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Jean-Michel Arberet,
de 2001 à 2008 maire adjoint d'Arcueil, chargé de la jeunesse, des sports et de l'économie solidaire,
partenaire du groupe communiste;
depuis 2008 conseiller municipal d'Arcueil, chargé des sports et des technologies de l’information et de la communication,
partenaire du groupe  communiste.

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Sport et ...

Mercredi 16 septembre 2009 3 16 /09 /2009 13:41

"Si, en vertu de la nouvelle répartition des attributions, on supprimait la clause générale de compétence sans accorder aux régions et départements la compétence sport, les conséquences seraient catastrophiques", a déclaré Jean-Michel Brun, vice-président du CNOSF chargé du dossier sport et territoires, selon lui l'Etat devrait proposer "une compensation au mouvement sportif comme il l'avait fait en supprimant la taxe professionnelle".

Au vu des dernières annonces gouvernementales, ces inquiétudes semblent largement justifiées.

 

Les propos tenus par Denis Masseglia dans la Tribune du 10 septembre n'en sont que plus surprenants.

Il indique en effet que le CNOS va être candidat pour l'obtention d'une chaîne de télévision sur la télévision numérique terrestre destinée à diffuser des évènements libres de droit. Ce projet semble être une excellente idée, mais les ressources devraient provenir " à la fois de l'Etat, des collectivités, du monde économique et du mouvement sportif.". Il semble quelque peu contradictoire de demander à ces mêmes collectivités dont les finances sont mises à mal par les réformes gouvernementales de dégager de nouveaux financements, quant à l'Etat l'on voit mal ce financement se mettre en place dans un contexte de désengagement sans entrainer une nouvelle et dramatique baisse de crédits pour d'autres financements destinés au sport.

Certes Denis Masseglia évoque dans cette même interview les dangers de la réforme des collectivités locales, sans évoquer toutefois les conséquences dramatiques de la suppression de la taxe professionnelle. Selon lui "les conseils généraux et régionaux apportent un milliard, la moitié allant vers les équipements, l'autre moitié dans le fonctionnement. Que se passera-t-il si, demain, la région et le département ne peuvent plus librement investir dans le sport ? Ce sont 500 millions d'euros qui sont en jeu". Les 500 millions d'euros de fonctionnement ne sont donc visiblement pas en jeu, doit-on en déduire que le mouvement sportif français peut se passer sans problème de 500 millions d'euros de budget de fonctionnement ?

Et Denis Masseglia conclut en déclarant ".La ministre est au courant. Elle est mobilisée à 100%". Il est rassurant d'apprendre que la ministre est au courant, comme elle est au courant du démantèlement ou affaiblissement des services de l’Etat, de la modification du CNDS , de la  réduction de postes d’enseignants d’EPS… Comment ne serait-elle pas au courant des mesures décidées et mises en œuvre par le gouvernement auquel elle appartient ? Et sans douter un instant de sa mobilisation à 100%, l'on ne peut que constater qu'elle n'a fait pour l'instant aucune déclaration sur ce sujet.

 

Mais Denis Massegliaa a aussi d'autres projets, et notamment les 20.000 emplois qui pourraient être créés dans les clubs. Mais il n'évoque pas les financements qui permettront au mouvement sportif de financer 20.000 emplois après avoir perdu sans sourciller 500 millions d'euros de budget de fonctionnement.

 

Oui le mouvement sportif doit porter de grands projets et développer l'accès aux pratiques sportives pour toutes et tous, mais il faut pour cela mettre à plat très vite le fonctionnement et le financement du sport en France.

Cette question prend de plus en plus d'acuité avec les réformes en cours qui vont affaiblir les capacités d'intervention des collectivités locales.

Il y a urgence à agir, et le CNOSF doit prendre clairement position.

 

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Lundi 3 août 2009 1 03 /08 /2009 20:14

"Le tour a retrouvé son public après les années noires du dopage" a déclaré Rama Yade lors de l'émission Les 4 vérités, relativisant son propos tout aussi tôt "Ce serait faux de croire que tout a changé".

Il semble bien que le Tour ait été rattrapé par le dopage. L’Espagnol Astarloza, vainqueur de la 16ème étape à Bourg-Saint contrôlé positif à l'EPO a été suspendu par l’Union Cycliste Internationale.

Rama Yade dans la même interview évoquait déjà, peut-être à titre préventif,  " l'esprit du vélo trahi par des méthodes de ce type là". Ce type de poncif, hélas largement partagé par l'ensemble de la classe politique, est couplé à un bel optimisme dont Rama Yade nous fait une belle démonstration "Il faut faire confiance aux dirigeants du Tour".

 

Mais avant de faire confiance aux dirigeants du Tour, ne faudrait-il pas s'interroger d'abord sur leurs objectifs. Le Tour est certes une épreuve sportive de renommée internationale, mais c'est aussi le fleuron d'une entreprise privée Amaury sport Organisation.

En d'autres termes le Tour n'est pas organisé par une fédération sportive, organisme à but non lucratif, mais par une société commerciale. La différence n'est pas anodine, une fédération a pour but d'organiser des compétitions sportives, même si elle cherche à dégager des excédents ceux-là seront utilisés pour organiser des futures compétitions sportives. Par contre une société privée à pour objectif de dégager des bénéfices, en l'occurrence en organisant une compétition sportive et ces bénéfices là seront distribués aux actionnaires, même si les collectivités locales sont largement mises à contribution pour l'organisation du Tour.

 

Dans ces conditions, l'audience reste l'objectif principal des organisateurs.

 "Nul ne peut servir deux maîtres à la fois: ou bien il haïra l'un et aimera l'autre, ou bien il s''attachera à l'un et méprisera l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et l'Argent" selon l'évangile de Saint Matthieu. Amaury Sport Organisation a du choisir et pour ce millésime 2009 l'audience a résulté d'un savant mélange de performance sportive avec des coureurs toujours aussi rapides même en ne buvant que de l'eau fraiche et avec le grand retour d'Amstrong.

Ce grand tour médiatique a réussi à merveille, les journalistes s'intéressant plus à ce retour qu'à la course elle-même, jusqu'a Rama Yade commentant ainsi le résultat  "On a un podium qui est à l'image des exploits sportifs de ce tour avec Contador, en numéro un sur le papier l'ordre est respecté  avec Amstrong qui est numéro trois." Belle réussite médiatique, la performance sportive du second est éclipsée par la performance médiatique.

 

Le tour a retrouvé son public mais à quel prix ?

 

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Vendredi 26 juin 2009 5 26 /06 /2009 21:37

Bernard Laporte laissera sans aucun doute un souvenir impérissable à la fois pour ses bourdes et pour sa politique désastreuse. Sur le premier point son départ est une bonne nouvelle. Concernant la politique menée, de la mise en place de la RGPP à la fermeture des CREPS, Bernard Laporte n'était qu'un instrument mettant en œuvre une politique globale du gouvernement. Un simple changement du titulaire du poste ne suffira sans doute pas à infléchir la politique menée. C'est bien la politique de Nicolas Sarkozy qui est en cause ici aussi.

 

Sur l'ensemble des dossiers en cours, il est à craindre que Rama Yade  ait bien du mal à obtenir les moyens de mener une véritable politique correspondant aux besoins actuels.

Mais un premier signe de changement pourrait être la tenue de véritables états généraux du sport regroupant l'ensemble des acteurs du sport et des activités physiques et sportives pour débattre de l'ensemble des questions en cours.

 

Par contre l'on ne peut qu'être sensible  à la déclaration de Rama Yade "Je passe d'une famille à l'autre, mais avec les mêmes valeurs. A travers le sport, la famille olympique, les valeurs qui accompagnent le sport sont aussi celles des Droits de l'Homme", Le combat contre la prostitution lors de la dernière coupe du monde de football en Allemagne, la question des droits de l'Homme lors des jeux olympiques de Pékin, pour ne citer qu'eux, nous rappellent que les évènements sportifs sont aussi des enjeux politiques et des moments où peuvent s'affirment des valeurs, valeurs du marché et de la concurrence libre et non faussée ou droits des êtres humains.

 

Sur tous ces dossiers, nous continuerons à nous battre pour avancer, en espérant que cette fois-ci nous ne nous battrons pas contre notre nouvelle secrétaire d'Etat mais qu'elle saura être à nos côtés.

 

 

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Mercredi 3 juin 2009 3 03 /06 /2009 22:31
"J’estime qu’au même titre que le "savoir lire" ou le "savoir écrire", le "savoir nager"est un savoir de base" a déclaré Bernard Laporte le 29 mai en lançant la 2ème édition de l’opération Savoir nager, et il précise l'objectif " faire en sorte qu’à terme, tous les enfants entrant en classe de 6e soient capables d’évoluer dans l’eau avec plaisir et surtout en toute sécurité." Ce dispositif déjà mis en œuvre en 2008 a pour objectif mobilise les clubs d’été de la FFN, le dispositif Nager Grandeur Nature et les Villes Plages. Financé en partie par l'Etat, il doit permettre aux enfants d’acquérir les capacités minimales pour assurer leur sécurité dans l’eau.
L'on ne peut que se féliciter de constater que le gouvernement prenne conscience du retard dans l'apprentissage de la natation, le dossier de presse de cette opération précise que "une vaste enquête, réalisée à l’échelle d’une grande région française, a montré que près d’un enfant sur deux de moins de 12 ans ne savait pas nager " Ce qui est plus surprenant c'est que Bernard Laporte ne dit pas un mot de la responsabilité du ministère de l'éducation nationale. En effet les programmes scolaires stipulent qu’en fin d’école primaire, les élèves doivent être autonomes dans l’eau (se déplacer sur 30m, plonger, aller chercher un objet au fond de l’eau). Cet apprentissage relève de l'éducation nationale, donc la première urgence est de donner les moyens à l'éducation nationale de mener à bien sa mission, en n'oubliant pas que le premier obstacle est l'absence de bassins de natation, absence à laquelle va très vite se heurter le dispositif mis en œuvre pas Bernard Laporte.
Encore une fois le gouvernement a fait le choix face aux défaillances organisées de l'éducation nationale de créer un dispositif parallèle.
Encore une fois ce gouvernement ne fait pas le choix du service public de l'éducation nationale mais renvoie à un traitement local et différencié.
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Dimanche 3 mai 2009 7 03 /05 /2009 20:51

Selon Lyoncapitale.fr une proposition de loi pourrait être déposée en juin "pour autoriser la construction d'une douzaine de stades d'environ 50 000 places chacun dans la perspective de l'Euro 2016 que la France souhaite accueillir." (1)Rien de surprenant, dans son discours de soutien à l'Euro 2016 du 5 mars dernier Bernard Laporte justifiait sa conviction "d’autant plus forte aujourd’hui avec la crise que nous traversons…que la construction de stades, c’est à court terme des investissements et de l’activité, et à moyen terme du développement et des emplois pour nos régions".(2)

 

Que la construction de stades soit à court terme des investissements et de l’activité; cela semble une évidence, et cela est vrai de tous les équipements publics et aussi bien de la construction que de la rénovation. Mais cette évidence ne se retrouve pas dans les priorités du plan de relance du gouvernement dont fait partie Bernard Laporte, cette incohérence n'est qu'apparente, en effet, les financements des grands stades se feraient dans le cadre de Partenariats Public Privé parés de toutes les vertus au contraire de l'investissement public responsable des déficits publics… En clair, ces projets étant déclarés d'intérêt général, les structures privées peinant à financer, la proposition de loi permettrait, aux collectivités locales de participer à ce financement.

Pour ceux qui seraient surpris voire choqués de tels financements, il n'est pas inutile de s'interroger sur le financement des infrastructures d'accès à l'empire Mickey à Marne-la-Vallée.

 

Mais une autre question se pose ici en amont, pourquoi privilégier la construction de grands stades alors que le recensement national des équipements sportifs fait apparaitre à la fois une vétusté d'un nombre important d'équipements et une inégalité d'équipements sur l'ensemble du territoire.

Le choix à effectuer était clair d'un coté investir dans la rénovation et la construction d'équipements de proximité utilisés tous les jours pour développer l'éducation physique et sportive à l'école et permettre l'accès de toutes et tous aux pratiques sportives ou investir dans de grandes enceintes de prestige remplies de temps en temps pour développer le sport qui se regarde et non le sport qui se pratique, OL Groupe organisé autour de l’Olympique Lyonnais se définissant comme un acteur leader des médias et du divertissement sportif en France (3).

 

Bernard Laporte a choisi, ou du moins a exprimé le choix du gouvernement, l'Etat n'investira pas dans la pratique sportive pour toutes et tous mais dans le "divertissement sportif".

Le choix n'est pas nouveau, tel sous l’Empire Romain,  du pain et des jeux  suffiront à faire taire les langues !

 

 

(1) http://www.lyoncapitale.fr/index.php?menu=01&article=7686

(2) http://www.sports.gouv.fr/accueil_5/secretaire-etat-charge-sports_731/discours_735/bernard-laporte-soutient-candidature-france-organisation-euro-2016-federation-francaise-football-paris_2499.html

 

(3) http://investisseur.olympiquelyonnais.com/content/blogcategory/3/2/lang,fr/

 

 

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