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25 mars 2007 7 25 /03 /mars /2007 19:08

"La profondeur de la crise appelle une révolution" a déclaré Ségolène Royal dans une interview accordé au journal Les Échos le 15 mars 2007. Nous sommes donc d’accord sur un point, même si le choix de ce journal pour annoncer une révolution peut surprendre. Mais de quelle révolution parlons-nous ?

" A condition que la logique soit celle du « gagnant-gagnant », les syndicats sont prêts au compromis social. C’est prometteur" dit Ségolène Royal. Prometteur certes, mais pour qui ? La logique du gagnant-gagnant est certes fort tentante, mais quand il s’agit de partager la valeur ajoutée entre le capital et le travail doit on parler de gagnant-gagnant ou d’antagonismes de classes ? Je me souviens lors de la campagne du référendum d’une retraitée arcueillaise, militante communiste de toujours nous disant "je n’ai peut être pas lu et analysé tout le texte du traité mais quand je vois Ernest Antoine Sellières expliquer avec un immense sourire les avantages de ce texte, je me dis que ce qui est bon pour lui ne peut pas être bon pour moi". Cette analyse me semble plus proche de la réalité que la recherche d’un hypothétique gagnant-gagnant. Certes des compromis sociaux sont toujours possibles, et la signature du protocole concernant les intermittents du spectacle le 26 juin 2003 en est une preuve. L’ampleur et la durée de la mobilisation de la profession et de ses organisations représentatives, le soutien rencontré dans la population sont bien la démonstration de la réalité des compromis sociaux.

Véritable révolution donc, en s’inspirant pour l’insertion professionnelle des jeunes de ce qu’a fait Tony Blair lors de son premier mandat. Véritable révolution donc, en maintenant le taux de prélèvement obligatoire, sans toucher à l’ISF, et donc en finançant les 100 propositions avec les marges de manœuvre sur la réforme de l’État, "Nous devons avoir un État qui fonctionne bien et qui diminue son train de vie...". Pas question de toucher aux 100 milliards d’euros de bénéfices des grands groupes. Pourtant Ségolène Royal est choquée "qu’il y ait autant d’argent, d’un côté, et autant de dégâts sociaux, de l’autre", et en conclut donc qu’il faut rendre "plus transparente la répartition des profits pour qu’ils soient réinvestis au service de l’emploi". La répartition semble déjà très transparente, les profits augmentent et les salaires des stagnent.

Le mot révolution a deux sens le premier étant le Retour d’une planète, d’un astre au même point selon le dictionnaire de l’Académie française. Ne vous trompez pas de sens Madame Royal, les électeurs de gauche ne veulent plus d’alternances qui nous ramènent sans cesse au même point, ils attendent un vrai changement, une vraie révolution oui. Donnons à la gauche les moyens de ses ambitions, osons !

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Publié par Jean-Michel Arberet - dans Gauche-Droite
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