; elle doit être explicitement prononcée au moment du jugement. Il existe cependant deux exceptions : la suppression du droit de vote est automatique en cas de condamnation pour manquement au devoir de probité ou atteinte à l’administration publique (corruption, soustraction et détournement de biens...). Il semble donc en pratique que cette restriction n'ait quasiment plus aucune application concrète.

Il n'en est rien, si le nouveau code pénal a effectivement supprimé l'automaticité de la privation des droits civiques, il n'a eu aucun effet rétroactif. Nous sommes donc en pleine absurdité juridique, pour les mêmes faits, la même condamnation, la même peine purgée, deux personnes seront l'une privée de ses droits civiques et l'autre non selon que leur condamnation était passée ou non en force de chose jugée à la date d'entrée en vigueur du nouveau code pénal.

 

Cette situation est  humainement inacceptable. Le législateur en 1994 a exprimé une volonté politique, par la suite pour le moins d'une maladresse de rédaction une part importante des personnes visées par cette décision en ont été exclus.

Aujourd'hui la question se pose pour les élections prud'homales, mais elle se pose pour l'ensemble des droits civiques, nous ne pouvons pas accepter cette dichotomie kafkaïenne, et il nous appartient à tous, syndicalistes et politiques d'interpeller le gouvernement, nos députés et sénateurs pour faire cesser cette farce tragique qui maintient une partie de la population dans une état de citoyenneté de seconde zone.

 

 

 

 

Pour plus d'informations voir le très bon dossier de l'association Ban Public http://www.prison.eu.org/article.php3?id_article=9855

 

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Publié par Jean-Michel Arberet - dans Prison et enfermement
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3 novembre 2008 1 03 /11 /novembre /2008 21:23

Sur le site acteurs du sport, l'on apprend  que "Réunis à Lyon dans le cadre du salon sport loisir tourisme et territoires du 15 au 17 octobre 2008, 1200 congressistes issus des collectivités territoriales, du mouvement sportif, de l'Etat, des universités, du monde de l'entreprise ont appelé à une refondation de l'organisation du sport en France."

A l'heure où les appels à des états généraux se multiplient, un grenelle, une refondation, nous ne pouvons à priori que nous féliciter de ce nouvel appel.

 

A la fois sur le fond et sur la forme cet appel soulève un certain nombre de questions.

 

Sur la forme, le cadre d'un salon est quelque peu surprenant pour lancer un appel très politique, et il serait intéressant d'avoir la liste des 1.200 congressistes qui ont signé cet appel, et savoir ainsi comment se répartissent les représentants des collectivités territoriales, du mouvement sportif, des universités, du monde de l'entreprise, de l'Etat…

 

Sur le fonds, la manière de poser la question est très restrictive, la déclaration part du postulat que " l'organisation du sport en France ne permet plus aujourd'hui de répondre aux enjeux du sport contemporain et des pratiques physiques et sportives". Ce postulat est ensuite vaguement illustré par le principe de co gestion source de confusion et de perte de sens, la multiplicité d'acteurs qui conduit à une inefficacité des politiques publiques. Et la conclusion en est que "cet enchevêtrement ne permet pas à la France de disposer d'équipements adaptés à la pratique du haut niveau et du sport loisir", en insistant ensuite sur la question du statut social et la reconversion des sportifs de haut niveau.

Où est la pratique compétitive où est l'éducation physique et sportive ? le système ne dysfonctionnerait donc que pour le haut niveau et le loisir ? Et tel q'est présenté le loisir ne serait-il pas cité, rajouté pour éviter de ne viser que le haut niveau dans cette "analyse".

Si un appel doit partir d'un constat il serait bon de réaliser un vrai état des lieux des pratiques et lorsqu'on évoque la multiplicité des acteurs il serait bon de rappeler que les principaux financeurs restent les collectivités locales et les familles.

 

Mais le texte de l'appel se fait plus explicite et éclaire mieux le constat de départ, il propose trois leviers:

 

Premier levier "dire qui fait quoi en répartissant, par grands blocs, les compétences entre les différents acteurs". Ce qui, pour les acteurs publics est la déclinaison exacte des blocs de compétence pour chacun des acteurs qui ne pourraient alors plus agir que dans leurs strictes compétences, blocs de compétence prônés par Nicolas Sarkozy. Au vu du désengagement de l'Etat, si les collectivités territoriales n'étaient pas intervenues le niveau de pratique sportive ne serait pas celui que nous connaissons aujourd'hui.

 

Deuxième levier "prendre de manière urgente des mesures significatives dans les domaines du financement du sport, de la santé publique et des équipements".

Pour les financements du sport il s'agit 'd'encourager et de sécuriser les financements privés dans le sport', là aussi quelle surprise de retrouver les propositions non pas de Nicolas Sarkozy, mais de son ami Bernard Laporte, est ce le hasard qui fait que l'on retrouve là à nouveau des propositions gouvernementales ? en tous cas c'est sûrement le hasard qui fait que cet appel est publié juste avant que le Team Lagardère présenté comme un laboratoire de champions ne réduise de manière très significative son budget et ses ambitions , Bernard Laporte serait-il trahi par ses amis ?

Pour les équipements: il faudrait "poser d'urgence dans un grand débat national la place des équipements sportifs dans la cité", comment ne pas être d'accord sur ce point, à condition de commencer par les financements, et le montant du budget de l'Etat, le candidat Nicolas Sarkozy avait fait de annonces sur le budget des sports, nous attendons toujours.

 

 

Troisième levier, et le meilleur a été gardé pour la fin " porter plus haut et plus fort « la parole du sport ».".

Et si nous commencions par nous poser la question de savoir quelle est la "parole du sport". Le sport aurait-il une parole en tant que tel ? ne porte-t-il pas plutôt, comme toute activité humaines, la parole, les valeurs qu'on lui fait porter ?

 

Une refondation de l'organisation du sport en France, peut être, mais ne commençons pas par définir l'outil, travaillons d'abord sur les besoins, en fonction des objectifs, et le débat devra être ouvert à toutes et à tous et surtout pas confisqué par un groupe de spécialistes et de représentants du mouvement sportif.

 

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Publié par Jean-Michel Arberet - dans Sport et ...
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