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Le blog de Jean Michel Arberet a déménagé

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5 février 2007 1 05 /02 /février /2007 23:41

Angelica Schwall-Düren, vice-présidente du groupe parlementaire SPD au Bundestag chargée des affaires européennes, a publié une tribune intitulée "Français, votre europessimisme nous désespère "dans le Monde daté du 6 février. "J’entends de plus en plus souvent de la bouche de concitoyens français - et même pire : de personnalités politiques que moi-même je croyais "europtimistes" ! - des mots peu amènes sur la construction européenne." Et elle poursuit " le non du peuple français au référendum sur la Constitution européenne avait ébranlé nos certitudes d’une construction européenne rectiligne et (presque) sans rature".

 

Mais Angelica Schwall-Düren précise sa cible, pas les " partis traditionnellement eurosceptiques", mais les " grands partis, ceux sur la base desquels se décide la position de la France à l’échelle internationale". Elle semble oublier que lors du référendum la majorité des Français s’est prononcée contre ces grands partis sûrement pour rester " fidèles à leurs traditions francocentrées". Dans tous les cas petits ou grands partis la voie est toute tracée "c’est aussi une question d’honnêteté intellectuelle : l’avenir sera européen ou il ne sera pas ", l’heure est donc à la réparation et la conclusion est claire " je reste plus que jamais persuadée que le traité constitutionnel européen reste la solution à bien des maux des citoyens et des politiques européens".

 

La question n’est pas comme veut faussement nous le faire croire Angelica Schwall-Düren d’être europessimiste ou eurooptimiste. La vraie, la seule question qui doit nous intéresser est de savoir quelle politique veut-on mener. Et le choix est clair gouverne-t-on pour le patronat ou pour les salariés, il faut choisir soit on baisse l’Impôt de Solidarité sur la Fortune soit on augmente les minima sociaux. Pour moi le choix est clair.

 

L’invocation d’une pseudo communauté d’intérêt européenne ne fait que nous éloigner de cette question fondamentale. Oui, nous avons des intérêts communs avec les salariés, avec les chômeurs, avec les demandeurs d’emploi allemands, slovaques, portugais.. Et, oui le patronat français a des intérêts communs avec les patronats britanniques, belges, grecs.. Mais nous n’avons aucune communauté d’intérêt avec quelque patron que ce soit quelle que soit sa nationalité.

 

Après la première guerre mondiale nous avons déjà connu un phénomène de même nature, mais inversé avec la naissance des nationalismes et des droits des peuples à l’autodétermination. Et il est intéressant de relire ce qu’écrivait quand le PSD avec Kaustsky y voyait le triomphe de la démocratie Rosa Luxembourg " Etat nation et nationalisme ne sont en soi qu’enveloppes vides dans lesquelles à chaque époque et dans chaque pays, les rapport de classe versent leur contenu particulier". Ces nationalismes éloignaient les classes ouvrières de leur tache principale.

 
Chers amis du SPD, ne vous trompez pas cette fois de combat, la question de la construction européenne ne se pose pas dans ces termes, la seule, la vraie question qui doit se poser à nous est celle de construire une alternative radicale à l’économie capitaliste. Prolétaires européens , unissez vous !

 

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Publié par Jean-Michel Arberet - dans Inclassables et-ou inclassés
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