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30 octobre 2010 6 30 /10 /octobre /2010 21:05

Dans l'émission Mots croisés du lundi 25 octobre 2010, l'on a pu entendre un échange intéressant entre François Chérèque et Laurence Parisot.

François Chérèque "qu'on ouvre une négociation entre le patronat, les organisations syndicales  sur l'emploi des jeunes, l'emploi des seniors. Je crois qu'on ne peut plus y couper, la responsabilité des entreprises est engagée. Le patronat a voulu cette réforme leur responsabilité est engagée. Il faut absolument maintenant rentrer dans les négociations sur l'emploi des jeunes l'emploi des seniors, c'est une urgence."

Laurence Parisot : "Je suis d'accord pour qu'on ouvre une délibération sociale pour voir si on peut sur ces sujets évoqués par François Chérèque commencer à travailler ensemble et ce serait une bonne façon de commencer à passer à autre chose."

 

Il faut reconnaître que François Chérèque a raison sur un point, la responsabilité des entreprises, du patronat est engagée. Ce n'est pas un scoop, nous vivons dans une société capitaliste dans laquelle l'on conçoit mal comment la responsabilité du patronat pourrait ne pas être engagée.

Par contre, la question de l'emploi des jeunes et des seniors est certes une vraie question même s'il est un peu curieux de réduire la question de l'emploi à ces deux catégories de salariés. Mais quelle est la cohérence pour un leader syndical en plein conflit social de proposer un nouveau champ de négociation au patronat ?

Laurence Parisot ne s'y trompe pas, et rebondit immédiatement.

Elle est "d'accord pour qu'on ouvre une délibération sociale", pas une négociation et ce n'est pas une simple question de vocabulaire. " C’est le MEDEF qui a introduit la délibération sociale qui permet aux partenaires sociaux d’engager des discussions et d’établir des diagnostics communs avant d’ouvrir une négociation. " Il ne s'agit donc que d'un accord sur une phase préalable aux négociations, dans lesquelles le patronat n'a jamais eu d'obligation de résultats. Et Laurence Parisot enfonce le clou pour ceux qui n'auraient pas compris en précisant "pour voir si on peut… commencer à travailler ensemble."  Mais surtout elle note que ce " serait une bonne façon de commencer à passer à autre chose." En effet, vu coté patronal, passer d'un mouvement de grève qui s'étend, d'un mouvement social puissant rassemblant des millions de manifestants à une hypothétique négociation est une aubaine à ne pas laisser passer.

 

Il n'appartient pas à François Chérèque pas plus qu'aux représentants des centrales syndicales de décider d'ouvrir une pseudo négociation avec le patronat. C'est aux assemblées générales qu'il appartient de décider de la poursuite du mouvement pour obtenir le retrait pur et simple de ce projet et ensuite fort du résultat d'exiger d'autres négociations le cas échéant.

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26 octobre 2010 2 26 /10 /octobre /2010 22:33

Pour ceux qui n'ont pas eu la chance de suivre des cours de latin, ou de lire les pages roses du petit Larousse, cette expression se traduit par "des morts, on ne doit parler qu'en bien."

 

Sur le site du parti socialiste, l'on peut lire le communiqué suivant signé de Martine Aubry secrétaire nationale : "J'apprends avec émotion le décès de Georges Frêche. Je salue la mémoire d'un grand élu, visionnaire et bâtisseur, dont le nom restera à jamais lié à Montpellier et sa région. Au-delà des désaccords que nous avons pu avoir, je souhaite me souvenir d'un homme courageux et engagé…"

 

Le 27 janvier 2007, la Commission nationale des conflits avait décidé l’exclusion définitive de Georges Frêche.du Parti Socialiste, car ses propos "ne sont pas compatibles avec les valeurs d’égalité et de respect des Droits humains qui fondent depuis toujours l’engagement du Parti Socialiste et qui sont contenues dans sa déclaration de principe mais aussi, plus largement, dans les principes constitutionnels de notre république"

 

La région Languedoc Roussillon vaut bien un reniement…

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18 septembre 2010 6 18 /09 /septembre /2010 19:18

La fête étant finie,  l'Humanité publie des extraits du discours de Pierre Laurent et des comptes rendus de débats tenus à l'Agora, et je dois avouer rester parfois un peu perplexe à la lecture de ces textes.

L'Humanité, daté du 14 septembre, publie un compte rendu du débat " Mêlez-vous du projet du Front de gauche". Et là, une belle surprise, des mots que l'on aurait pu croire disparus sont prononcés, léniniste, offensive de classe, reconstruire notre classe, prolétariat, classe ouvrière… Mais hélas, ils ne sont prononcés par aucun des trois intervenants représentant un parti politique, Christian Picquet, Jean-Luc Méléchon et Pierre Laurent. Ces mots sont ceux de Willy Pelletier de la fondation Copernic qui a pris le soin de commencer son intervention par " Je ne suis ni au PCF, ni au Parti de gauche" Ce vocabulaire là n'aurait-il donc plus sa place dans un parti qui se veut de gauche, dans un parti qui se veut communiste ?

Mais pourquoi s'étonner pour si peu  lorsque à la lecture des extraits du discours de Pierre Laurent l'on peut constater qu'il a attendu la quasi fin de son discours pour dire à nos chers amis, chers camarades, quelques mots sur le Parti communiste lui-même. Après avoir escamoté le communisme, l'escamotage du parti serait-il en cours ?

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16 mai 2010 7 16 /05 /mai /2010 20:40

Le dernier numéro de l'Humanité Dimanche fait sa une sur la crise du capitalisme, annonçant un dossier pages 8 à 23, sur lesquelles figure l'en tête "Spécial la crise du capitalisme." L'on ne peut que se féliciter de voir ainsi 16 pages consacrées à l'analyse de cette crise.

Toutefois la lecture des différents articles apporte quelques surprises dans le choix de termes employés pour traiter de sujet. Le premier article commençait plutôt bien pourtant sur ce plan-là, puisque son auteur précisait le sens de l'adjectif systémique après avoir cité Nicolas Sarkozy qualifiant cette crise de systémique.

Par contre à aucun moment dans ce dossier le terme capitalisme ne sera explicité cet oubli est d'autant plus regrettable que, si l'on s'en réfère au dictionnaire critique du Marxisme de Bensussan et Labica, "le capitalisme est tout à la fois un mode de production  déterminé… et une série de formations économiques et sociales.." Mais il n'est nullement besoin de cette précision puisque le terme de capitalisme n'est jamais employé dans cette série d'articles.

Cette absence est équilibrée par l'absence du prolétariat de ce dossier. Par contre fleurissent les "peuples", les "catégories les plus modestes", "ceux qui en ont le plus besoin". La notion de classe semble aussi absente malgré quelques apparitions des "classes moyennes" parfois "des classes populaires", la notion de classe allant jusqu'à disparaitre au profit d'une "caste qui n'hésite pas à appauvrir la majorité des citoyens." Seul visiblement Bernard Conte faisant référence aux Trente Glorieuses évoque le développement de "la classe moyenne surtout ouvrière."

Si l'on veut, comme Fernand Pelloutier  donner au peuple la science de son malheur il est plus que temps ce cesser de parler, d'écrire et de penser avec les mots et donc les concepts de la classe dominante. De nombreux penseurs ont contribué à forger d'autres concepts il y a urgence à s'en saisir.

Dans la lutte des classes, les mots aussi ont un camp !

 

 

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23 avril 2010 5 23 /04 /avril /2010 16:37

Cher Pierre,

 

 

Je viens de prendre connaissance de l'appel "Démissions au PCF".

 

Sans prétendre intervenir sur l'ensemble des questions posées, certaines formulations de cet appel me semblent surprenantes.

Tu indiques que " Depuis notre abandon du centralisme démocratique, la question de la diversité, du pluralisme et de son dialogue, fécond ou pas, avec l’efficacité de nos élaborations et de nos décisions collectives, reste un chantier que nous n’avons pas clos', sauf erreur de ma part l'abandon du centralisme démocratique date du 28ème congrès en1994, il y a 16 ans. Un chantier ouvert pendant 16 ans peut traduire soit une intense activité, soit au contraire un chantier à l'abandon, et l'on peut comprendre que les interprétations puissent être pour le moins divergentes sur ce point. Mais, restons résolument optimiste, tu enchaines en écrivant " Tout en continuant à progresser, sachons reconnaître que le respect de la diversité repose sur deux piliers: le respect des décisions majoritaires et le respect des opinions minoritaires."

Le respect de la diversité, et des opinions minoritaires ne doit-il pas commencer par le respect des conditions d'un véritable débat ? Et c'est bien sur ce point que ton texte suscite pour moi des interrogations sur sa forme même.

Tu indiques dès le deuxième paragraphe " La lettre de démission qu’ils nous ont adressée s’en tient pour l’essentiel à une critique du travail et de la vie démocratique de la direction nationale, qu’ils estiment être dominés par « des logiques d’exclusion ». Le problème posé par ces camarades, nous le savons, va au-delà et s’inscrit, pour une part de ces camarades, dans une démarche de départ collectif du Parti.". Je ne sais pas qui est ce '"nous" qui sait lire ce qui n'est pas, tu le dis toi-même, écrit dans le texte collectif auquel tu fais référence.

Il serait souhaitable, si l'on veut créer un vrai débat démocratique de s'en tenir à ce que l'autre à écrit ou dit et non pas à ce que l'on sait, suppose ou devine de ce qu'il aurait du ou pu écrire, dire ou penser. Si chacun poursuit ainsi le débat, en répondant aux présupposés de l'autre, il y a peu de chance qu'un terrain non pas d'entente mais d'écoute soit trouvé.

 

Persuadé de ta volonté de créer un vrai débat démocratique, reçois, cher Pierre, mes sincères salutations.

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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 16:44
Lu en première page de l'Humanité, L'abstention, en hausse vertigineuse, sanctionne la majorité.  Et un peu plus loin, Pierre Laurent, tête de liste du Front de Gauche en Ile-de-France commente son résultat " Ce résultat est en légère progression par rapport au score du Front de gauche aux élections européennes. Notre force devient ainsi incontournable et utile à la gauche pour la future assemblée régionale".

 

Certes, le Front de gauche se maintient par rapport au score des élections européennes, de 176. 862 à 189.187 voix, mais si l'on compare au résultat obtenu par la liste conduite par Marie-George Buffet aux élections régionales de 2004, le résultat est tout autre, avec 74.733 voix de moins soit une baisse de 28%. Le taux de participation était en 2004 de 61,17%, contre 42,06% aux élections européennes, et 43,89% hier.

D'autre part, ces chiffres d'abstention sont encore plus impressionnants rapprochés de la population francilienne. Selon le dernier recensement de 2006, l'Ile-de-France compte 8.845.878 habitants de 18 ans et plus, alors que le nombre d'inscrits sur les listes électorales était de 6.764.664, soit un taux d'inscription de 76,47%. Le nombre de bulletins exprimes représente donc 32,66% des habitants…

Mais pour ces mêmes élections régionales, les listes conduites par Jean-Paul Huchon avec 729.861voix et Cécile Duflot avec 479.039 voix progressent de 38.442 voix par rapport au résultat de 2004 de la liste PS Verts.

Il semble que l'abstention, en Ile-de-France, n'ait pas sanctionné que la majorité et nous concerne aussi !

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1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 23:36

"Réunis le 23 septembre, les formations constitutives du Front de Gauche ont tenu à réaffirmer leur volonté de poursuivre, élargir, et enraciner le Front de Gauche dans la durée, dans les luttes et dans les urnes.", ainsi débute la déclaration commune du Parti Communiste Français, du Parti de Gauche et de la Gauche Unitaire.

 

Hasard du calendrier, cette déclaration est publiée entre les deux tours de l'élection cantonale d'Argenteuil-Est. Lors des dernières élections cantonales, Marie-José Cayzac avait été élue avec 22 voix d'avance face au conseiller sortant UMP Philippe Métézeau dans le canton d'Argentueil-Est. Cette élection a été annulée par le Conseil d'Etat.

Cette élection devait décider de la majorité au conseil général, en effet après cette annulation la répartition des sièges était la suivante, groupe socialiste 18 sièges, groupe communiste 1 siège, groupe union pour le Val d'Oise 19 sièges.

Marie-José Cayzac, élue communiste, s'est présentée donc à cette élection, avec le soutien du Parti socialiste et des Verts. Elle a été battue, au second tour le candidat UMP obtenant 58% des voix.  Elle dénonçait au lendemain des élections les règlements de compte "entre d'anciens soutiens et sympathisants socialistes et leur parti, qui avaint apporté leur soutien au candidat UMP" ainsi que la "municipalisation" de la campagne par la droite.

 

Est-ce un effet du politiquement correct, la candidate n'évoque pas la présence au premier tour d'un candidat du Parti de Gauche, présence qui n'a surement pas contribué à clarifier les positions. D'autant plus que cette candidature n'était pas un acte isolé, le candidat local ayant reçu le soutien de Jean-Luc Mélenchon, pendant que Marie-José Cayzac recevait le soutien de Patrick Le Hyaric.

Il ne s'agit pas de faire le calcul du coût du refus de l'alliance comme le fit Jean-Luc Mélenchon au lendemain des élections européennes. Mais si l'on veut "enraciner le Front de Gauche dans la durée, dans les luttes et dans les urnes.", il serait bon de commencer par s'expliquer sur ce choix de partir dispersés lors de cette élection.

L'enjeu était-il de tenter de battre la droite ou de se contenter de savoir qui du Parti de Gauche et du Parti Communiste Français perdrait au second tour face à l'UMP ?

 

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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 21:49

Nous voilà donc rassurés, après avoir rencontré Nicolas Sarkozy le 25 août, les dirigeants des banques françaises ont pris de nouveaux engagements concernant  les bonus de leurs salariés.

Les bonus seront versés par tiers sur trois ans, avec un système de bonus malus si l'activité du trader perd de l'argent dans les années qui suivent. Une décision révolutionnaire qui laisse rêveur.. Marc Salvat, responsable des formations finance chez First Finance en a détaillé le fonctionnement dans Le Monde:  "exemple du trader qui devra toucher un million d'euros entre 2010 et 2012. Si, en 2011, son entreprise s'aperçoit que les opérations prises en 2010 se sont avérées néfastes pour l'entreprise un an plus tard, elle peut supprimer le versement des 330 000 euros" Le trader ne rembourse par pour autant les sommes déjà perçues, mais ce qui est fascinant c'est d'apprendre que jusqu'à ce jour, les bonus étaient perçus sur des opérations néfastes pour l'entreprise dès l'exercice suivant :!

Les rémunérations dans les banques bénéficiant d'une aide publique seront "supervisées", Michel Camdessus a été chargé de cette mission.  L'on ne peut que reconnaître que Michel Camdessus est le candidat idéal à ce poste, ancien directeur du Fonds Monétaire international il est l'un des artisans de la dérèglementation qui a conduit à la fois à la crise financière et économique et aux excès en tous genres en terme de spéculations et donc de bonus. Il a en outre précisé que sa feuille de route dépendra des résultats du G20 de Pittsburgh, les 24 et 25 septembre.

 

Quel est donc le but de ces engagements dont l'on peut se demander s'ils seront tenus par les banquiers ?

Si l'objectif est de tenter de rassurer à bon compte l'opinion publique, le résultat sera surement atteint, et les banques seront beaucoup plus discrètes lors des prochaines publications de résultat pour ne pas attirer l'attention de l'opinion publique sur ce point.

Si l'objectif avait été de supprimer voire de limiter réellement les bonus d'autres solutions plus drastiques auraient été possibles.

D'autant plus que, alors que Nicolas Sarkozy semble s'émouvoir des montants des rémunérations des traders, il a renoncé à agir sur l'autre aspect, la redistribution par la voie d'une fiscalité progressive. Non seulement, il a mis en place un "bouclier fiscal" qui limite l'impôt payé par les rémunérations excessives qui semblent tant le toucher. Mais en outre, les parlementaires UMP Gilles Carrez et Pierre Méhaignerie ont renoncé à rouvrir, cet automne, le débat sur une réduction généralisée des niches fiscales, là aussi le choix est clair évitons de faire payer plus d'impôt sur le revenu aux contribuables qui ont les ressources suffisantes pour pouvoir utiliser ces niches fiscales.

 

Encore une fois la politique de Nicolas Sarkozy va dans le même sens, en refusant à la fois de réglementer réellement les rémunérations dans les banques et en plafonnant leur fiscalisation,  le signal est clair. Enrichissez-vous et l'Etat vous aidera !

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23 août 2009 7 23 /08 /août /2009 21:59

"Il devient risqué de se cacher dans un paradis fiscal" selon Pascal Saint-Amans, spécialiste à l'OCDE. C'est  le point de vue qu'il a longuement développé dans une interview publié dans Le Monde du 15 août.

Il précise que des projets majeurs ont été accomplis et que de nombreux pays ont accepté de respecter les standards de l'OCDE. Personne ne remettra en cause les engagements de nombreux pays désireux de quitter la liste noire sur laquelle figurent les pays qui refusent de livrer des informations financières ou bancaires.

La vraie question est simplement de savoir comment se fait le passage des engagements aux actes, de passer donc de la liste grise sur laquelle figurent les pays qui ont promis de transmettre les informations à la liste blanche regroupant les pays qui transmettent les informations.

Pour Pascal Saint-Amans la réponse est évidente, "nous allons mettre en place un système de revue par les pairs comme cela existe pour la lutte contre le blanchiment de l'argent".

Ce principe de contrôle pose le problème habituel de la confiance que l'on peut faire aux pairs pour exercer un contrôle. Et l'exemple du scandale Bernard Madoff est là pour montrer les limites du contrôle. L'escroquerie mise en œuvre par Bernard Madoff était d'une grande simplicité, elle consistait à payer les intérêts avec les dépôts effectués par les "clients" suivants. Une escroquerie d'une telle simplicité qu'on ne la croyait possible que dans des secteurs financiers les plus rudimentaires. Les contrôles n'ont pas fonctionné au cœur du système financier et bancaire américain. Le fait que Bernard Madoff soit un des membres influent de ce système, président du Nasdaq de 1990 à 1993, a sans aucun doute aidé au fonctionnement du contrôle, par les pairs ou autres ! Ne déclarait-il pas en 2007 " Dans le système réglementaire actuel, il est tout simplement impossible de contourner les règles ou d'enfreindre la loi". Pascal Saint-Amans et Bernard Madoff auraient-ils le même sens de l'humour ?

Pour lutter contre les paradis fiscaux c'est contre le système financier lui-même qu'il faut lutter.

"Qu'est-ce qui est le plus moral, créer une banque ou l'attaquer ? " se demandait Bertolt Brecht

 

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10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 22:22

Xavier Darcos, vient d'affirmer dans un entretien au Parisien-Aujourd'hui en France, que la loi sur le travail du dimanche devrait être "opérationnelle en totalité" à la fin septembre. Voila donc un beau cadeau pour les salarié-es et leurs familles en rentrant de vacances.

Mais le gouvernement nous a rassuré le principe du libre consentement des salariés est réaffirmé ! Ce que ne nous dit pas le gouvernement c'est à quel point le recours au libre consentement est une véritable régression.  

Le droit du travail en France est une longue construction à partir de 1791. Après la suppression des corporations et l'interdiction des coalitions de métiers, et les grèves "chaque homme est libre de travailler là où il le désire, et chaque employeur libre d’embaucher qui lui plaît grâce à la conclusion d’un contrat dont le contenu est librement déterminé par les intéressés."  Le rapport entre l'ouvrier libre et le patron  est un élément de l'exploitation capitaliste. Mais pour être certain que cette liberté soit bien utilisée dans le "bon sens" le législateur avait fixé quelques règles telle celle de l’article 1781 du code civile qui prévoyait qu’en cas de litige sur le salaire, la parole du maître l’emporte sur celle de l’ouvrier devant les tribunaux.

Les avancées sociales obtenues par la lutte se sont toutes traduites dans des mesures réglementant le face à face salarié employeur pour limiter la possibilité pour ce dernier d'utiliser le rapport de force en sa faveur.

Aujourd'hui au nom du modernisme l'on renvoie les salariés vers un face à face inégal. Et vu l'état du marché du travail, qui peut décemment croire qu'un salarié a les moyens de  choisir librement de travailler ou non le dimanche ?

 

Si comme Xavier Darcos l'affirme la loi sur le travail du dimanche est opérationnelle dès septembre quels sont les partis politiques qui sont prêts à s'engager à supprimer cette loi ?

 

Et d'ici là, puisque Xavier Darcos au sujet des extensions des zones touristiques parisiennes n'imagine pas que le maire de Paris puisse être contre, il nous reste à nous mobiliser pour que à Paris, comme dans toutes les collectivités locales concernées les majorités de gauche prennent leurs responsabilités.

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