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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 09:52

Un système de matchs truqués à l'échelle mondiale selon le Monde, le foot européen victime d'une fraude massive pour les Echos, un vaste réseau de matchs truqués sur le point de tomber pour le Figaro, matchs truqués pour Europol, le foot est gangréné par la corruption pour l'Humanité, les quotidiens semblent se retrouver sur ce sujet. Effectivement, l'affaire est d'une ampleur inégalée par les montants mis en jeu, par le nombre de matchs concernés, par le nombre de compétitions visées.

Mais cependant, faut-il s'étonner de tels agissements ? Les scandales se succèdent en effet depuis des années dans les divers championnats. Le 22 février 2005, Alain Loret publiait une tribune dans Libération, il rappelait que dès 1994 le Service central de prévention de la corruption (SCPC) soulignait les rapports "inquiétants" existant, selon lui, entre le sport et l'argent. Dans cet article Alain Loret pointait très justement les risques que le sport professionnel ne devienne un circuit de blanchiment de fonds provenant d'activités illicites (trafic d'armes, de drogue, prostitution, contrefaçon).

Que constate-t-on aujourd'hui ? Selon les Echos "le Conseil de l'Europe travaille sur un projet de convention internationale et s'oriente vers des plates-formes nationales interconnectées. Sa convention est attendue pour 2014.", soit 20 ans après l'alerte lancée par le SCPC alors que la fraude s'organise au niveau mondial.

Dans un monde ultralibéral où la règle de base est la déréglementation accompagnée du moins d'état, faut-il s'étonner que le football n'échappe pas à la règle. Les montants en jeu sont plus importants, tout comme les sommes consacrées en permanence à la spéculation et dont les états n'ont plus les moyens de contrôler les déplacements. La fraude touche de plus en plus de compétitions, là aussi la mondialisation avec son cortège de délocalisations a fait des émules.

Alors que la FIFA est capable de faire évoluer les règles du football, de la pire façon qui soit dans le cas du port du foulard, elle semble très pessimiste dans ce domaine " Les matchs truqués et les matchs arrangés sont un problème global et un de ceux qui ne disparaîtra pas demain " Certes dans un discours prononcé à Rome quelques jours avant, le secrétaire général de l'UEFA, Gianni Infantino, a cité Michel Platini, président de l'UEFA " "Si nous commençons à connaître les résultats des matchs avant que les matchs aient lieu, nous devons arrêter. Les enfants devraient arrêter de jouer au football, les gens devraient cesser d'aller dans les stades. Nous allons déployer tous les moyens nécessaires pour lutter contre la tricherie.".

Reste à savoir si ces déclarations seront enfin suivies d'effet.

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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 09:03

Selon l'hebdomadaire Le point  deux avocats "comptent saisir la chambre de l'instruction d'une requête en annulation de la mise en examen de leur client Mladen Bojinovic. Voire de toute l'enquête." Pour résumer leur argumentaire, l'interdiction de parier est issue de la loi du 1er  février 2012 visant à renforcer l'éthique dans le sport mais il appartient aux fédérations délégataires d'intégrer ces dispositions dans leurs règlements, ce qu'auraient oublié de faire la fédération et de la ligue nationale de handball. Comble de l'ironie, le même jour Denis Masseglia, président du Comité National Olympique et Sportif Français, souhaité "que l'on en termine au plus vite en ayant des explications." L'on risquerait d'en terminer certes, mais  avec peu d'explications.

Quelle que soient les conclusions judiciaires de cette affaire, cette arnaque digne des pieds nickelés aura suscité de nombreuses questions.

Comment des joueurs peuvent-ils être aussi naïfs ou stupides pour penser que de tels paris puissent passer inaperçus ?

Comment, si cela est avéré, comment la fédération et la ligue nationale ont pu oublier ce point de règlement ?

Comment peut-on penser que les paris sportifs avec les flux financiers et les profits qu'ils génèrent peuvent être sans incidence sur les compétitions, qu'ils soient clandestins ou officiels et alors même qu'ils sont intimement liées au développement du sport moderne depuis l'Angleterre du 19ème siècle ?

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9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 22:12

Au journal télévisé du matin France 2 présente un reportage sur la manière dont l'Ukraine se prépare à accueillir la coupe d'Europe de football et en assurer la sécurité.

Il commence par le classique exercice de la police mettant en scène un groupe terroriste menaçant la sécurité des supporters. L’exercice suivant consiste à « séparer rapidement les supporters de deux pays qui s'affronteraient. »  Jusque là rien de très original, même si l'on peut apprécier toute l'ironie de l'utilisation du conditionnel pour évoquer les affrontements entre supporters à l'occasion de l'Euro.

Le journaliste enchaine "Passe encore que les Femen, militantes féministes bien connues, aient pu tromper la vigilance de la police pour s'adonner à leur habituelle performance, plus inquiétant est le quadruple attenant de Dniepropetrovsk qui a fait 28 blessés..."

 

Il est inacceptable de mettre sur le même plan les risques liés à des groupes terroristes, les affrontements entre supporters, le quadruple attentat de Dniepropetrovsk  et l'action des Femen qualifiée avec condescendance  d' « habituelle performance ».

Si pour ce journaliste les Femen sont des féministes "bien connues" pourquoi n'évoque-t-il pas le combat qu'elles mènent depuis deux ans pour réclamer une compétition "sans prostitution" ? Ignorerait-il que le 24 Mai 2012, Yana Zhdanova, membre du mouvement Femen a été arrêtée et condamnée à 5 jours de prison ferme après avoir tenté de s'emparer du trophée de L'euro 2012 à Lviv en Ukraine ?

Encore une fois une grande compétition sportive va entrainer une recrudescence  de la prostitution sans que l'UEFA et les différents gouvernements ne se sentent le moins du monde concernés.

 

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13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 11:59

Tel est le titre de la tribune dont Yannick Noah vient de nous gratifier dans le Monde du 6 avril. Pour essayer de résumer rapidement le propose (le propos ?) : Ribéry, Francky, joue mal en équipe de France car il n'est pas aimé par le public. " Quand on est sportif de haut niveau, on joue pour le public", Yannick Noah fait donc une proposition " lancez des campagnes pour organiser l'amour autour de nos équipes !"

 

Ribéry serait donc devenu un "pestiféré dans son pays" même si, selon l’ex tennisman, il serait presque une victime de Zahia : "il a été pris dans les filets de Zahia." Belle façon de banaliser la prostitution, de déculpabiliser les clients et d'oublier que la prostituée en question était mineure. La route sera longue pour faire entendre à certains que la prostitution n'est pas un produit dérivé des grandes compétitions sportives.

 

Ribéry aurait donc besoin d'être aimé par le public " Si Ribéry est au Bayern depuis 2007, ça doit bien être aussi parce qu'il se sent apprécié là-bas." Sots que nous sommes, nous qui avons cru que les transferts de joueurs se faisaient avant tout en fonction de considérations financières. Comment n'avons-nous pas remarqué que ce n'est que le hasard qui fait que le club qui offre la plus grosse rémunération est celui où le public va aimer le plus le joueur acheté ? Comment n'avons-nous pas compris que les joueurs de foot seraient totalement hermétiques à la logique néolibérale et n'essayaient nullement de vendre le plus cher possible leur capacité à jouer et leur image pendant leur carrière avant, pour la plupart, de disparaître dans l'anonymat ?

 

Et Yannick Noah conclut: " C'est peut-être au public de faire le premier pas pour ranimer la flamme."  En parlant de public, le service public, lui, a déjà fait le premier pas, en finançant les équipements publics dans lesquels Ribéry a appris jouer au foot, en subventionnant les clubs sportifs qu'il a fréquenté...

Plutôt que de parler d'amour ne faudrait-il pas évoquer les questions financières et de carrière qui se posent entre les joueurs, les clubs et les équipes nationales. Le foot est une affaire financière, une gigantesque affaire financière, qui a pour objectif de produire du spectacle sportif.

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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 09:08

Vœu adopté par le conseil municipal d'Arcueil du 22 mars 2012 à l'unanimité moins une abstention.

 

 

La cérémonie d'ouverture des Jeux Paralympiques aura lieu à Londres le 29 août, celle des Jeux Olympiques aura eu lieu le 27 juillet.

Il s'agit pour ces derniers de l’un des évènements voire de l'évènement le plus médiatisé, la communication officielle vante « L'émerveillement de la cérémonie d'ouverture »

 

L'émerveillement ne viendra surement pas de la place faite aux femmes dans cette initiative. Pourtant, les principes fondamentaux de l'olympisme, inclus dans la charte olympique, précisent que  "toute forme de discrimination à l’égard d’un pays ou d’une personne fondée sur des considérations de race, de religion, de politique, de sexe ou autres est incompatible avec l’appartenance au Mouvement olympique."

 

La charte prévoit aussi, article 50,  alinéa 3, "Aucune sorte de démonstration ou de propagande politique, religieuse ou raciale n’est autorisée dans un lieu, site ou autre emplacement olympique." or des athlètes affichant ouvertement, par leurs tenues, une posture politico-religieuse ont été acceptées. De plus le CIO institutionnalise la ségrégation sexuelle dans le sport en cautionnant des Jeux séparés pour les femmes destinés aux femmes des pays islamiques, incluant l’absence totale de médias et d’hommes dans le public.

 

Enfin, les principes fondamentaux de l'olympisme  indiquent aussi que "Le but de l’Olympisme est de mettre le sport au service du développement harmonieux de l’humanité en vue de promouvoir une société pacifique, soucieuse de préserver la dignité humaine." malgré cela, comme à l'occasion de toute grande manifestation sportive, la prostitution va se développer et les stéréotypes seront largement véhiculés par les organisateurs, les commentateurs et le public.

 

Le sport n'a pas vocation à régler tous les maux de la société, mais l'on peut espérer à minima qu'il ne participe pas à sa dégradation.

 

Arcueil, ville où est née la devise "Altius, citus, fortius" réaffirme sa volonté de lutter contre toutes les discriminations, et demande au CIO de mettre en pratique les principes qu'il affiche et :

 

·         D’imposer une véritable parité femmes/hommes dans le cadre des disciplines et épreuves aux JO

 

·         De respecter et amplifier les minima qu'il a décidés pour la promotion des femmes

 

·         De rendre hommage aux femmes dans le sport par un geste symbolique fort : la remise par le Président du CIO de la médaille d’or à la marathonienne comme au marathonien

 

·         De refuser la participation des pays qui excluent les femmes de leur délégation

 

·         De refuser la participation de concurrentes dont la tenue est dictée uniquement par des préceptes religieux violant là à la fois le principe de neutralité du sport proclamé par le CIO et l'égalité de chance entre concurrentes en autorisant des tenues inadaptées créant ainsi une distorsion.

 

·         De ne plus cautionner les Jeux séparés pour les femmes institutionnalisant la ségrégation sexuelle dans le sport

 

·         Dans et autour des JO : de lutter contre les discriminations fondées sur les stéréotypes sexuels

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 12:26

Interview publiée dans Arcueil Notre Cité du mois de mars 2012.

Jean-Michel Arberet, conseiller municipal délégué au sport, livre son décryptage de la devise olympique « Citius, Altius, Fortius » (« Plus haut, Plus vite, Plus fort »), inventée par le père dominicain Henri Didon à Arcueil en 1891 (1). Il avance également les idées qui guident son action et qu’il veut mettre en débat.

Quel regard portez-vous sur l’histoire de la devise olympique du père Didon et quelle analyse en faites-vous ?

Jean-Michel Arberet– En 1891, quatorze ans avant la séparation de l’Église et de l’État, l’école Albert-le-Grand est un collège religieux réputé et Didon s’adresse à une élite. Il fait partie de ceux qui introduisent les jeux athlétiques en France, dans un contexte qui est celui de la revitalisation morale et physique de la France défaite par l’Allemagne vingt ans auparavant.

Sa formule, « Plus vite, plus haut, plus fort », vise à la fois le perfectionnement

du corps, l’éducation de l’esprit et l’élévation de l’âme vers Dieu. Cette devise incite bel et bien à une forme d’émulation par la compétition, être meilleur que les autres, mais sans pour autant impliquer l’idée de record pourtant très présente aujourd’hui. En définitive, on peut remarquer que le Comité international olympique (CIO) met vraiment fort peu en avant aujourd’hui cette devise, préférant promouvoir les valeurs du « sport pour tous », du « développement » et de « l’éducation par le sport », du « sport pour la paix », etc.

Et vous, quelles valeurs voulez-vous mettre en avant… et en pratique à Arcueil ?

JMA – Qu’est-ce qui est important ? La pratique du sport par toutes et tous et à tous les niveaux ou bien le spectacle sportif ? J’ai des convictions qui se retrouvent dans la politique municipale en matière de sport, mais je ne crois pas à la vérité unique et révélée. J’estime que l’important, dans le sport comme ailleurs, c’est de ne pas s’en remettre à ce qui est donné et répété comme des évidences incontournables, mais bien de considérer au contraire que « tout ne va pas de soi ». Alors, ce que je dis aux acteurs du mouvement sportif, c’est qu’il faut se poser des questions, s’interroger sur ce que l’on fait et le sens de nos actions. C’est ma devise !

Propos recueillis par Laurent de Villepin 

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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 08:11

Sur Balle de break, un blog du journal Le Monde, a été publiée une interview en deux parties d'Arnaud Di Pasquale,  responsable du haut niveau masculin à la FFT. La seconde partie s'intitule " Partir vivre en Suisse n’est pas une insulte faite à la France."Les arguments avancés sont fort intéressants. "Les gens qui critiquent ce choix ne sont pas dans la peau des joueurs. Ils ne savent pas ce que c'est de se retrouver à 19 ou 20 ans, d'entendre que la carrière d'un sportif c'est un sprint et qu'en allant vivre en Suisse ou en Floride, ils peuvent payer 500.000 euros ou 1.000.000 d'euros de moins qu'en France. Le gain est énorme. Leur carrière peut s'arrêter très rapidement, ils n'ont pas forcément fait d'études et n'ont pas de reconversion certaine. Il faut une ou deux secondes se mettre à leur place. Le fait de partir, ce n'est pas une insulte faite à la France."

En comparant les économies potentielles des joueurs avec une durée de vie professionnelle standard, on constate que l’économie annuelle  représente entre 12.000 et 24.000 euros par an. Alors sans aucun doute de nombreuses personnes qui ne gagneront jamais une telle somme ont quelques difficultés à se mettre à la place de ces joueurs.
Quant à l'argument de l'absence d'études et de la difficulté à se reconvertir, n'est ce pas justement là le rôle que devrait remplir la fédération française de tennis, en formant non pas simplement des joueurs, mais des joueurs qui soient avant tout des citoyens
Enfin Arnaud Di Pasquale devrait se rappeler que les deux grands financeurs de la pratique sportive en France sont les familles et les collectivités locales qui construisent et entretiennent les équipements sportifs et participent au financement des associations.
Et il ne s'agit pas d'insulte mais simplement d'un minimum de décence venant d'un responsable d'une fédération française.
Peut-être Arnaud Di Pasquale devrait-il relire, ou lire tout simplement, la constitution de 1793 et son article 101 "Nul citoyen n'est dispensé de l'honorable obligation de contribuer aux charges publiques."

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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 13:43

Les billets pour la finale de l'UEFA Champions League ont été mis en vente le 24 février, et sont déjà tous vendus. On peut noter les tarifs pratiqués particulièrement attractifsl'UEFA ayant décidé de fixer le prix des billets les moins chers à 170 euros, sans compter les frais de dossier.

Mais l'UEFA ne manque pas d'humour et sur son site met en garde contre les  "vendeurs ambulants qui pratiquent des tarifs exorbitants", son président Michel Platini déclare : " Peut-être que nous devons réfléchir pour l’avenir à mettre en place une catégorie de prix pour les familles. Je m’en excuse à ce sujet."

En effet, pour le moins, peut-être faudrait-il réfléchir avant de prendre de telles décisions, peut-être faudrait-il s'interroger sur la limite entre sport et spectacle sportif, entre sport et business...

Peut-être faudrait-il, avant qu'il ne soit trop tard....

 

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 08:57

Sur France Télévision, lors de l'émission Télé Matin, la rubrique sports s'ouvre sur la phrase suivante : "L'actualité sportive a été chargée pendant ce week-end avec de beaux résultats, je pense notamment à la gymnastique à Rotterdam.."

 

Le premier sujet traité sera donc le dernier match de la dernière journée de Ligue 1, temps d'antenne 1 minute, le titre de champion du monde de Thomas Bouhail, premier titre mondial depuis 1913, viendra en second, avec 34 secondes d'antenne.

 

La différence de traitement s'explique aisément, d'un côté un spectacle sportif drainant des dizaines de milliers de spectateurs, des millions de téléspectateurs chaque journée de championnat, un spectacle sportif bien réglé, géré à coup de millions d'euros, un spectacle sportif surmédiatisé et de l'autre, un sport rare à la télévision, peu montré, ne bénéficiant pas de retombées médiatiques.

 

Le message est clair, aux heures de grande audience le spectacle sportif est roi, l'audience est à ce prix sur France Télévision, une chaine du service public.

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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 22:04

Le 12 juillet 1998, des millions de personnes fêtent la première victoire en Coupe du monde derrière une équipe Black-Blanc-Beur. Depuis lors,,l'euphorie est retombée et les commentaires ont fusé en tout sens : de Georges Frêche, président de la région Languedoc-Roussillon, qui était encore membre du parti socialiste, qui avait déclaré que l'équipe de France lui faisait honte, "Bientôt elle comptera onze Blacks" à l'ineffable Finkielkraut pour qui une équipe "black, black, black" faisait "ricaner toute l'Europe".

Soyez rassuré, la Fédération Française de Football, sous la présidence de Jean-Pierre Escalettes  a pris la décision lors de son assemblée fédérale du 29 mai 2010 d'imposer aux mineurs étrangers qui demandent une première licence de justifier de cinq années de présence en France. Un jeune qui arriverait en France à 12 ans aurait donc la possibilité de jouer au foot en club dès l'âge de 17 ans. Selon la Fédération, cette décision serait une transposition  d'une décision prise par l'UEFA présidée par Michel Platini. L'UEFA affiche ses "valeurs" sur son site, elles sont bien sur onze, communication oblige, et la sixième est "protection des jeunes et formation". C'est officiellement pour protéger les jeunes footballeurs des trafics de joueurs que cette réglementation est mise en œuvre. L'on peut douter, vu les sommes en jeu, de son efficacité face à cette traite d'êtres humains, mais l'on est déjà certain qu'elle va rendre impossible la pratique sportive de leur choix à de nombreux enfants.

Cette situation est intolérable, dans un contexte de xénophobie exacerbée, une fédération sportive, aussi puissante qu'elle soit, ne peut s'arroger le droit de décider qui de nos enfants jouera ou ne jouera pas.

Dirigeants sportifs et élus locaux, il nous appartient de veiller à ce qu’aucun enfant ne soit rejeté en raison de sa nationalité.

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