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Le blog de Jean Michel Arberet a déménagé

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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 15:22

La rentrée est, aussi, le moment d'évoquer les souvenirs de vacances, maussades mois d'été, non pas tant en raison de la météo que des dérives gouvernementales. Et dans nos souvenirs de vacances, nous ramenons tous des lectures, relectures, visites, revisites.

Parmi mes souvenirs, un passage dans le quartier latin, rue Soufflot, le Panthéon et toute l'ambigüité de ce "monument", ambigüité certes déjà inscrite dans son histoire. Né d'un vœu de Louis XV, la construction qui commence est celle d'une église, en 1791 le bâtiment devient un panthéon, monument destiné à recevoir les restes des hommes illustres, et ensuite suit une valse hésitation, le panthéon redevenant église, panthéon, église, jusqu'à la décision finale, enfin, en 1885 à l'occasion de l'inhumation de Victor Hugo.

Mais hélas, ce destin capricieux n'est pas, loin s'en faut, la seule ambigüité, voire incongruité, de ce bâtiment.

Panthéon républicain, à quelques centaines de mètres de la Libre Pensée, le bâtiment conserve à son faite une croix, serait-ce là le symbole d'une faute originelle dès sa conception ?

En plein Quartier Latin, dont les rues adjacentes évoquent sans fin mai 68, choisi par François Mitterrand en 1981, à l'époque où l'idée d'un changement de société existait encore à gauche, pour le jour de sa prise de fonction, le Panthéon, n'en déplaise à la Jeune Garde, reste rempli de sabreurs, de bourgeois et de curés…

La façade proclame allègrement "Aux grands hommes, la patrie reconnaissante". Et la liste des présents est éloquente. Quatre grands hommes de confession protestante sont regroupés dans le même caveau, l'hérésie étant peut-être présumée contagieuse même après la mort. Les présents ne sont pas issus d'une France blanc, black, beur, à une exception près, cherchez l'erreur. Et surtout, les grands hommes auxquels la patrie rend ainsi hommage sont effectivement des hommes, avec là aussi une hérésie. Une femme a eu cet honneur, Marie Curie titulaire de deux prix Nobel ; la barre n'avait pas été placée aussi haut pour toutes les entrées d'hommes.

Et puisque l'histoire de cet édifice naît dans la Révolution française, comment ne pas citer un des petits hommes dont la patrie n'est pas reconnaissante ? " Français, encore un effort si vous voulez être républicains."

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