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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 12:26

Interview publiée dans Arcueil Notre Cité du mois de mars 2012.

Jean-Michel Arberet, conseiller municipal délégué au sport, livre son décryptage de la devise olympique « Citius, Altius, Fortius » (« Plus haut, Plus vite, Plus fort »), inventée par le père dominicain Henri Didon à Arcueil en 1891 (1). Il avance également les idées qui guident son action et qu’il veut mettre en débat.

Quel regard portez-vous sur l’histoire de la devise olympique du père Didon et quelle analyse en faites-vous ?

Jean-Michel Arberet– En 1891, quatorze ans avant la séparation de l’Église et de l’État, l’école Albert-le-Grand est un collège religieux réputé et Didon s’adresse à une élite. Il fait partie de ceux qui introduisent les jeux athlétiques en France, dans un contexte qui est celui de la revitalisation morale et physique de la France défaite par l’Allemagne vingt ans auparavant.

Sa formule, « Plus vite, plus haut, plus fort », vise à la fois le perfectionnement

du corps, l’éducation de l’esprit et l’élévation de l’âme vers Dieu. Cette devise incite bel et bien à une forme d’émulation par la compétition, être meilleur que les autres, mais sans pour autant impliquer l’idée de record pourtant très présente aujourd’hui. En définitive, on peut remarquer que le Comité international olympique (CIO) met vraiment fort peu en avant aujourd’hui cette devise, préférant promouvoir les valeurs du « sport pour tous », du « développement » et de « l’éducation par le sport », du « sport pour la paix », etc.

Et vous, quelles valeurs voulez-vous mettre en avant… et en pratique à Arcueil ?

JMA – Qu’est-ce qui est important ? La pratique du sport par toutes et tous et à tous les niveaux ou bien le spectacle sportif ? J’ai des convictions qui se retrouvent dans la politique municipale en matière de sport, mais je ne crois pas à la vérité unique et révélée. J’estime que l’important, dans le sport comme ailleurs, c’est de ne pas s’en remettre à ce qui est donné et répété comme des évidences incontournables, mais bien de considérer au contraire que « tout ne va pas de soi ». Alors, ce que je dis aux acteurs du mouvement sportif, c’est qu’il faut se poser des questions, s’interroger sur ce que l’on fait et le sens de nos actions. C’est ma devise !

Propos recueillis par Laurent de Villepin 

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Publié par Jean-Michel Arberet - dans Sport et ...
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