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28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 20:42

Le chômage a enregistré un léger recul en juin, la nouvelle est répétée en boucle par les médias.

 

Cette information pose une vraie question. Le discours officiel annonce en effet un recul, même léger, du chômage, mais la sensation est plutôt inverse. Les journaux annoncent tous les jours de nouvelles suppressions d'emplois et nous sommes quasiment tous aujourd'hui confrontés au chômage soit à titre individuel soit avec un proche en recherche d'emploi.

Certes si l'on regarde plus près les chiffres officiels, l'on peut constater que cette baisse du chômage ne concerne que les chômeurs inscrits en catégorie A, sans aucune activité, tandis que le nombre de chômeurs en catégorie B et C, exerçant une activité réduite, a progressé. En outre cette baisse est aussi liée à un nombre important de "cessations d'inscription pour défaut d'actualisation" au pôle emploi.

Mais ces précisions n'empêchent pas de titrer "Baisse surprise du nombre de chômeurs en juin" le Figaro; "La bonne surprise des chiffres du chômage" le Parisien… Nous sommes là encore une fois confrontés à un décalage entre le discours officiel et la réalité. Ce décalage nous l'avons déjà rencontré  concernant l'inflation. Le discours officiel annonce un taux d'inflation faible, mais l'augmentation du coût de l'énergie visible à la pompe ou sur la facture d'électricité et des produits alimentaires contredit au quotidien ce discours officiel. Cela ne remet pas en cause la fiabilité des données de l'INSEE, mais remet en cause la manière de regarder le réel, comme pour les chiffres du chômage. Les prix de l'informatique, de la téléphonie ont baissé, tirant vers le bas  les indices des prix, mais ce ne sont pas les produits de consommation courante pour lesquels une inflation est ressentie à juste titre.

 

Ce décalage entre le discours et la réalité a une conséquence immédiate, il rend non crédible le discours politique puisque ce discours parle d'une réalité qui n'est pas celle que l'on peut vivre au quotidien. Il accroit encore ainsi le décalage entre la population et la "classe politique".

Ce décalage est tel que l'on peut se demander aujourd'hui si l'objectif de la politique est de modifier le réel ou de modifier le réel décrit.

 

 

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Publié par Jean-Michel Arberet - dans Gauche-Droite
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