je suis...

Jean-Michel Arberet,
de 2001 à 2008 maire adjoint d'Arcueil, chargé de la jeunesse, des sports et de l'économie solidaire,
partenaire du groupe communiste;
depuis 2008 conseiller municipal d'Arcueil, chargé des sports et des technologies de l’information et de la communication,
partenaire du groupe  communiste.

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Gauche/Droite ?

Jeudi 1 octobre 2009

"Réunis le 23 septembre, les formations constitutives du Front de Gauche ont tenu à réaffirmer leur volonté de poursuivre, élargir, et enraciner le Front de Gauche dans la durée, dans les luttes et dans les urnes.", ainsi débute la déclaration commune du Parti Communiste Français, du Parti de Gauche et de la Gauche Unitaire.

 

Hasard du calendrier, cette déclaration est publiée entre les deux tours de l'élection cantonale d'Argenteuil-Est. Lors des dernières élections cantonales, Marie-José Cayzac avait été élue avec 22 voix d'avance face au conseiller sortant UMP Philippe Métézeau dans le canton d'Argentueil-Est. Cette élection a été annulée par le Conseil d'Etat.

Cette élection devait décider de la majorité au conseil général, en effet après cette annulation la répartition des sièges était la suivante, groupe socialiste 18 sièges, groupe communiste 1 siège, groupe union pour le Val d'Oise 19 sièges.

Marie-José Cayzac, élue communiste, s'est présentée donc à cette élection, avec le soutien du Parti socialiste et des Verts. Elle a été battue, au second tour le candidat UMP obtenant 58% des voix.  Elle dénonçait au lendemain des élections les règlements de compte "entre d'anciens soutiens et sympathisants socialistes et leur parti, qui avaint apporté leur soutien au candidat UMP" ainsi que la "municipalisation" de la campagne par la droite.

 

Est-ce un effet du politiquement correct, la candidate n'évoque pas la présence au premier tour d'un candidat du Parti de Gauche, présence qui n'a surement pas contribué à clarifier les positions. D'autant plus que cette candidature n'était pas un acte isolé, le candidat local ayant reçu le soutien de Jean-Luc Mélenchon, pendant que Marie-José Cayzac recevait le soutien de Patrick Le Hyaric.

Il ne s'agit pas de faire le calcul du coût du refus de l'alliance comme le fit Jean-Luc Mélenchon au lendemain des élections européennes. Mais si l'on veut "enraciner le Front de Gauche dans la durée, dans les luttes et dans les urnes.", il serait bon de commencer par s'expliquer sur ce choix de partir dispersés lors de cette élection.

L'enjeu était-il de tenter de battre la droite ou de se contenter de savoir qui du Parti de Gauche et du Parti Communiste Français perdrait au second tour face à l'UMP ?

 


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Mardi 1 septembre 2009

Nous voilà donc rassurés, après avoir rencontré Nicolas Sarkozy le 25 août, les dirigeants des banques françaises ont pris de nouveaux engagements concernant  les bonus de leurs salariés.

Les bonus seront versés par tiers sur trois ans, avec un système de bonus malus si l'activité du trader perd de l'argent dans les années qui suivent. Une décision révolutionnaire qui laisse rêveur.. Marc Salvat, responsable des formations finance chez First Finance en a détaillé le fonctionnement dans Le Monde:  "exemple du trader qui devra toucher un million d'euros entre 2010 et 2012. Si, en 2011, son entreprise s'aperçoit que les opérations prises en 2010 se sont avérées néfastes pour l'entreprise un an plus tard, elle peut supprimer le versement des 330 000 euros" Le trader ne rembourse par pour autant les sommes déjà perçues, mais ce qui est fascinant c'est d'apprendre que jusqu'à ce jour, les bonus étaient perçus sur des opérations néfastes pour l'entreprise dès l'exercice suivant :!

Les rémunérations dans les banques bénéficiant d'une aide publique seront "supervisées", Michel Camdessus a été chargé de cette mission.  L'on ne peut que reconnaître que Michel Camdessus est le candidat idéal à ce poste, ancien directeur du Fonds Monétaire international il est l'un des artisans de la dérèglementation qui a conduit à la fois à la crise financière et économique et aux excès en tous genres en terme de spéculations et donc de bonus. Il a en outre précisé que sa feuille de route dépendra des résultats du G20 de Pittsburgh, les 24 et 25 septembre.

 

Quel est donc le but de ces engagements dont l'on peut se demander s'ils seront tenus par les banquiers ?

Si l'objectif est de tenter de rassurer à bon compte l'opinion publique, le résultat sera surement atteint, et les banques seront beaucoup plus discrètes lors des prochaines publications de résultat pour ne pas attirer l'attention de l'opinion publique sur ce point.

Si l'objectif avait été de supprimer voire de limiter réellement les bonus d'autres solutions plus drastiques auraient été possibles.

D'autant plus que, alors que Nicolas Sarkozy semble s'émouvoir des montants des rémunérations des traders, il a renoncé à agir sur l'autre aspect, la redistribution par la voie d'une fiscalité progressive. Non seulement, il a mis en place un "bouclier fiscal" qui limite l'impôt payé par les rémunérations excessives qui semblent tant le toucher. Mais en outre, les parlementaires UMP Gilles Carrez et Pierre Méhaignerie ont renoncé à rouvrir, cet automne, le débat sur une réduction généralisée des niches fiscales, là aussi le choix est clair évitons de faire payer plus d'impôt sur le revenu aux contribuables qui ont les ressources suffisantes pour pouvoir utiliser ces niches fiscales.

 

Encore une fois la politique de Nicolas Sarkozy va dans le même sens, en refusant à la fois de réglementer réellement les rémunérations dans les banques et en plafonnant leur fiscalisation,  le signal est clair. Enrichissez-vous et l'Etat vous aidera !


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Dimanche 23 août 2009

"Il devient risqué de se cacher dans un paradis fiscal" selon Pascal Saint-Amans, spécialiste à l'OCDE. C'est  le point de vue qu'il a longuement développé dans une interview publié dans Le Monde du 15 août.

Il précise que des projets majeurs ont été accomplis et que de nombreux pays ont accepté de respecter les standards de l'OCDE. Personne ne remettra en cause les engagements de nombreux pays désireux de quitter la liste noire sur laquelle figurent les pays qui refusent de livrer des informations financières ou bancaires.

La vraie question est simplement de savoir comment se fait le passage des engagements aux actes, de passer donc de la liste grise sur laquelle figurent les pays qui ont promis de transmettre les informations à la liste blanche regroupant les pays qui transmettent les informations.

Pour Pascal Saint-Amans la réponse est évidente, "nous allons mettre en place un système de revue par les pairs comme cela existe pour la lutte contre le blanchiment de l'argent".

Ce principe de contrôle pose le problème habituel de la confiance que l'on peut faire aux pairs pour exercer un contrôle. Et l'exemple du scandale Bernard Madoff est là pour montrer les limites du contrôle. L'escroquerie mise en œuvre par Bernard Madoff était d'une grande simplicité, elle consistait à payer les intérêts avec les dépôts effectués par les "clients" suivants. Une escroquerie d'une telle simplicité qu'on ne la croyait possible que dans des secteurs financiers les plus rudimentaires. Les contrôles n'ont pas fonctionné au cœur du système financier et bancaire américain. Le fait que Bernard Madoff soit un des membres influent de ce système, président du Nasdaq de 1990 à 1993, a sans aucun doute aidé au fonctionnement du contrôle, par les pairs ou autres ! Ne déclarait-il pas en 2007 " Dans le système réglementaire actuel, il est tout simplement impossible de contourner les règles ou d'enfreindre la loi". Pascal Saint-Amans et Bernard Madoff auraient-ils le même sens de l'humour ?

Pour lutter contre les paradis fiscaux c'est contre le système financier lui-même qu'il faut lutter.

"Qu'est-ce qui est le plus moral, créer une banque ou l'attaquer ? " se demandait Bertolt Brecht

 


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Lundi 10 août 2009

Xavier Darcos, vient d'affirmer dans un entretien au Parisien-Aujourd'hui en France, que la loi sur le travail du dimanche devrait être "opérationnelle en totalité" à la fin septembre. Voila donc un beau cadeau pour les salarié-es et leurs familles en rentrant de vacances.

Mais le gouvernement nous a rassuré le principe du libre consentement des salariés est réaffirmé ! Ce que ne nous dit pas le gouvernement c'est à quel point le recours au libre consentement est une véritable régression.  

Le droit du travail en France est une longue construction à partir de 1791. Après la suppression des corporations et l'interdiction des coalitions de métiers, et les grèves "chaque homme est libre de travailler là où il le désire, et chaque employeur libre d’embaucher qui lui plaît grâce à la conclusion d’un contrat dont le contenu est librement déterminé par les intéressés."  Le rapport entre l'ouvrier libre et le patron  est un élément de l'exploitation capitaliste. Mais pour être certain que cette liberté soit bien utilisée dans le "bon sens" le législateur avait fixé quelques règles telle celle de l’article 1781 du code civile qui prévoyait qu’en cas de litige sur le salaire, la parole du maître l’emporte sur celle de l’ouvrier devant les tribunaux.

Les avancées sociales obtenues par la lutte se sont toutes traduites dans des mesures réglementant le face à face salarié employeur pour limiter la possibilité pour ce dernier d'utiliser le rapport de force en sa faveur.

Aujourd'hui au nom du modernisme l'on renvoie les salariés vers un face à face inégal. Et vu l'état du marché du travail, qui peut décemment croire qu'un salarié a les moyens de  choisir librement de travailler ou non le dimanche ?

 

Si comme Xavier Darcos l'affirme la loi sur le travail du dimanche est opérationnelle dès septembre quels sont les partis politiques qui sont prêts à s'engager à supprimer cette loi ?

 

Et d'ici là, puisque Xavier Darcos au sujet des extensions des zones touristiques parisiennes n'imagine pas que le maire de Paris puisse être contre, il nous reste à nous mobiliser pour que à Paris, comme dans toutes les collectivités locales concernées les majorités de gauche prennent leurs responsabilités.


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Vendredi 7 août 2009

Christian Estrosi, ministre de l'industrie a déclaré. "La crise est peut-être un prétexte pour les dirigeants de Molex".

Ce qui est surprenant ce n'est pas tant le contenu de cette déclaration mais le fait que Christian Estrosi semble avoir découvert cela tout récemment. L'on ne peut certainement pas lui reprocher de ne pas avoir lu des analyses marxistes mais il aurait au moins pu écouter les discours de son premier ministre.

François Fillon a en effet déclaré à l’occasion de la visite d’une usine d’extraction et de transformation d’amidon le 16 février 2009 à Lestrem (Pas-de-Calais) "nous pensons que la crise est aussi là pour cela, elle est là pour précipiter des décisions difficiles qui auraient attendu dans une période plus faste" dans un discours concernant la suppression de la taxe professionnelle mais qui peut trouver de nombreuses autres applications.

 

Un peu de sérieux, la vraie déclaration aurait du être "La crise est un prétexte pour les dirigeants", et Christian Estrossi, François Fillon, Nicolas Sarkozy sont des dirigeants !


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