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16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 11:20

 "L'Académie française, dans sa séance du 15 mars 2012, a enregistré les candidatures de MM. Michel Carassou, Olivier Mathieu, Patrick Poivre d'Arvor au fauteuil de M. Pierre-Jean Rémy (fauteuil 40)" c'est par ce communiqué qu'a été officialisée la candidature de Patrick Poivre d'Arvor à l'Académie française.

 

Selon les informations disponibles sur le site officiel, "Le rôle de l’Académie française est double : veiller sur la langue française et accomplir des actes de mécénat... Aujourd’hui, elle agit pour en maintenir les qualités et en suivre les évolutions nécessaires. Elle en définit le bon usage... Elle rassemble des poètes, des romanciers, des hommes de théâtre, des philosophes, des médecins, des hommes de science, des ethnologues, des critiques d’art, des militaires, des hommes d’État, des hommes d’Église, qui ont tous illustré particulièrement la langue française."

 

Patrick Poivre d'Arvor participerait donc à cette longue tradition, dans laquelle l'on ne peut s'empêcher de citer pour leur participation à l'illustration de la langue française, Valéry Giscard d'Estaing, auteur notamment d'un célèbre Giscard d'Estaing présente la Constitution pour l'Europe, Pierre Mesmer ancien militaire, ancien administrateur colonial, ancien premier ministre, glorieux héritier d'une lignée de militaires dont la retraite s'est déroulé quai Conti, comme l'amiral Lucien Lacaze dont l'œuvre se résume selon l'aveu même de l'Académie française à quatre préfaces...

Mais, un futur académicien avait déjà fort bien souligné au XIXème siècle, l'illustre gloire des académiciens

"- L'Académie est là ?

- Mais... j'en vois plus d'un membre ;Voici Boudu, Boissat, et Cureau de la Chambre ; Porchères, Colomby, Bourzeys, Bourdon, Arbaud...Tous ces noms dont pas un ne mourra, que c'est beau !"

 

Patrick Poivre d'Arvor ne dépareillerait finalement pas dans cette liste, mais qu'l se rassure même s'il n'est pas élu, son immortalité est déjà assurée, non pas pour son œuvre littéraire mais pour les accusations de plagiat, pour sa condamnation pour avoir accepté des cadeaux destinés à favoriser le passage sur TF1 de Michel Noir et pour sa fausse interview de Fidel Castro....

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 23:16

Dans un discours le 3 mars à Dijon François Hollande a exposé sa conception de la présidence, critiquant celle de Nicolas Sarkozy, et notamment "le règne de l'omniprésidence, le régime d'un seul. (...) L'omnipotence (qui)  conduit à l'impuissance."

Comment ne pas être d’accord avec cette déclaration ?

Surtout après la remarque de François Hollande concernant Jérôme Cahuzac, chargé du budget dans son équipe de campagne. En effet, ce dernier a semblé très surpris d'apprendre, lundi soir sur le plateau d'Yves Calvi, l'intention de François Hollande de créer une nouvelle tranche d'imposition à 75 %. Et lorsque le candidat a été interrogé sur cette surprise exprimée par Jérôme Cahuzac, il a déclare "Maintenant, il est au courant... Il est normal que je prenne un certain nombre d'initiatives, Je suis le candidat",

De la candidature d'un seul pour mettre fin au régime d'un seul ?

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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 18:44

"Donnez sa chance à la Grèce" c'et le titre d'une pleine page de publicité parue notamment dans Les Echos des 24 et 25 février.

Le début du texte est hélas classique, rappelant l'ampleur du plan d'austérité "le plus sévère de l'ère moderne". Mais très vte le discours se précise " occasion de bâtir une nouvelle Grèce", "nous n'en avons pas fini avec la rigueur." Et le texte finit en apothéose " Nous tiendrons nos engagements. Nous avons déjà fait des sacrifices. Nous sommes prêts à en faire d'avantage."

En bas de page, et en plus petits caractères, nous pouvons apprendre que cette publicité est financée par  un groupe d'entrepreneurs grecs. Faudrait-il en déduire qu'une partie du patronat grec est prêt à faire plus de sacrifice, à faire payer la crise aux dirigeants et aux actionnaires, ou plus vraisemblablement qu'en cette période de crise le patronat grec n'oublie pas de jouer son rôle dans la lutte des classes ?

Le peuple grec n'a pas à supporter ce plan d'austérité qui est à la fois inacceptable et inefficace, la seule vraie question à se poser est celle de la légitimé de cette dette et donc de l'obligation de la rembourser. Mais cela heurterait trop les intérêts des capitalistes, y compris grecs, pour que le journal de lutte des classes, Les Echos, puisse envisager d'évoquer ce point.

 

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Publié par Jean-Michel Arberet
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24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 21:39

Le candidat Nicolas Sarkozy était présent au journal télévisé de 20 heures le 22 février sur France 2. Il s'est donc exprimé sur les propositions de son programme électoral, notamment l'augmentation des bas salaires. C'est à se demander si c'est le même Nicolas Sarkozy qui est président depuis 5 ans sans avoir mis en œuvre ces superbes propositions.

Le principe est simple, il compte mobiliser pour cela la prime pour l'emploi, soit 2,5 milliards d'euros, à laquelle il ajouterait 1,5 milliards d'euros provenant de l’augmentation de la fiscalité sur les dividendes, pour un total de 4 milliards d’euros. "Ca nous permettra d'alléger pour 7 millions de personnes 4 milliards d'euros de charges, ce qui permettrait d'augmenter les salaires d'un peu moins de 1.000 euros par an." Il semblerait qu’en divisant les 4 milliards d'allègement de charges par les 7 millions de personnes, le résultat soit de 571 euros, soit en effet, un peu moins de 1.000 euros !

Quant à ceux qui sont au chômage, ils ne sont pas oubliés, l'objectif annoncé est que " le travail soit davantage rémunéré que l'assistanat." Et de plus "Quelqu'un qui est au RSA  qui n'a pas d'emploi, qui n'est pas en formation, devrait faire 7 heures de travail d'intérêt général par semaine." Le  travail d'intérêt général a été institué par la loi du 10 juin 1983, conçu comme une peine alternative aux courtes peines d'emprisonnement. Le choix des termes utilisés est significatif, la solidarité nationale est remplacée par "l'assistanat", et les titulaires du RSA assimilés à des délinquants.

 

Et lorsque Nicolas Sarkozy déclare "une question qui m'est posée sans arrêt par les Français: comment se fait-il que nous qui travaillons, je parle là des petits salaires, il nous arrive de rencontrer des gens qui ne travaillent pas et qui au fond ont des revenus supérieurs aux nôtres ?" je présume qu'il évoque là ses amis du Fouquet's....

 

 

 

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Publié par Jean-Michel Arberet - dans Gauche-Droite
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23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 13:07

 Sur les sites de plusieurs journaux britanniques, a été publié un article sur un jugement rendu dans une affaire de viol. Et après les avoir lus, et relus, j'espère encore avoir mal compris...

Deux jeunes hommes de 21 ans ont violé une fillette de 11 ans et ce viol a été filmé. Ils ont tous deux admis ce viol. Cependant le magistrat a prononcé une sentence légère en raison de facteurs exceptionnels. En effet, ils ont prétendu qu'elle semblait avoir au moins 14 ans, ce que le juge a admis, et de plus il a indiqué que malgré son âge il est admis qu'elle était consentante : "Despite her age it is accepted she was a willing participant […]"

Certes la durée d'une peine n'est en rien un gage d'efficacité, mais ce n'est visiblement pas cette réflexion qui a inspiré le magistrat. Cette condamnation est, de plus, assortie d'une inscription à vie sur un registre des délinquants sexuels, type de fichage  dont on a déjà pu apprécier maintes fois les dérives sécuritaires : divulgation des données y compris sur internet, extension du fichage aux pseudo-délinquants, inscription pour l'éternité...

Cette question du sens de la peine pénale, du but recherché, devrait faire l'objet d'un véritable débat loin du populisme pénal ambiant. La peine pénale n'est pas et ne doit pas être une vengeance. Et dans le cas des délinquants sexuels, le suivi aurait sans aucun doute plus de sens que le fichage. Mais faudrait-il en avoir la volonté politique et y consacrer les moyens nécessaires.

 

Au-delà de la question de la durée de la peine, la minoration de l'horreur de l'acte laisse perplexe. Comment un magistrat peut-il adresser un tel message ? Comment un magistrat peut-il penser qu'une victime puisse espérer se reconstruire alors que la gravité de son agression est niée ?

 

http://www.independent.co.uk/news/uk/crime/child-rapists-sentences-reviewed-7295160.html

 

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Publié par Jean-Michel Arberet - dans Prison et enfermement
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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 21:08

Dans son discours, le candidat  Nicolas Sarkozy a déclaré à Marseille le 19 février " Je veux être le candidat du peuple de France. Je ne serai pas le candidat d’une petite élite contre le peuple. Le référendum c’est l’esprit de la Vème République."

C'est, il faut le reconnaître, une belle déclaration, qui sonnerait presque comme du De Gaulle.

Presque comme du De Gaulle, à une toute petite différence près, en effet lorsque le NON l'emporte avec 52,41% des voix au référendum du 27 avril 1969, le lendemain un communiqué annonce "Je cesse d'exercer mes fonctions de président de la République. Cette décision prend effet aujourd'hui à midi."

Lorsque le NON l'emporte avec 54,67 % des voix au référendum du 29 mai 2005; le président Nicolas Sarkozy organise un vote du parlement pour faire valider un texte équivalent.

Et l'on se surprend à se trouver en accord avec le candidat  Nicolas Sarkozy pour constater que le président Nicolas Sarkozy n'a pas respecté ni référendum, ni l'esprit de la Vème République, ni le peuple. Nous n'oublierons pas ce  rappel !

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Publié par Jean-Michel Arberet
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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 20:59

Le 16 février les sénateurs ont eu à examiner une  proposition de loi déposée par le groupe communiste républicain et citoyen tendant à interdire les licenciements boursiers.

Cette proposition a été rejetée par 169 voix contre 163, alors que la gauche est majoritaire au Sénat. En effet sur les 16 membres du  groupe du rassemblement démocratique et social (RDSE), seuls trois ont voté pour, l'un votant contre et 12 s'abstenant.

L'on pourrait hâtivement à déduire que le Sénat n'est pas assez à gauche. Le sénateur  Jean-Claude Requier a affirmé "si tous les membres du RDSE condamnent fermement les licenciements abusifs pratiqués par les entreprises, ils sont très réservés sur l'efficacité et la portée de cette proposition de loi ; c'est pourquoi la grande majorité de notre groupe s'abstiendra." Cette déclaration laisse entendre autre chose : la ferme opposition de ces sénateurs exige une loi plus efficace. Le message est clair, plus de demi-mesures, radicalisons les positions !

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Publié par Jean-Michel Arberet - dans Gauche-Droite
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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 11:08

Et François Hollande veut faire inscrire dans la Constitution le fait que le chef de l'Etat soit le dernier au monde à nommer un évêque. Certes la formulation est plus subtile, le programme de François Hollande indique

"Je veux défendre et promouvoir la laïcité.

Je proposerai d’inscrire les principes fondamentaux de la loi de 1905 sur la laïcité dans la Constitution en insérant, à l’article 1er, un deuxième alinéa ainsi rédigé : « La République assure la liberté de conscience, garantit le libre exercice des cultes et respecte la séparation des Églises et de l’État, conformément au titre premier de la loi de 1905, sous réserve des règles particulières applicables en Alsace et Moselle. »."

 

Si l'inscription de la laïcité dans la Constitution est une bonne idée, pourquoi diable ne s'inspirer que d'une partie de l'article 1 de la loi de 1905 et surtout pourquoi ajouter une telle réserve ?

L'article 2 "La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte" serait-il donc trop sulfureux ?

 

L’Alsace-Moselle quant à elle, avait été cédée par la France à l'Empire allemand conformément au traité de Francfort de 1871, avant de revenir à la France en 1918, suite au traité de Versailles: La loi de 1905 n'y avait donc pas été appliquée. Le maintien à titre temporaire de dispositions spécifiques avait été décidé, puis ce temporaire a été reconduit sans limitation de durée. Parmi ces dispositions temporaires figure le concordat de 1801 qui concerne la seule Église catholique mais aussi des articles organiques du 18 germinal an X qui règlent l’exercice des cultes catholique et protestants et enfin des décrets du 17 mars 1808 organisant le culte israélite.

Ces dispositions prévoient notamment

- Que les cours de religion sont obligatoires à l'école primaire et au collège, même si une dispense est accordée aux parents qui la demandent.

- Que l'université de Strasbourg et celle de Metz sont les seules universités françaises à dispenser des cours de théologie.

- Que la rémunération des ministres des quatre cultes reconnus est prise en charge par le budget de l'Etat.

- Que le Président de la République nomme l'archevêque de Strasbourg et l'évêque de Metz.

Le choix d'inscrire cette réserve dans la Constitution affirmerait plus encore le choix de maintenir ce dispositif, dérogatoire et archaïque, dont la seule raison d'être est la défaite de Napoléon III en 1870, dont une des premières et cinglantes défaites fut celle de Reichshoffen le 6 août.

 

L'ironie est d'autant plus cruelle que la Commune de Paris née après la défaite et le siège de Paris par un décret du 2 avril 1871 établit la laïcisation complète de l’Etat :

"Article 1 l’église est séparée de l’Etat

Article 2 le budget des cultes est supprimé"

 

A chacun ses références !

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Publié par Jean-Michel Arberet - dans Gauche-Droite
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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 08:11

Sur Balle de break, un blog du journal Le Monde, a été publiée une interview en deux parties d'Arnaud Di Pasquale,  responsable du haut niveau masculin à la FFT. La seconde partie s'intitule " Partir vivre en Suisse n’est pas une insulte faite à la France."Les arguments avancés sont fort intéressants. "Les gens qui critiquent ce choix ne sont pas dans la peau des joueurs. Ils ne savent pas ce que c'est de se retrouver à 19 ou 20 ans, d'entendre que la carrière d'un sportif c'est un sprint et qu'en allant vivre en Suisse ou en Floride, ils peuvent payer 500.000 euros ou 1.000.000 d'euros de moins qu'en France. Le gain est énorme. Leur carrière peut s'arrêter très rapidement, ils n'ont pas forcément fait d'études et n'ont pas de reconversion certaine. Il faut une ou deux secondes se mettre à leur place. Le fait de partir, ce n'est pas une insulte faite à la France."

En comparant les économies potentielles des joueurs avec une durée de vie professionnelle standard, on constate que l’économie annuelle  représente entre 12.000 et 24.000 euros par an. Alors sans aucun doute de nombreuses personnes qui ne gagneront jamais une telle somme ont quelques difficultés à se mettre à la place de ces joueurs.
Quant à l'argument de l'absence d'études et de la difficulté à se reconvertir, n'est ce pas justement là le rôle que devrait remplir la fédération française de tennis, en formant non pas simplement des joueurs, mais des joueurs qui soient avant tout des citoyens
Enfin Arnaud Di Pasquale devrait se rappeler que les deux grands financeurs de la pratique sportive en France sont les familles et les collectivités locales qui construisent et entretiennent les équipements sportifs et participent au financement des associations.
Et il ne s'agit pas d'insulte mais simplement d'un minimum de décence venant d'un responsable d'une fédération française.
Peut-être Arnaud Di Pasquale devrait-il relire, ou lire tout simplement, la constitution de 1793 et son article 101 "Nul citoyen n'est dispensé de l'honorable obligation de contribuer aux charges publiques."

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Publié par Jean-Michel Arberet - dans Sport et ...
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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 21:06

Sécheresse: la France en alerte, titre le quotidien Les Echos le 13 mai, mais nous n'avons aucun souci à nous faire, quelques 15 pages plus loin, Jean-Francis Pécresse dans un brillant éditorial nous donne la solution. Alors que  son texte s'ouvrait sous les meilleurs auspices avec une citation du chef indien Seattle "Comment peut-on vendre ou acheter le ciel, la chaleur de la terre ? La fraîcheur de la terre et le murmure de l’eau ne nous appartiennent pas », par un de ses raccourcis idéologiques fulgurants dont les adeptes de la concurrence libre et non faussée ont le secret Jean-Francis Pécresse va arriver à une conclusion surprenante. Avant cela, pour faire bonne mesure et ne pas se référer uniquement à la sagesse indienne  en ces temps de recherche effrénée d'identité nationale; il invoque le bon sens paysan qui est présumé nous suggérer que loin de constituer une accélération du changement climatique cet épisode météorologique n'est qu'un feu de paille, hypothèse qu'il invite aussitôt les experts à confirmer. Après ce détour banalisant le changement climatique, Jean-Francis Pécresse  en arrive à sa proposition, il est " légitime de continuer à la (l'eau) rendre plus chère, ce qui a contribué à en faire baisser la consommation depuis 2004."

Que Jean-Francis Pécresse ne jure que pas le marché n'est pas étonnant, que, pour appuyer sa pseudo démonstration, il évoque le confort du propriétaire de pavillon qui remplit sa piscine est bien dans sa logique démagogique. Mais oser invoquer Seatle et passer d'un ciel qui n'est pas à vendre pour aboutir à la régulation de l'accès à l'eau par le marché relève d'une réelle malhonnêteté intellectuelle.

L'accès à l'eau reste un des enjeux mondiaux et ce n'est pas par la recherche du profit des actionnaires qu'il se règlera. L'eau est un bien qui doit être l'objet d'une appropriation collective, d'une gestion publique et d'une tarification sociale pour permette à toutes et tous un égal accès.

 

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