Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

-----------------

Le blog de Jean Michel Arberet a déménagé

Vous allez etre redirigé automatiquement

Pensez à mettre à jour vos liens et vos favoris

Si la redirection ne fonctionne pas, cliquez ici

Rechercher

Archives

11 août 2008 1 11 /08 /août /2008 21:54

Le 5 août, un condamné à mort mexicain a été exécuté au Texas.

La Cour internationale de justice avait demandé la suspension de cette exécution et celle de quatre autres mexicains, car ils n'avaient pas pu bénéficier de l'assistance consulaire prévue par la Convention de Vienne.

Dans ce conflit entre la loi de l'état du Texas et la décision de la Cour internationale de justice, les Etats-Unis ont choisi de privilégier non pas le droit international mais la loi de l'un des états, le Texas. Cela démontre encore une fois s'il en était besoin le profond respect des Etats-Unis pour le droit international.

 

Cette exécution est intervenue trois jours avant l'ouverture des Jeux olympiques de Pékin, alors que dans le débat autour de des jeux a souvent été rappelé que la Chine détenait le triste record du monde des exécutions capitales. Les Etats-Unis voudraient-ils signifier ainsi qu'ils entendent bien à défaut de détenir le record du monde avoir une place sur ce sinistre  podium ?

Repost 0
Publié par Jean-Michel Arberet - dans Inclassables et-ou inclassés
commenter cet article
9 août 2008 6 09 /08 /août /2008 22:33

L'hebdomadaire Le Point  du 31 juillet contient une information concernant Enrico Berlinguer qui selon le "Dictionnaire des homosexuels et bisexuels célèbres" (Delétraz), de Michel Larivière était homosexuel, ce qui d'après cet hebdomadaire serait une gaffe, Berlinguer ayant été marié et père de 4 enfants.

Et précise Le Point "Une gaffe d'autant plus inconcevable pour les Italiens, de gauche comme de droite, qu'Enrico Berlinguer est le symbole d'une rigueur morale souvent citée comme contre-exemple des coutumes de l'actuelle classe politique."

 
Faut-il comprendre dans ces propos que la rigueur morale et l'homosexualité sont incompatibles ? La question posée par ce genre de propos n'est pas une question de rigueur morale, mais une question de rigueur intellectuelle et d'éthique.

 

L'homosexualité n'est ni une perversion ni une immoralité, alors, erreur ou retour de l'ordre moral ?

Repost 0
Publié par Jean-Michel Arberet - dans Contre toutes les discriminations
commenter cet article
6 août 2008 3 06 /08 /août /2008 16:12

La Cour d'appel de Versailles a décidé hier la remise en liberté sous contrôle judicaire de Marina Petrella.  Cette demande de remise en liberté sous contrôle judicaire ayant été requise par le parquet général en raison de "l’état de santé de Marina Petrella et du problème de la compatibilité des soins et de son traitement avec sa situation".

 

C'est une décision qui va dans le bon sens,

"C'qui prouve qu'en protestant quand il est encore temps.

On peut finir par obtenir des ménagements !" (Boris Vian)

 

Une décision qui va dans le bon sens, mais qui ne constitue qu'un premier pas, en effet elle ne remet pas en cause la procédure d'extradition. Même si Bernard Kouchner " se réjouit de la décision prise par la cour d'appel de Versailles" et ajoute avoir "toujours plaidé pour qu'une issue humanitaire puisse être trouvée, dans l'esprit de la loi sur la libération des détenus malades", peut-être se souvient-il avoir été ministre de François Mitterand ?

 

La question de fond reste entière, et il s'agit bien là d'un problème politique et non d'une simple question judiciaire. La volonté du gouvernement italien, près de trente ans après les faits d'obtenir l'extradition et l'incarcération de Marina Petrella aujourd'hui et demain des autres réfugiés italiens est bien un choix politique sur lequel le gouvernement de Silvio Berlusconi doit s'expliquer.

La base d'un état démocratique n'est pas la vengeance; ni l'utilisation d'événements passés pour justifier la criminalisation du militantisme que l'on constate aujourd'hui.

L'urgence n'est pas à la vengeance, ni à l'oubli mais bien au contraire à comprendre cette période de notre histoire commune, et ce travail historique ne pourra se faire que dans le cadre d'une amnistie.

C'est la voix que le parlement français a choisi à plusieurs reprises, dès 1880 une loi d'amnistie était votée au bénéfice des communards, la fin de la guerre d'Algérie s'est soldée par plusieurs lois d'amnistie….

 

Dans l'attente de cette décision qui appartient au parlement italien, le gouvernement français doit réaffirmé que les réfugiés italiens ne seront pas extradés.

Repost 0
6 août 2008 3 06 /08 /août /2008 12:28

La loi de "modernisation de l'économie" est publiée au journal officiel le 5 août et déjà le journal Les échos s'en réjouit en première page et titre " La vie quotidienne des PME simplifiée à partir de 2009".

Les mesures nombreuses sont présentées comme des solutions techniques sans que les conséquences en soient toujours clairement évaluées. Le communiqué du gouvernement qui présente ce dispositif indique notamment sous le titre Mobiliser les entrepreneurs "La loi élimine également les conséquences financières brutales pour l’entreprise à l’occasion du franchissement des seuils de 10 et 20 salariés."

A priori cette mesure aura pour seule conséquence de baisser encore une fois le niveau des impositions des entreprises, ce qui est une maintenant vieille tradition des gouvernements successifs. Les caisses de l'Etat étant vides, cette nouvelle décision n'aurait donc comme conséquence que de les vider un peu plus.

 

Mais si on y regarde de plus près, cette décision va avoir d'autres conséquences néfastes pour les salariés des entreprises concernées, l'article 48 précise notamment que " Par exception à l'article L. 6331-16 du code du travail, les entreprises qui, au titre des années 2008, 2009 et 2010, atteignent ou dépassent l'effectif de vingt salariés restent soumises, pour l'année au titre de laquelle cet effectif est atteint ou dépassé ainsi que pour les deux années suivantes, au versement de la part minimale due par les employeurs au titre du financement de la formation professionnelle continue…"

L'annexe Formation professionnelle du projet de loi de finances pour 2007 mentionnait une baisse du taux de participation des entreprises de 10 salariés et plus à la formation professionnelle et indiquait que " La diminution…est beaucoup plus sensible pour les plus petites, le taux de participation financière des entreprises de 10 à moins de 20 salariés ayant en effet chuté de 25 %, du fait de la diminution de l’obligation fiscale minimale faite à ces dernières à savoir le passage de 1,6 % à 1,05 % de leur masse salariale".

 

La traduction pour les salariés en est claire, selon la même annexe si 1,34% ont bénéficié d'une action de formation pour l'ensemble des entreprises, ce taux chute à 0,59% pour les entreprises de moins de 10 salariés et à 0,79% pour celles de 10 à 20, il est de 1,60¨% pour celles de plus de 2.000 salariés. La nouvelle mesure devrait donc avoir pour effet immédiat de faire baisser encore le taux d'action de formation dans les entreprises de moins de 20 salariés. Sans aucun doute une manière inédite d'améliorer la compétitivité des entreprises comme nous l'indique sans cesse le gouvernement, à moins que les salariés de ces entreprises n'aient pas besoin de formation et n'aient besoin d'être que de simples exécutants !

Repost 0
Publié par Jean-Michel Arberet - dans Inclassables et-ou inclassés
commenter cet article
4 août 2008 1 04 /08 /août /2008 11:59

Le 1er août le gouvernement chinois a levé la censure sur certains sites internet, pour le centre de presse des Jeux olympiques, par pour les Chinois, ne rêvons pas !

Le porte-parole du comité d'organisation a de nouveau promis un accès "suffisant et acceptable" à la presse accréditée, le Comité international olympique (CIO) a déclaré que "la question est réglée".

Enfin, selon l'agence Reuters, la commission de coordination du CIO et les organisateurs des Jeux de Pékin (Bocog) se sont rencontrés la nuit dernière et se sont mis d'accord, "L'utilisation d'internet se fera comme dans tous les autres JO", a déclaré Gunilla Lindberg, vice-présidente du CIO.

 

La médaille d'or de la déclaration revient toutefois au président du Comité international olympique, Jacques Rogge "Nous avons fait preuve d'idéalisme en pensant que l'accès illimité à Internet serait possible, alors, bien sûr, quand on est idéaliste, on peut être naïf".

Jacques Rogge semble avoir oublié le rapport de la commission d'évaluation du CIO pour les jeux de la XXXIXe Olympiade en 2008 qui précise en page 73, "Il a été confirmé à la commission que les reportages médiatiques et les déplacements des journalistes au cours de la période précédent les Jeux Olympiques et durant les Jeux ne seraient soumis à aucune restriction."

Peut-on se contenter à quelques jours de l'ouverture des Jeux d'une promesse des organisateurs de lever les restrictions pendant la durée des Jeux, alors que l'engagement pris dans le dossier de candidature visait aussi le période précédent les Jeux. Peut-on imaginer que les autres engagements aient été suivis avec autant de "naïveté" ? Les engagements pris en matière de liberté de la presse et de droits de l'Homme seraient ils des engagements facultatifs ?

 

Et si Jacques Rogge reconnait avoir été naïf sur les conditions d'accès à internet, quelle sera sa réaction suite aux affrontements entre la police et des "expulsés" des Jeux qui viennent de se produire près de la place Tiananmen.

Le président chinois Hu Jintao a appelé à "ne pas politiser" les Jeux olympiques, surement parce que le gouvernement chinois les a déjà suffisamment politisés.

La position du CIO sera-t-elle la même que pour les Jeux olympiques de Mexico en 1968, 10 jours avant l'ouverture des Jeux une fusillade avait éclaté sur la place des Trois-Cultures de Mexico suite à une manifestation étudiante durement réprimée par l'armée mexicaine. Cette répression, appelée le massacre de Tlatelolco aura occasionnée selon les organisations des Droits de l'Homme un bilan de victimes compris entre 200 et 300 morts.

Avery Brundage, président du Comité International Olympique avait alors déclaré : "Les jeux de la XIXe Olympiade, cet amical rassemblement de la jeunesse du monde, dans une compétition fraternelle, se poursuivront comme prévu…"

 

J'attends avec impatience la déclaration de Jacques Rogge….

Repost 0
Publié par Jean-Michel Arberet - dans Sport et ...
commenter cet article
1 août 2008 5 01 /08 /août /2008 10:28

Question pratique, en arrivant à Orly Ouest à 16 heures, comment étant trois personnes aller jusqu'à Arcueil, à coté du RER Laplace ?

 

Selon les informations disponibles sur le site des taxis G7, la durée de la course est  de 11 à 13 minutes et le coût de 21 à 25 euros.

Le site de la RATP estime la durée du trajet à plus de 30 minutes avec un changement à Antony. Le coût est de 8,90 euros par personne, soit pour trois personnes 27,90 euros.

Le site de la RATP précise en outre que les émissions de CO2 pour cet itinéraire sont de 48g de CO2  en transports en commun et de 2.219 g de CO2  en voiture.

 

La solution est donc simple soit prendre un taxi, payer moins cher et aller plus vite, soit être respectueux de l'environnement prendre les transports en communs avec une émission de CO2 inférieur de 98% et pour cela payer plus cher.

 

Certes, le STIF a rappelé que la hausse des tarifs n’excède pas l’inflation, dont le taux prévisionnel est de 3% en 2008 Mais la question du prix des transports reste entière, une simple approche financière reste inefficace, l'efficacité environnementale et sociale doit impérativement être prise en compte.

Repost 0
30 juillet 2008 3 30 /07 /juillet /2008 12:35

Les luttes constantes pour obtenir la régularisation des Sans-papiers nous amènent à constater la dégradation constante de la législation française.

Et si l'on cherche un peu plus loin dans le passé, on peut retrouver une autre image de la France terre d'accueil.

 

La constitution de l'an I, celle de la première République en date du 24 juin 1793 prévoyait dans l'article 4 " Tout homme né et domicilié en France, âgé de vingt et un ans accomplis ; - Tout étranger âgé de vingt et un ans accomplis, qui, domicilié en France depuis une année - Y vit de son travail - Ou acquiert une propriété - Ou épouse une Française - Ou adopte un enfant - Ou nourrit un vieillard ; - Tout étranger enfin, qui sera jugé par le Corps législatif avoir bien mérité de l'humanité - Est admis à l'exercice des Droits de citoyen français.".

Que d'évolutions depuis !

 

Cette première République fût de courte durée, en 1793 une nouvelle constitution instaurait le Directoire qui allait ouvrir la porte à Napoléon Bonaparte.

 

Cette constitution de l'an I intégrait aussi la déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen de 1793, dont les trois derniers articles sont les suivants:

Article 33. - La résistance à l'oppression est la conséquence des autres Droits de l'Homme.

Article 34. - Il y a oppression contre le corps social lorsqu'un seul de ses membres est opprimé. Il y a oppression contre chaque membre lorsque le corps social est opprimé.

Article 35. - Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.

Ces articles n'ont hélas pas été mis en application alors, mais ils restent toujours d'une brulante actualité.

Repost 0
27 juillet 2008 7 27 /07 /juillet /2008 23:13

Dans les années 1970 en Italie, de très nombreux jeunes militants dont la révolte s'était radicalisée choisirent la lutte armée. Marine Petrella en faisait partie.

En 1982 elle est arrêtée, elle passe 8 ans dans les prisons spéciales italiennes avant d’être libérée pour expiration des délais de détention préventive.

En 1993, elle est condamnée à perpétuité dans le cadre de lois d'exception, pour des faits remontant aux années 79 à 82.

Elle vient en France, François Mitterrand, alors président de la République, avait accordé à quelques centaines d’Italiens - en pleine connaissance de la gravité des faits qui leur étaient reprochés et de façon indifférenciée les uns par rapport aux autres – un asile en France avec sa fille , ses avocats avertissent alors les autorités judiciaires françaises de sa présence.

Marina Petrella réside en France de façon continue, en situation régulière, elle dispose d'un titre de séjour, reprend ses études, passe des diplômes, est salariée de structure publique…

Le 21 août 2007, convoquée pour des formalités administratives, Marina est arrêtée au commissariat d’Argenteuil, à la suite d'une demande d'extradition du gouvernement italien.

La condamnation date d'une quinzaine d'années, les faits de plus de 25 ans. Quel serait donc le sens de cette incarcération aujourd'hui ?

SI la sanction pénale a pour objet d'aider à la réinsertion sociale du délinquant, elle serait ici sans objet Marina Petrella est parfaitement insérée/ré-insérée dans la société française où elle vit, travaille et a fondé une famille. La sanction n'aurait pas plus de sens s'il s'agissait de protéger la société de la dangerosité, Marina Petrella a tourné la page de la lutte armée il y a des années.

Par contre, de nombreuses interventions favorables à l'extradition évoquent pêle-mêle l'absence de repentir de Marina Petrella et les victimes qui n'ont pas pardonné.

Ces deux points semblent très liés et renvoient à une conception particulière de la sanction pénale.

Le pardon des victimes n'est pas une catégorie juridique, la justice s'est construite contre la notion de vengeance et la loi du talion. Même si les victimes crient vengeance la société, elle, doit se contenter de leur rendre justice; aucun droit pénal ne reconnaît aujourd'hui la nécessité d'enfermer à vie tous  les auteurs d'actes délictueux ayant entraîné la mort d'autrui, quelle que soit la douleur des proches des victimes. Et cela est aussi vrai pour les familles des 85 tués de l'attentat de la gare de Bologne, pour les familles des travailleurs de l'amiante et pour tant d'autres.

Quant au repentir, loin de la notion catholique de changement profond qui s'opère dans l'homme lorsqu'il reconnaît son péché devant Dieu, exprime le regret de sa faute et en demande pardon, il s'agit ici de la notion de repenti mise en oeuvre par la législation italienne. Le repenti n'est pas là celui qui regrette sa faute, mais celui qui dénonce ses anciens complices pour obtenir l'immunité.

Notion mise en œuvre dans le cadre des lois d'exception mais notion déjà ancienne et crée à Rome avec la création de l'inquisition médiévale dans les années 1230 par le pape Grégoire IX. En effet la procédure utilisée par l'inquisition débutait par un délai de grâce au cours duquel  ceux qui se présentaient et confessaient spontanément leurs fautes se voyaient imposer une pénitence religieuse mais échappaient aux sanctions du pouvoir civil, avec en contre partie l'obligation de dénoncer les hérétiques.

Outre l'aspect moralement douteux de s'appuyer sur une délation récompensée, cette procédure était aussi une incitation à dénoncer le premier, incitation recrée par la notion "moderne" de repenti.

Le parallèle que l'on pourrait poursuivre avec les procédures d'interrogatoire n'est pas anodin. L'inquisition ne pourchassait pas des criminels mais avait pour vocation d'éradiquer une hérésie et donc, les hérétiques qui contestaient l'ordre religieux et donc l'ordre social.

L'objectif serait il le même aujourd'hui ?

La sortie d'une période de violence ne peut pas se faire par la vengeance. Une amnistie sera nécessaire qui seule permettra d'écrire l'histoire de ces années de plomb et surtout d'essayer de les comprendre.

Mais hélas il ne semble pas que ce soit la voie emprunté par les gouvernements occidentaux. De la demande d'extradition de Marina Petrella à la criminalisation des acteurs sociaux la logique est la même, maintenir l'ordre établi et éradiquer la subversion.

Repost 0
24 juillet 2008 4 24 /07 /juillet /2008 10:07

Marina Petrella est "soignée et bien soignée" a déclaré Rachida Dati, et elle poursuit "Les conditions de détention sont équivalentes et les soins qui peuvent être prodigués en Italie sont similaires à ceux qui peuvent être prodigués en France". Quand on sait que selon son médecin traitant elle est "en danger de mort", qu'elle est en grande "dénutrition", ayant perdu 20% de son poids depuis son arrestation et pesant aujourd'hui 39 kg, on ne peut que s'interroger sur la qualité des soins dont nous parle Rachida Dati.

Mais au delà de son cynisme cette déclaration est surtout une manière de réfuter la demande d'application de la "clause humanitaire", prévue par la convention européenne d'extradition de 1957. En effet la possibilité de refuser l'extradition est liée à un aggravement de la situation de la personne extradée, aggravation niée par Rachida Dati dont nous ne connaissions pas encore les compétences médicales.

 

Aucun argument n'aura donc été épargné, tour à tour par Nicolas Sarkozy et Rachida Dati pour justifier cette décision d'extradition.

 

Nicolas Sarkozy évoque l'absence de base légale à la doctrine Mitterrand, François Mitterand alors président de la république s'était engagé à ne pas extrader "les réfugiés italiens qui ont participé à l'action terroriste avant 1981…ont rompu avec la machine infernale dans laquelle ils s'étaient engagés, ont abordé une deuxième phase de leur propre vie, se sont inséré dans la société française". Il est tout de même surprenant que cette absence criante de base légale n'ait été découverte que si tardivement. Elle a engagé la France pendant trois septennats, soit deux présidents de la République, et neuf Premiers ministres. Et même le porte parole du gouvernement Balladur de 1993 à 1995 ne l'a pas dénoncée, .il s'appelait Nicolas Sarkozy.

 

Nicolas Sarkozy oublie de mentionner par contre que Marina Petrella a été jugée selon les lois “ spéciales ” de l’Italie des années de plomb avec ses tribunaux spéciaux et ses procédures  dénoncées par de nombreuses associations de défense des droits de l'Homme.

 

Enfin Nicolas Sarkozy ne s'émeut pas du cynisme de son ami Silvio Berlusconi. Alors qu'il réclame l'extradition de Marina Petrella et refuse toute amnistie, Silvio Berlusconi vient de faire voter une loi lui accordant l'impunité et suspendant son procès en cours pour corruption de témoin, pour des faits beaucoup moins anciens.

 

La justice de classe se porte bien !

 

Marina Petrella doit être libérée.

 

Repost 0
23 avril 2008 3 23 /04 /avril /2008 22:32

Le parlement examine un  projet de loi relative à l'adaptation au droit communautaire dans le domaine de la lutte contre les discriminations. L'alinéa 4 de l'article 2 précise, d'une manière surprenante, " Le présent article n’interdit pas d’organiser des enseignements en regroupant des élèves en fonction de leur sexe."

 

Il n'est pas inutile de rappeler que, actuellement, l'article L.121-1 du code de l'éducation prévoit que " Les écoles, les collèges, les lycées et les établissements d'enseignement supérieur sont chargés de transmettre et de faire acquérir connaissances et méthodes de travail. Ils contribuent à favoriser la mixité et l'égalité entre les hommes et les femmes, notamment en matière d'orientation".

 

Quel serait donc l'objectif de cette nouvelle mesure ?

Les contenus des enseignements pour les filles et pour les garçons seraient-ils différents ou bien est-ce un gage donné aux fondementalistes et intégristes de toutes religions ?

 

La lecture de l'allocution prononcée par Nicolas Sarkozy le 20 décembre 2007 à Rome est en ce sens instructive. "je veux dire également que, s‘il existe incontestablement une morale humaine indépendante de la morale religieuse, la République a intérêt à ce qu‘il existe aussi une réflexion morale inspirée de convictions  religieuses. D‘abord parce que la morale  laïque risque toujours de s‘épuiser quand elle n‘est pas adossée à une espérance qui comble l‘aspiration à l‘infini"  Je crains que ce qui s'épuise dans ces positions c'est la volonté forte de conserver un sens à la laïcité.
 

Les filles et les garçons ont les mêmes droits et notamment les mêmes droits à une éducation libre, laïque et gratuite.

Nous venons de commémorer le 20ème anniversaire de l'assassinat en France de Dulcie September, représentante de l'African National Congress. Dulcie September se battait comme tous ses camarades pour une Afrique du Sud non raciste et non sexiste.

Le plus bel hommage que nous puissions aujourd'hui lui rendre est de poursuivre son combat, partout dans le monde, et y compris chez nous.

 

 


 

 


Repost 0
Publié par Jean-Michel Arberet - dans Contre toutes les discriminations
commenter cet article