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Le blog de Jean Michel Arberet a déménagé

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19 octobre 2008 7 19 /10 /octobre /2008 23:42

Selon une dépêche de l'AFP Ségolène Royal s'est exprimée ce jour sur Canal + à la fois sur la révocation de la semi-liberté qui avait été accordée à Jean-Marc Rouillan, et sur la non-extradition de Marina Petrella.

 

Concernant Marina Petrella, Ségolène Royal n'a pas voulu se prononcer faute d'accès au dossier médical qui a justifié la décision française. Il est on ne peut plus normal qu'elle n'ait pas eu accès au dossier médical, et l'on ne peut que s'étonner, à contrario, de la grande compétence médicale dont fait preuve le ministre italien de la défense, Ignazio La Russa, qui au vu d'images vues à la télévision, estime qu'elle a l'air "bien reposée" et en "meilleure" forme que lui. Il faut dire que les images en question datent de plusieurs mois…

Donc n'ayant pas eu connaissance du dossier médical Ségolène Royal ne se prononce pas. Le refus pour ce motif est déjà une prise de position claire, résumant la situation de Marina Petrella à la question de l'application de la clause humanitaire. En effet, si la clause humanitaire a du être appliquée, c'est bien à la suite de la décision du gouvernement d'extrader Marina Petrella. Le fonds du dossier est bien là, la doctrine Mitterrand est-elle toujours applicable, des années de résidence officielle en France ouvrent-elles un droit ? Sur ce point Ségolène Royal pourrait se positionner clairement et ne pas se contenter de déclarer penser d'abord aux victimes.

Les victimes ont des droits, ont eu une place dans la procédure pénale,mais la justice pénale n'est pas la mise en œuvre de la vengeance personnelle. Le risque est grand de glisser aujourd'hui vers le populisme pénal. La clarté des positions politiques sur ce sujet est donc un élément important, et j'espère au-delà de cette pirouette que Ségolène Royal donnera sa position sur le droit des réfugiés italiens à rester en France, avec le même courage et la même lucidité politique qu'avait eu François Mitterrand.

 

Concernant Jean-Marc Rouillan, Ségolène Royal connaissait visiblement beaucoup mieux le dossier et a donc déclaré "Evidemment qu'il fallait renvoyer Jean-Marc Rouillan en prison puisqu'il a continué à prôner la lutte armée".

La lecture du texte de l'interview est sur ce point intéressante, les propos de Jean-Marc Rouillan sont " Mais en tant que communiste, je reste convaincu que la lutte armée à un moment du processus révolutionnaire est nécessaire…Quand on se dit guévariste, on peut simplement répondre que la lutte armée est nécessaire à certains moments. On peut avoir un discours théorique sans faire de la propagande ou de l'appel au meurtre."

Ces phrases sont-elles considérées comme un prône de la lutte armée au regard du passé de Jean-Marc Rouillan ou le seraient-elles pour tous ceux qui évoquent une possible révolution ?

Là aussi, au-delà des déclarations de circonstances, il est urgent de clarifier les positions. Peut-on parler librement de révolution aujourd'hui sans risquer d'être accusé d'incitation à la lutte armée ? Peut-on librement déclarer comme Ségolène Royal le 15 mars 2007 "La profondeur de la crise appelle une révolution" en toute liberté ?

 

 

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commentaires

JP 25/04/2009 23:03

Le sujet reste sensible . Evidemment , en France , le contexte est différent de ce qu'il a été en Italie , donc on assimile les Brigades Rouges à un mouvement de moindre ampleur .
Le problème , en Italie c'est que le populisme d'extrème droite joue à fond ds le révisionnisme ( mise en cause de la résistance communiste comme antinationale , minoration des crimes fascistes , consensus basé sur l'exclusion des communistes ) et s'appuie sur la réactivation du contexte de violence gauchiste , plus évident , plus présent , ceci pour mieux asseoir les valeurs ultralibérales .
Mais au fond , ce ,n'est pas les BR en tant que telles qui sont visées , c'est la contestation sociale qu'on veut voir assimilée à une résurgence des BR , pour agiter le chiffon rouge ...
Maintenant , sans cautionner les BR , quel sens y a-t-il à s'en prendre après tout ce temps à Marina Petrella ? Est-ce que la justice y gagne ?
Le MSI peut dormir tranquille . L'Extrème-Droite s'affiche sans complexe en dépit de son passé .
Le mouvement et les idées communistes italiens , si riches et forts il n'y a guère que 30 ans semble complexé en dépit de son passé ..
J'espère qu'il a un grand avenir , mais son avenir ne me semble pas avoir pour condition l'extradition des ex BR .

venturini 20/10/2008 21:14

Et bien non les victimes italiennes n'ont aucun droit en France, elles n'ont même pas le droit à la parole (contrairement aux avocats de la terroriste Petrella), une mort italienne vaut en France O année de prison.
La France accorde l'impunité à des assassins de citoyens italiens quand elle condamne à perpétuité des assassins de citoyens français, c'est ce qu'on appelle l'égalité des citoyens.
Je vous conseille de lire le témoignage de la fille du syndicaliste communiste tué par les brigades rouges Guido rossa mais en fait je sais les communistes français ont toujours été des ennemis des communistes italiens bien plus éclairés, donc cela ne m'étonne pas de constaté votre solidarité avec leurs ennemis : les nrigades rouges.
Le courage de Mitterrand ? quelle blague!
Mitterrand n'a jamais du qu'il protégéait des assassins, il a même dit que sa doctrine excluait les auteurs de crime de sang.
Mais c'est évident c'est à la France de juger des crimes des autres...un véritable impérialisme!