je suis...

Jean-Michel Arberet,
de 2001 à 2008 maire adjoint d'Arcueil, chargé de la jeunesse, des sports et de l'économie solidaire,
partenaire du groupe communiste;
depuis 2008 conseiller municipal d'Arcueil, chargé des sports et des technologies de l’information et de la communication,
partenaire du groupe  communiste.

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Inclassables et/ou inclassés

Jeudi 30 avril 2009
La crise sera "longue et dure", selon l'Observatoire français des conjonctures économiques, les pertes d'emploi seront, en 2008-2009, de l'ordre de 800 000, dont les deux tiers en 2009, le chômage connaîtra alors "la plus forte progression observée au cours des vingt-cinq dernières années", atteignant 9,1 % en 2009 et 10,2 % en 2010. Le constat est sans appel !

Et le coût de cette crise sera payé encore une fois par celles et ceux qui n'en sont en rien responsables. Même si l'on supprime ici ou là un parachute doré les dirigeants et les gros actionnaires resteront protégés par les gains qu'ils ont déjà réalisé les années précédentes.

Mais cette crise risque aussi de permettre aux grands groupes d'accélérer les restructurations; délocalisations à grands coups de suppression de postes." nous pensons que la crise est aussi là pour cela, elle est là pour précipiter des décisions difficiles qui auraient attendu dans une période plus faste.". Cette déclaration aussi franche que cynique a été faite par François Fillon le 16 février dernier à Lestrem et si elle concernait la décision de supprimer la taxe professionnelle prise sans aucune concertation, l'on peut être certain que de nombreux dirigeants d'entreprises la reprendront à leur compte.

 

A Arcueil, nous rencontrons la même situation. L'entreprise Vialtis, qui ne semble pas rencontrer de difficultés financières particulières, le résultat cumulé de 2004 à 2007 est de plus de sept millions dont 5 millions de dividendes distribués, décide de transférer son activité, et ses salariés à Aix. Le résultat est celui attendu dans un tel cas, 68 salariés n'acceptent pas ce transfert, la garantie d'emploi étant limitée à un an. La direction après une première grève dans cette entreprise et une heure de négociation a accepté d'accorder une prime de 1.500 euros. Un "salarié" moyen avec quatre ans d'ancienneté partirait donc, avec prime et indemnité de licenciement de moins de 3.000 euros !

Quand on connait la difficulté du marché de l'emploi qui se dégrade chaque jour comment accepter une telle solution ?

Les salarié-es de Vialtis se battent pour leur emploi et leur dignité nous les avons déjà assuré, comme d'autres élus, de notre soutien, et nous continuerons à les soutenir dans leur lutte dont il leur appartient de choisir les formes.

 

Dans le même temps, nous sommes signataires d'un appel pour la création d'un comité local pour l'arrêt immédiat des licenciements et des suppressions d'emplois. Cette question va prendre hélas tout son sens dans les semaines à venir.

 

Texte publié dans le cadre de l'expression du Groupe des Elu-es communistes partenaires et citoyen-nes d'Arcueil Notre Cité du mois de mai 2009.


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Dimanche 8 février 2009

Si l'on en croit les principaux organes de presse.

 

"Quelque 1.200 personnes, selon les chiffres de la préfecture de police de Paris, ont manifesté cet après-midi ( 31 janvier)  en soutien à l'appel des comités de soutien à Julien Coupat" Le Figaro (1)

 "Des incidents ont eu lieu lorsque le cortège est passé à proximité de la prison de la Santé (XIIIe arrondissement), où est détenu Julien Coupat, … Des tirs de feu d'artifice à l'horizontale, des jets de projectiles et de fumigènes ont visé les CRS, qui maintenaient un important cordon, avec grilles et canon à eau, pour empêcher les manifestants de s'approcher de la prison." Le Monde (2)

 "Ces échauffourées ont occasionné huit blessés dans les rangs des forces de l'ordre, dont deux ont dû être hospitalisés. Les policiers ont procédé à quinze interpellations "en flagrant délit", selon la PP, pour tir de fusées, outrage à agents de la force publique ou détention de produits stupéfiants….Le cortège est arrivé sans autre incident place Denfert-Rochereau (XIVe arrondissement), où a eu lieu la dispersion. Les derniers manifestants ont été dirigés vers le métro par la police peu après 18H00"

AFP (3)

 

J'étais l'un des 1.200 manifestants selon les chiffres de la préfecture de police de Paris. Et je me dois de reconnaitre que certains des faits sont conformes à la réalité, même si l'appréciation du nombre de manifestants par la préfecture de police de Paris est toujours surprenante. A proximité de la prison de a Santé le dispositif policier était en effet impressionnant, la Bastille ne bénéficiait surement pas d'une telle protection le 14 juillet 1789, mais si effectivement des feux d'artifices ont été tirés, il ne m'a jamais semblé que l'objectif des manifestants était la prise d'assaut de la prison…

 Par contre les conditions d'au moins une des interpellations en fin de manifestation me paraissent surprenantes.

J'ai pris, comme beaucoup de manifestants, le RER à Denfert-Rochereau. A l'accès de la zone RER, derrière les portillons se tenaient un groupe de policiers. Plusieurs jeunes ont franchis les portillons, avec des tickets, devant moi et l'un d'eux a été interpellé par les policiers, collé au mur et fouillé. Quelques voyageurs se sont arrêtés immédiatement. Un policier indiquant que le jeune était retenu pour détention de stupéfiant. Rapidement un attroupement s'est formé, le fait que le jeune interpellé que les policiers ne relâchaient pas était noir n'était visiblement pas fait pour calmer les choses, l'accusation de police à la solde d'un état raciste à rapidement fusée.

La suite est l'on ne peut plus classique, de plus en plus de monde dans l'attroupement, des renforts de police, le jeune jeté au sol puis menotté, une bousculade, et pour finir des lacrymogènes dans les couloirs du RER…

 

Au vu d'une telle interpellation, je ne peux que m'interroger sur le rôle assigné à la police sur une fin de manifestation. En effet, cette manifestation comme le note l'AFP se termine sans autre incident place Denfert-Rochereau. Dans ces conditions à quoi sert ce contrôle et cette interpellation dans les couloirs du RER.

Si le maintien de l'ordre public est l'objectif recherché il semble préférable de laisser partir les manifestants qui quittent paisiblement le lieu de la fin de la manifestation plutôt que de créer un nouveau point de tension.

L'objectif recherché aurait-il été donc autre sur cette fin de manifestation de soutien à l'"ultra-gauche" ?

 

(1)http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/01/31/01011-20090131FILWWW00712-1200-manifestants-en-soutien-a-coupat.php

(2)http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/01/31/tarnac-1200-personnes-manifestent-pour-julien-coupat_1149246_3224.html#ens_id=1103607

(3)http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jbzr4X9nGG35DhHm5vyo4HUaO67g

 


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Vendredi 28 novembre 2008

Monsieur,

 

Vous avez publié dans le Point le 27 novembre une tribune intitulée "La conspiration des imbéciles".

J'avoue m'être demandé à la lecture de ce texte qui étaient les imbéciles qui conspirent.

J'ai même cru un instant que vous visiez ceux qui après avoir été les chantres du marché libre et sans entrave, du laisser-faire .aujourd'hui encensent Roosevelt en assimilant les projets de "relance" de Nicolas Sarkozy et Gordon Brown au New Deal.

J'ai ensuite pensé que les imbéciles étaient ceux qui condamnent aujourd'hui la déréglementation oubliant que celle-ci résulte d'une politique menée avec une grange constance depuis Reagan et Thatcher…

 

Mais, vu le ton de votre tribune, il semble que mes hypothèses de départ étaient fausses et que les imbéciles soient les "archéo-souverainistes et les protectionnistes pavloviens" qui auraient, selon vous, "reçu un rude coup, la semaine dernière, avec un rapport sans appel de la Commission de Bruxelles. Sa conclusion : à la suite de la prétendue abominable directive Bolkestein, avec laquelle les démagogues affolèrent les populations, la déferlante des plombiers polonais ne s'est pas produite. Mieux encore, les flux migratoires venus de l'Est ont eu des effets positifs sur l'emploi et l'économie."

 

Je fais partie, Monsieur, de la majorité d'imbéciles qui a voté NON le 29 mai 2005 malgré l'acharnement de tous les média dont le Point à nous convaincre de voter le contraire. Je comprends votre déception. Mais vous avez du être rassuré en constatant que ce vote majoritaire n'était pas de nature à arrêter un gouvernement qui n'a pas hésité à passer outre, mais sans référendum. Quel dommage pour vous que les Irlandais soient aussi imbéciles que nous…

 

Etant un imbécile, mais un imbécile méfiant, j'ai cherché le texte du rapport de la commission de Bruxelles qui m'aurait porté un rude coup. Vu que vous n'en donnez pas les références j'ai présumé qu'il s'agissait du rapport de la communication de la commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au comité des régions portant sur les répercussions de la libre circulation des travailleurs dans le contexte de l’élargissement de l’Union européenne.

Je ne vous cacherai pas, Monsieur, que j'ai une confiance limitée dans les rapports de la commission. Cependant, sauf erreur de ma part, ce rapport concerne les effets de la libre circulation des travailleurs et il semblait que la directive Bolkestein concernait la libre circulation des services.

La dernière question que je me pose donc est de savoir si l'assimilation entre la libre circulation des travailleurs et la libre circulation des services est une preuve d'imbécilité ou de malhonnêteté intellectuelle ?

 


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Jeudi 18 septembre 2008

Le droit d'accueil pour les élèves des écoles maternelles et élémentaires pendant le temps scolaire a été instauré par la loi du 20 août 2008.

L'article 2 de ce texte indique "Tout enfant scolarisé dans une école maternelle ou élémentaire publique ou privée sous contrat est accueilli pendant le temps scolaire pour y suivre les enseignements prévus par les programmes. Il bénéficie gratuitement d'un service d'accueil lorsque ces enseignements ne peuvent lui être délivrés en raison de l'absence imprévisible de son professeur et de l'impossibilité de le remplacer. Il en est de même en cas de grève, dans les conditions prévues aux articles".

Le principe étant posé, l'Etat délègue encore une fois aux collectivités locales la mise en œuvre de cette disposition populiste. Plutôt que de s'interroger sur les raisons qui poussent les personnels de l'éducation nationale à faire grève, telles, par exemple les suppressions massives de postes, le gouvernement choisit de confier aux maires un rôle de briseur de grève de fait. Ce droit d'accueil ainsi défini n'est nullement organisé ; aucune qualification n'est exigée des personnels chargés de le mettre en œuvre, les modalités de cohabitation dans un même bâtiment scolaire d'élèves suivant leurs enseignements et d'enfants accueillis dans le cadre de ce nouveau dispositif ne sont pas définies…

Il était donc légitime d'attendre la première mise en œuvre.

Et très vite le premier cas s'est présenté, l'école maternelle publique située 27 rue de Poissy (V° arrondissement), a été fermée vendredi 12 septembre à partir de 13h30.  La mise en œuvre du droit d'accueil a été simple, aucun enfant, aucun enseignant dans l'école, et cela en raison de la venue de Benoît XVI au collège des Bernardins situé de l'autre coté de la rue.

Voilà encore une belle démonstration faite par Nicolas Sarkozy qui impose un dispositif inapplicable sans concertation aux collectivités locales et dont l'Etat s'affranchit à la première occasion.


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Lundi 1 septembre 2008

Non, ce n'est pas une déclaration issue de l'université d'un parti politique, c'est le constant formulé par l'OMS, dont le communiqué de presse commence par ces mots:

"Un enfant né dans une banlieue de Glasgow, en Écosse, aura une espérance de vie inférieure de 28 ans à un autre né à peine treize kilomètres plus loin. L’espérance de vie à la naissance d’une fille au Lesotho est inférieure de 42 ans à celle d’une autre née au même moment au Japon. En Suède, le risque pour une femme de décéder pendant une grossesse ou lors d’un accouchement est de 1 pour 17 400, alors qu’en Afghanistan il est de 1 pour 8.

Ces chiffres n’ont aucune explication biologique. Les différences entre les pays et à l’intérieur même des frontières d'un pays, sont dues à l’environnement social dans lequel les gens naissent, vivent, grandissent, travaillent et vieillissent"

Certains éléments de ce rapport sont et seront repris par la presse, mais curieusement d'autres sont ignorés ,notamment parmi les préconisations.

Le rapport relève l'existence d'un lien direct entre le niveau de revenus et la santé, y compris au sein des pays riches.

Mais il relève que la richesse ne détermine pas l'état de santé d'une population, certains pays à faible revenu comme Cuba, le Costa-Rica la Chine, l'Etat du Kerala en Inde et le Sri Lanka ont atteint des niveaux de santé satisfaisants malgré un revenu national relativement peu important. Cette absence de lien mécanique entre niveaux de santé et revenu national va poser un vrai problème théorique aux thuriféraires de l'ultra libéralisme ;l'OMS aurait donc mis à jour un secteur d'activité où l'effet des lois immuables du marché peut être modifié par une politique volontariste.

L'OMS poursuit en précisant que les solutions sont principalement dans le domaine extra-sanitaire et formule trois recommandations:

"Améliorer les conditions de vie quotidienne, c'est-à-dire les circonstances dans lesquelles les individus naissent, grandissent, vivent, travaillent et vieillissent.

Lutter contre les inégalités dans la répartition du pouvoir, de l’argent et des ressources, c'est-à-dire les facteurs structurels dont dépendent les conditions de vie quotidienne aux niveaux mondial, national et local.

Mesurer et comprendre le problème des inégalités et évaluer l’efficacité de l’action menée."

Le rapport pointe l'absence de logement adéquat et d'eau potable, la paupérisation de plus de 100 millions de personnes à cause des soins de santé qu'elles doivent régler elles-mêmes, la nécessité d'assurer un financement équitable, la responsabilité sociale, la parité entre les sexes….

Et le rapport poursuit en notant que " Les changements déjà en cours montrent bien qu’une action est possible. Ainsi a-t-on observé en Égypte une baisse spectaculaire de la mortalité de l’enfant qui a été ramenée de 235 à 33 pour 1000 en trente ans. La Grèce et le Portugal ont ramené leur taux de mortalité infantile de 50 pour 1000 à des niveaux presque aussi bas que le Japon, la Suède et l’Islande. Cuba a atteint une couverture de plus de 99% de sa population par ses services de développement de l’enfant en 2000. Mais les tendances à l’amélioration de la santé ne sont pas automatiques. En fait, si l’on ne se préoccupe pas du problème, la santé peut reculer rapidement"

 

Ce rapport propose des recommandations claires, la question est maintenant de savoir dans quel sens aller: un meilleur niveau de santé en se donnant les moyens de faire des choix politiques ou la marchandisation à outrance telle que prônée par l'OMC ?


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