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Le blog de Jean Michel Arberet a déménagé

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16 septembre 2009 3 16 /09 /septembre /2009 13:41

"Si, en vertu de la nouvelle répartition des attributions, on supprimait la clause générale de compétence sans accorder aux régions et départements la compétence sport, les conséquences seraient catastrophiques", a déclaré Jean-Michel Brun, vice-président du CNOSF chargé du dossier sport et territoires, selon lui l'Etat devrait proposer "une compensation au mouvement sportif comme il l'avait fait en supprimant la taxe professionnelle".

Au vu des dernières annonces gouvernementales, ces inquiétudes semblent largement justifiées.

 

Les propos tenus par Denis Masseglia dans la Tribune du 10 septembre n'en sont que plus surprenants.

Il indique en effet que le CNOS va être candidat pour l'obtention d'une chaîne de télévision sur la télévision numérique terrestre destinée à diffuser des évènements libres de droit. Ce projet semble être une excellente idée, mais les ressources devraient provenir " à la fois de l'Etat, des collectivités, du monde économique et du mouvement sportif.". Il semble quelque peu contradictoire de demander à ces mêmes collectivités dont les finances sont mises à mal par les réformes gouvernementales de dégager de nouveaux financements, quant à l'Etat l'on voit mal ce financement se mettre en place dans un contexte de désengagement sans entrainer une nouvelle et dramatique baisse de crédits pour d'autres financements destinés au sport.

Certes Denis Masseglia évoque dans cette même interview les dangers de la réforme des collectivités locales, sans évoquer toutefois les conséquences dramatiques de la suppression de la taxe professionnelle. Selon lui "les conseils généraux et régionaux apportent un milliard, la moitié allant vers les équipements, l'autre moitié dans le fonctionnement. Que se passera-t-il si, demain, la région et le département ne peuvent plus librement investir dans le sport ? Ce sont 500 millions d'euros qui sont en jeu". Les 500 millions d'euros de fonctionnement ne sont donc visiblement pas en jeu, doit-on en déduire que le mouvement sportif français peut se passer sans problème de 500 millions d'euros de budget de fonctionnement ?

Et Denis Masseglia conclut en déclarant ".La ministre est au courant. Elle est mobilisée à 100%". Il est rassurant d'apprendre que la ministre est au courant, comme elle est au courant du démantèlement ou affaiblissement des services de l’Etat, de la modification du CNDS , de la  réduction de postes d’enseignants d’EPS… Comment ne serait-elle pas au courant des mesures décidées et mises en œuvre par le gouvernement auquel elle appartient ? Et sans douter un instant de sa mobilisation à 100%, l'on ne peut que constater qu'elle n'a fait pour l'instant aucune déclaration sur ce sujet.

 

Mais Denis Massegliaa a aussi d'autres projets, et notamment les 20.000 emplois qui pourraient être créés dans les clubs. Mais il n'évoque pas les financements qui permettront au mouvement sportif de financer 20.000 emplois après avoir perdu sans sourciller 500 millions d'euros de budget de fonctionnement.

 

Oui le mouvement sportif doit porter de grands projets et développer l'accès aux pratiques sportives pour toutes et tous, mais il faut pour cela mettre à plat très vite le fonctionnement et le financement du sport en France.

Cette question prend de plus en plus d'acuité avec les réformes en cours qui vont affaiblir les capacités d'intervention des collectivités locales.

Il y a urgence à agir, et le CNOSF doit prendre clairement position.

 

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Publié par Jean-Michel Arberet - dans Sport et ...
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