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7 août 2009 5 07 /08 /août /2009 11:18

Christian Estrosi, ministre de l'industrie a déclaré. "La crise est peut-être un prétexte pour les dirigeants de Molex".

Ce qui est surprenant ce n'est pas tant le contenu de cette déclaration mais le fait que Christian Estrosi semble avoir découvert cela tout récemment. L'on ne peut certainement pas lui reprocher de ne pas avoir lu des analyses marxistes mais il aurait au moins pu écouter les discours de son premier ministre.

François Fillon a en effet déclaré à l’occasion de la visite d’une usine d’extraction et de transformation d’amidon le 16 février 2009 à Lestrem (Pas-de-Calais) "nous pensons que la crise est aussi là pour cela, elle est là pour précipiter des décisions difficiles qui auraient attendu dans une période plus faste" dans un discours concernant la suppression de la taxe professionnelle mais qui peut trouver de nombreuses autres applications.

 

Un peu de sérieux, la vraie déclaration aurait du être "La crise est un prétexte pour les dirigeants", et Christian Estrossi, François Fillon, Nicolas Sarkozy sont des dirigeants !

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28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 20:42

Le chômage a enregistré un léger recul en juin, la nouvelle est répétée en boucle par les médias.

 

Cette information pose une vraie question. Le discours officiel annonce en effet un recul, même léger, du chômage, mais la sensation est plutôt inverse. Les journaux annoncent tous les jours de nouvelles suppressions d'emplois et nous sommes quasiment tous aujourd'hui confrontés au chômage soit à titre individuel soit avec un proche en recherche d'emploi.

Certes si l'on regarde plus près les chiffres officiels, l'on peut constater que cette baisse du chômage ne concerne que les chômeurs inscrits en catégorie A, sans aucune activité, tandis que le nombre de chômeurs en catégorie B et C, exerçant une activité réduite, a progressé. En outre cette baisse est aussi liée à un nombre important de "cessations d'inscription pour défaut d'actualisation" au pôle emploi.

Mais ces précisions n'empêchent pas de titrer "Baisse surprise du nombre de chômeurs en juin" le Figaro; "La bonne surprise des chiffres du chômage" le Parisien… Nous sommes là encore une fois confrontés à un décalage entre le discours officiel et la réalité. Ce décalage nous l'avons déjà rencontré  concernant l'inflation. Le discours officiel annonce un taux d'inflation faible, mais l'augmentation du coût de l'énergie visible à la pompe ou sur la facture d'électricité et des produits alimentaires contredit au quotidien ce discours officiel. Cela ne remet pas en cause la fiabilité des données de l'INSEE, mais remet en cause la manière de regarder le réel, comme pour les chiffres du chômage. Les prix de l'informatique, de la téléphonie ont baissé, tirant vers le bas  les indices des prix, mais ce ne sont pas les produits de consommation courante pour lesquels une inflation est ressentie à juste titre.

 

Ce décalage entre le discours et la réalité a une conséquence immédiate, il rend non crédible le discours politique puisque ce discours parle d'une réalité qui n'est pas celle que l'on peut vivre au quotidien. Il accroit encore ainsi le décalage entre la population et la "classe politique".

Ce décalage est tel que l'on peut se demander aujourd'hui si l'objectif de la politique est de modifier le réel ou de modifier le réel décrit.

 

 

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25 juillet 2009 6 25 /07 /juillet /2009 19:58

Xavier Darcos a prévenu vendredi qu'il ne fallait pas que les conflits sociaux se transforment en "guerre civile", "Il n'y a aucune solution qui passe par des menaces, par des ultimatums, par des menaces de mort, par des séquestrations, ce n'est pas comme ça que les choses se passent".

Mais pour que "les gens se parlent, s'expliquent et dialoguent " comme le préconise  Xavier Darcos il faut au préalable que les deux parties acceptent de dialoguer et de négocier. C'est peut-être là le défaut de l'argumentation de Xavier Darcos, un accord entre des parties ayant des intérêts opposés peut-il se construire sans s'appuyer sur des rapports de force. Et ce d'autant plus que comme le préciser Xavier Darcos "en même temps, il y a une réalité économique, je vois par exemple que le bénéfice de Saint-Gobain au premier semestre a diminué de 88 %...Il faut quand même que l'on sache ça: les entreprises sont aussi elles-mêmes en difficulté, il n'y a pas que les salariés",. Le contexte est clair, les entreprises n'ont pas les moyens de négocier. L'argument serait sans aucun doute plus crédible si lorsque la réalité économique était meilleure les entreprises avaient veillé à ce que les salaires s'envolent au même rythme que les dividendes.

 

Xavier Darcos peut agiter le spectre de la guerre civile, la réalité est toute autre. Des salariés se battent pour obtenir, souvent avec l'énergie du désespoir, face à des suppressions massives d'emplois. Ils ne luttent même plus pour conserver leur emploi tant les experts en tous genres ont fini par les convaincre que les suppressions d'empois étaient inéluctables.

Des salariés se battent et peuvent s'appuyer sur les positions de certains de nos "grands dirigeants". Comme Thierry Morin ex PDG de Valeo qui a déclaré " Je ne trouve pas illogique, après vingt années passées dans une entreprise que je quitte contre mon gré, de partir avec deux années de salaire", même si en l'occurrence il ne visait que sa propre indemnité de 3,2 millions d'euros.. De même Pascal Lamy directeur général de l'OMC, grand chantre de l'ultra libéralisme, adepte des plans d'ajustements structurels, a réclamé une augmentation de 32% de rémunération bien sur uniquement pour sa propre rémunération…

 

Ce n'est pas une guerre civile, ce sont des conflits sociaux, dont les modes d'action, contrairement à ce que semble laisser croire Xavier Darcos,  ne sont  pas condamnés par la majorité des Français dont il se réclame pourtant. En avril un sondage IPSOS pour Paris Match constatait que seul 7% des sondés condamnaient les séquestrations de dirigeants d'entreprises, 63% les comprenaient sans les approuver et 30% les approuvaient.

Si Xavier Darcos et ses amis ne comprennent pas très vite que la question posée est bien celle de la répartition de la plus value créée entre les salariés et les actionnaires ce sera eux qui réactiveront la guerre sociale.

 

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17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 20:39

Cher Jean-Luc,

 

 Lors des dernières élections cantonales, Marie-José Cayzac a été élue avec 22 voix d'avance face au conseiller sortant UMP Philippe Métézeau dans le canton d'Argentueil-Est. Cette élection a été annulée par le Conseil d'Etat.

L'enjeu de l'élection a venir est important, après cette annulation la répartition des sièges au conseil général du Val d'Oise est la suivante, groupe socialiste 19 sièges, groupe communiste 1 siège, groupe union pour le Val d'Oise 19 sièges. Cette élection décidera donc aussi de la présidence du conseil général.

 

Marie-José Cayzac, élue communiste, se présentera donc à cette élection, avec le soutien du Parti socialiste.

Dans cette élection à haut risque il est surprenant d'apprendre que le Parti de gauche présente un candidat au risque de voir le candidat UMP l'emporter dès le premier tour.

 

Sur ton blog tu écrivais au lendemain des élections européennes " à propos du coût du refus par le NPA de l’alliance dans le Front de Gauche…Relisez et faites savoir: la désunion de l’autre gauche a permis à Le Pen et à Hortefeux d’être élus…"  

Peut-on aujourd'hui prendre le risque d'avoir à faire la même analyse au lendemain de cette cantonale ?

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18 juin 2009 4 18 /06 /juin /2009 11:37

Lu sur le blog de Jean-Luc Mélenchon "J’en viens à mes éclairages. Et d’abord à propos du coût du refus par le NPA de l’alliance dans le Front de Gauche. On se souvient, c’est une façon de parler, de notre bataille pour rassembler dans le Front de gauche toute l’autre gauche. Et notamment le NPA. Au vu des résultats que ce serait-il passé?" S'en suit une analyse des résultats ou plutôt un recalcul des résultats en additionnant les voix des listes de l'autre gauche dans chacune des circonscriptions métropolitaines.

Ce calcul fait apparaître effectivement une meilleure représentation, dans le Nord, l'Ile de France le Sud-est et le Sud-ouest deux élus au lieu d'un, supplémentaire, dans l'Est et dans le Centre, un élu. Et Jean-Luc Mélenchon de conclure  "Quel symbole non? Relisez et faites savoir: la désunion de l’autre gauche a permis à Le Pen et à Hortefeux d’être élus…"

 

Ces commentaires appellent quelques remarques.

Tout d'abord de nombreux élus tant réels que potentiels sont des élu-es.

D'autre part si le début de l'argumentaire vise le refus du NPA, le calcul effectué inclut visiblement toutes les voix de l'autre gauche, avec les seules voix du NPA le mode de répartition ne serait pas modifié ni en Ile de France ni dans le Sud-est, il eût été préférable de le mentionner dans l'article qui dédouane totalement Lutte ouvrière.

 

Enfin, les choix des uns et des autres ont toujours des conséquences à court et à long terme, et l'on pourrait disserter à l'infini sur ce qu'aurait été l'élection présidentielle de 2002 si la gauche avait été unie au premier tour, et sur tant d'autre choix…

Si Jean-Luc Mélenchon souhaite poursuivre la démarche du Front de Gauche ce n'est certainement pas en invectivant ceux qui auraient du ou pu le rejoindre. Serait-ce là un vieux réflexe lambertiste ?

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10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 23:26

40,65% de votants, ce chiffre a été longuement commenté et débattu.

Un autre chiffre aurait pu être discuté. L'élection en France est organisée dans des circonscriptions inter-régionales, avec de plus la  nécessité d'obtenir au moins 5% des suffrages exprimés pour pouvoir être comptabilisé lors de la répartition des sièges. La conséquence de ce mode d'élection est que de très nombreux électeurs voient leur suffrage non pris en compte dans leur circonscription inter-régionale. Sur les 17 218 974 de suffrages exprimés, 3 790 407 ne sont ainsi pas pris en compte soit plus de 22%, dans le Centre, ce sont ainsi plus de 40% des suffrages exprimés qui ne sont pas pris en compte.

Ce mode d'élection crée de fortes disparités, l'UMP avec 28% des suffrages obtenant 40% des sièges.

 

Un mode d'élection plus démocratique aurait été possible avec une répartition nationale des 72 sièges.

Les "petites listes" auraient été mieux prises en compte, et seuls 520.680 électeurs auraient été exclus de la répartition des sièges.

 

L'Alliance Ecologique Indépendante aurait obtenu 2 sièges,

Debout la République 1 siège,

Le Front national, 2 sièges supplémentaires soit 5 sièges,

Libertas, 2 sièges supplémentaires soit 3 sièges,

Le NPA 3 sièges,

Le PS 1 siège de moins soit 13 sièges,

Les Verts; 2 sièges de moins soit 12 sièges,

Et l'UMP 7 sièges de moins soit 22 sièges.

Le nombre de siège du Modem et du Front de gauche restant inchangé soit, 6 et 5 sièges.

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22 mai 2009 5 22 /05 /mai /2009 21:07

A deux semaines des élections européennes, les derniers sondages, articles, déclarations sans aucun doute aident à la clarification des enjeux.

 

Europe 1 commente le premier sondage en Ile de France par TNS Sofres / Logica "le bloc de gauche (de l'extrême gauche aux écologistes) devancera le bloc de droite (de l'UMP à l'extrême droite) en Ile-de-France avec 45% des intentions de vote contre 39%.". Un rapide calcul permet de constater que 84% des intentions de vote ne se retrouvent dans aucun des deux blocs. Si certaines "petites listes" peuvent être difficiles à placer sur l’échiquier politique, pour Europe1 la question de la place du Modem ne se pose pas, le Modem n'est ni à gauche, ni à droite..

 

A priori rien de très nouveau, l'idée que le Modem serait "ailleurs" est mise en avant régulièrement, y compris dans la campagne électorale pour les élections européennes sans aller plus loin et regarder les votes des députés européens du Modem qui sont eux très clairs et sûrement pas "ailleurs" !:

Plus étonnant par contre la déclaration de Jean-Christophe Cambadélis dans Le Parisien du 19 mai "Si on additionne toutes les listes opposées à la politique gouvernementale, on atteint 70 % des intentions de vote. Avec moins de 30 % des voix, l’UMP est loin d’être flamboyante !". Quel sens peut avoir l'addition des voix de gauche avec des voix du Modem, même s'il reste "ailleurs", et avec celles du Front National dont l'on sait où il se situe sur l’échiquier politique ? N'est ce pas là une certaine vision des alliances possibles qui, en excluant le coté outrancier de la présence de l'extrême droite de cette addition, tendrait à définir un nouveau front anti-UMP ?

 

Et Jean-Michel Baylet, sénateur PRG du Tarn-et-Garonne, dans la même édition du Parisien, a précisé un peu plus cette évolution. Annonçant la création d'un groupe PRG à l'Assemblée nationale il précise "Nous avons un groupe au Sénat qui fonctionne très bien", mais dont il oublie de préciser que l'un des trois vice-présidents est Aymeri De Montesquiou, membre du Parti Radical dont le président est Jean-Louis Borloo et les autres sénateurs siègent dans le groupe UMP.

 

N'est-il pas temps de sortir de cette confusion et d'affirmer enfin des valeurs de gauche, à moins que pour certains l'abandon de ces valeurs ne soient le prix à payer pour gagner.

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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 21:41

Les modalités de mise en œuvre choisies par la France pour les élections européennes ne permettent pas une représentation équitable sur l'ensemble du territoire et favorisent largement les grands partis constituant ainsi une nouvelle marche vers le bipartisme, j'ai déjà eu l'occasion de m'exprimer sur ce point, http://jm-arberet.over-blog.com/article-28982081.html.

 

Le dernier sondage Ifop pour Paris Match permet d'en donner une application chiffrée.

Selon ce sondage les résultats seraient les suivant:

Liste Lutte Ouvrière

2,00%

Liste Nouveau Parti Anticapitaliste

7,00%

Liste Front de Gauche

6,50%

Liste du Parti Socialiste

21,50%

Liste Europe Ecologie

7,00%

Liste Modem

13,50%

Liste UMP

27,00%

Liste MPF-CPNT

5,00%

Liste Debout la République

1,00%

Liste du Front National

7,50%

autres Listes

2,00%

 

Une proportionnelle intégrale donnerait le résultat suivant en nombre de sièges

Liste Lutte Ouvrière

1

Liste Nouveau Parti Anticapitaliste

5

Liste Front de Gauche

5

Liste du Parti Socialiste

16

Liste Europe Ecologie

5

Liste Modem

10

Liste UMP

21

Liste MPF-CPNT

3

Liste du Front National

6

 

Une approche du résultat avec les règles françaises et en estimant un résultat réparti uniformément sur l'ensemble du territoire donnerait le résultat suivant en nombre de sièges

Liste Nouveau Parti Anticapitaliste

5

Liste du Parti Socialiste

21

Liste Europe Ecologie

5

Liste Modem

9

Liste UMP

26

Liste du Front National

6

 

L'effet apparaît clairement, les sièges sont répartis sur 6 listes en non plus sur 9 listes, les listes Lutte Ouvrière, Front de Gauche et MPF-CPNT n'obtenant plus de sièges.

Les deux "grands partis" UMP et PS gagnent 5 sièges chacun et,représentant à eux deux 48,50% des voix, obtiennent 65% des sièges.

Enfin un écart de 0,5% de voix entre le Front de Gauche et le Nouveau Parti Anticapitaliste se traduit par un écart de 5 sièges…

 

Le bipartisme est en marche !

 

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13 mars 2009 5 13 /03 /mars /2009 14:31

Les élections européennes auront lieu le 7 juin, et comme lors de chaque élection des campagnes vont être menées pour inciter les électeurs à aller voter. Déjà sur le site du parlement européen l'on peut trouver une rubrique dix bonnes raisons pour aller voter, avec cette phrase superbe " Si vous ne votez pas, alors ne vous plaignez pas".

 

Mais pour éviter de se plaindre, il est normal aussi de comprendre le mode d'"élection et la façon dont son vote sera pris en compte.

 

Nous l'avons tous entendu, les élections européennes sont des élections à la proportionnelle, la France aura 72 représentants, un calcul rapide laisserait penser qu'il suffit donc de 1,39% (100% divisé par le nombre de sièges, 72) des suffrages exprimés pour obtenir un siège. Et dans ce cas la plupart des votes seraient en effet pris en compte.

 

Mais il n'en est rien.

Tout d'abord, si la majorité des Etats membres n’ont pas fixé de seuil minimal de pourcentage de voix pour avoir un député, en France, comme en Allemagne, Lituanie, République tchèque et Slovaquie , les listes qui n'ont pas obtenu 5% des voix sont exclues de la répartition des sièges. En Autriche et en Suède ce seuil est fixé à 4%, et en Grèce à 3%. Il semble donc qu'il faille obtenir 5% des voix exprimées pour obtenir un siège, et déjà l'on peut s'interroger sur la prise en compte de nombreux votes qui se porteraient sur des "petites" listes.

 

Mais il n'en est rien.

Le mode d'élection en France n'est pas un vote à la proportionnelle sur l'ensemble du territoire mais un scrutin organisé dans des circonscriptions inter-régionales. Ces circonscriptions sont au nombre de 8. Les deux plus importantes, Sud-Est (Corse, Provence-Alpes-Côte d'Azur, Rhône-Alpes) et Ile-de-France, auront chacune 13 élus, la plus petite, Outre-Mer, en aura trois.

Donc pour obtenir un siège une liste doit obtenir en Ile-de-France et dans le Sud-Est 7,69% des suffrages, non pas exprimés mais pris en compte, c'est-à-dire les exprimés moins les suffrages des listes n'ayant pas obtenu 5% des suffrages exprimés. Pour l'Outre-Mer le pourcentage à obtenir est de 33,33%.

 

Comme on peut le constater, le système est tout à fait clair et lisible, il permet une représentation équitable sur l'ensemble des territoires et la prise en compte de tous les votes, à condition de voter pour les "grand" partis.

La réponse sera peut-être " Si nous ne votons pas, alors ne vous étonnez pas".

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18 février 2009 3 18 /02 /février /2009 08:24

Dans une interview accordée au journal Le Parisien le 13 février, à la question "Les événements qui secouent les Antilles peuvent-ils se propager en métropole ?"

Martine Aubry a répondu "Le sentiment d’injustice aux Antilles est d’autant plus fort que la vie y est plus chère qu’en métropole. Je crains effectivement que le sentiment de ras le bol des Guadeloupéens et des Martiniquais ne se diffuse ici. Notamment parce que le président de la République reste sourd aux attentes des Français. C’est ce décalage qui me fait craindre une propagation des événements qui agitent les Antilles. Il faut tout faire pour que cela n’arrive pas."

 

Et je dois avouer après avoir relu plusieurs fois cette déclaration m'interroger sur le sens de ces propos.

 

Soyons clair, je suis en accord avec la phrase " le président de la République reste sourd aux attentes des Français", mais c'est bien la seule…

 

Peut-on, doit-on parler de "sentiment d'injustice", et qui plus est, en insistant à la phrase suivante avec un "sentiment de ras le bol". S'il s'agit d'un "sentiment", l'on se situe dans le domaine du subjectif, du ressenti, n'y a-t-il donc pas d'injustice dans la situation dénoncée depuis plusieurs semaines en Guadeloupe ?

Et le décalage évoqué ensuite est-il entre un président qui reste sourd et un sentiment ou entre un président qui reste sourd et une situation qui se dégrade aux Antilles comme en métropole ?

 

Pour moi la réponse est claire, si le sentiment d'injustice est de plus en plus fort c'est parce que la société dans laquelle nous vivons est de plus en plus inégalitaire, parce que aux Antilles comme en métropole les profits alimentent les revenus du capital et non pas les salaires.

 

Alors oui la propagation de ces évènements est possible. Mais pourquoi la craindre, fallait-il craindre mai 68 ? Fallait-il craindre les occupations d'usine du Front populaire ?

 

Et il ne faut pas tout faire pour que cela n'arrive pas. Il faut simplement renverser radicalement l'ordre économique existant pour que cela n'ait plus jamais besoin d'arriver !

 

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